‹ Germain Pichault de la MartinièreChapitre 7 sur 15 · RP BIÈVRE-LE-CHATEL · texte numérisé non relu

RP BIÈVRE-LE-CHATEL

' “En 1733, La Martinière avait suivi le grand écuyer à l'armée d'Italie, commandée par le maréchal de Villars. ; 2 autre aide-major, nommé Lamy, son camarade, logeait : ec lui chez le prince qui les hébergeait.

Au commencement de la campagne de 1734, La n Martinière rejoignit l’armée d'Allemagne ; il était au siège Fribourg où Berwick fut tué.

ae 1e avril 1735, on le promut chirurgien-major. Apres l'affaire de Clausen, 19 novembre, il fut dirigé sur l'hôpital Trèves.

+ st Méune, morte le 1er avril 1755 G). Ce fut la seule union contractée par La Martinière.

Enterrée au monastère des religieuses du tiers-ordre de Saint-Dominique, ui de FES Brie, diocèse de Meaux.

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Le 16 juin 1741, il avait été nommé chirurgien-major à l’armée de Bavière qui passa bientôt en Bohème. Il assista à l'escalade de Prague dans la nuit du 25 novembre. L'histoire parle à son honneur de l’ardeur infatigable qu'il montra pendant le siège de cette ville et dans la savante retraite du maréchal de Belle-Isle, ainsi que de ses succès dans les cas les plus graves.

À son retour en France, il est attache aux Gardes Françaises comme chirurgien-major (21 février 1744), aux. appointements de 5.062 livres 10 sols, puis il suit ce régiment au siège de Menin QG), à celui d'Ypres "er finalement devant Fribourg, qui se rendit le 1 novembre 1744. |

Ce fut peu après qu'on lui confia les fonctions de Premier Chirurgien du Dauphin, car il en était pourvu lors du mariage de ce prince avec Marie-Thérèse-Antoinette, fille de Philippe V et d’Elisabeth Farnèse, au commencement de 1745. Lorsque La Martinière fut fait Premier Chirurgien du roi, cette place passa à Chavignac-Dulattier, protégé de la reine, « qui saignait admirablement bien », qualité beaucoup plus prisée alors qu'elle ne le serait aujourd’hui. se

À la bataille de Fontenoy (11 mai 1745), La Martinière était chirurgien consultant de l'armée, tandis que J.-B.-Antoine Andouillé, son élève, qui devait lui succéder comme premier chirurgien du roi sous Louis XVI, en était le chirurgien-major.

Les sièges de Mons, de Namur, la bataille de Raucoux, toutes les actions de la campagne de 1746, ont fourni à La Martinière les occasions de montrer tout ce que l’art a

(1) Mai 1744.

(2) Juin 1744.

de grand, lorsqu'il se trouve entre les mains d'un homme habile et dévoué (),

Ce fut à Bruxelles, le 16 juin 1747, que Louis XV le nomma son Premier Chirurgien, à ce titre, La Martinière devenait President de droit de l’Academie de Chirurgie, Chef et Garde des Chartes et Privilèges de la Chirurgie et Barberie du Royaume et Conseiller du roi. C'était le poste le plus élevé de la chirurgie.

Conformément aux déclarations royales des 12 janvier 1710 et 10 février 1719, tous maîtres, chirurgiens, barbiers, perruquiers et autres, exerçant quelque partie de la chirurgie ou de la barberie dans le royaume, eurent à lui payer, à l'occasion de son avènement 21 sols 3 deniers.

Le rôle de La Martinière comme chirurgien militaire Dub Je 3 mars 1748 il se démet même de ses fonctions de chirurgien-major des Gardes Françaises, sa nouvelle charge ne lui laissant aucun répit.

Comme Premier Chirurgien, 1l avait son appartement au château de Versailles ; on lui donnait 1.000 livres de gages sur les trésoriers de la maison du roi et 1.272 livres de livrées pour sa bouche à cour, par les maitres de la chambre aux deniers. Lorsqu'il faisait la saignée du roi, il en était payé par ordonnance. On sait que cette opération se renouvelait alors à tout propos.

En supprimant l'établissement de ses lieutenants pour la chirurgie dans toutes les villes du royaume, Louis XV lui attribua en outre 3.000 livres de pension en forme de dédommagement, tout en lui conservant la nomination de deux de ces lieutenants, l’un pour la ville et faubourgs de Paris, l’autre pour sa prévôté et vicomté, avec celle d'un greffier dans la capitale CG).

(1) A. Chéreau.

(2) Le 19 mai 1762, Louis XV fixa, dans les provinces, sur les propositions

Le premier chirurgien avait l'entrée familière chez le roi et la grande entrée chez la reine.

On ne sait trop à quelle époque La Martinière commença à habiter Bièvre-le-Châtel. Dès le 23 février 1747, il y recevait le marquis de Puysieux () alors malade, sans doute à titre de client. Toutefois ce nettuteomeme 18 avril 1748 qu'il acheta, pour 10.000 livres, de Nicolas de Salvert, écuyer, seigneur de la Motte, et de Marie Séguier, son épouse, le petit domaine de 21 arpents où il devait mourir en 1783. La maison qu'il a dû rebâtir existe encore en partie; après avoir appartenu à Mne Récamier, elle est passée, en 1888, à Mme Bockairy. L'’unique corps de logis est composé d’une façade à trois pavillons (). | |

Georges Mareschal, premier chirurgien du roi avant La Peyronie (1703-1736), avait été seigneur de Bièvrele-Châtel, que Louis XV érigea pour lui en marquisat. Il fut inhumé avec sa femme dans l’église. Son fils, comme lui maître d'hôtel du roi, venait de mourir en 1747, l'année même de la naissance du troisième marquis de Bièvre, célèbre par ses calembourgs et sa candidature

de La Martinière, le ressort des lieutenants du Premier Chirurgien, souvent appelés plus simplement lieutenants de chirurgie.

Foubert, lieutenant du Premier Chirurgien à Paris et trésorier de l’Académie de Chirurgie, mourut le 16 avril 1766. La Martinière fit présent à sa veuve de la moitié de la somme qui lui revenait pour la lieutenance devenue vacante. L'autre moitié paya les frais de réception de deux candidats qui avaient obtenu cette préférence au concours et l'avaient encore justifiée par la distinction avec laquelle ils avaient passé leur licence.

(1) Louis-Philogène Brulart, marquis de Puysieux et de Sillery (1702-1770), colonel d'infanterie, ambassadeur à Naples et plénipotentiaire au Congrès de Bréda en 1746, plus tard ministre des affaires étrangères.

(2) La Martinière possédait, aux Roches, paroisse de Bièvre, une autre maison léguée par lui avec ses dépendances et tous ses meubles à M'° Souhaité, sa femme de charge, qui lui survécut jnsqu’en 1810.

H avait, dans sa maison de Bièvre, une chapelle où les capucins de Meudon

mn 21] —

malheureus® à l'Académie Française. Le voisinage de Versailles avait engagé La Martinière, après Mareschal, à établir à Bièvre sa résidence champêtre. Sa maison ne doit point être confondue avec le château seigneurial toujours en la possession de la famille Mareschal.

Si La Martinière allait parfois à Bièvre par délassement, plus souvent peut être les séances de l’Académie de Chirurgie, et surtout la lutte engagée contre les médecins, l’amenaient à Paris; il y avait acheté une maison située rue de la Sourdière G), C’est là que le vigoureux athlète du corps de saint Cosme se mettait en rapport avec ses conseillers pour formuler ses revendications contre les disciples de saint Luc G).

L'éloignement de son lieu d’origine semble lui avoir fait considérer Bièvre comme une seconde patrie. Il repose dans le cimetière de cette paroisse et l’humble pierre qui recouvre ses cendres a été jusqu'à ce jour respectée par la reconnaissance publique. La Martinière y fut pour

faisaient dire la messe. Il leur donnait 250 livres, le desservant de la chapelle avait en outre 72 livres.

Cette maison avait un assez nombreux personnel :

M°° Souhaité gagnait 600 livres. Les appointements d'une servante nommée Madeleine, ne nous sont pas connus.

Alleaume, cuisinier en chef, qui passa en 1783 au service de Monsieur, avait 734 livres. Denys était aide de cuisine.

Martin Berton, laquais, chargé, à la mort de son maître, de la garde des scellés, touchait 250 livres.

Servan était postillon, Bourgeois jardinier, Martinet vigneron.

Il y avait enfin deux valets de chambre, Pied de la Motte et Compagnot.

Lasalle, valet de chambre, et sa femme, gardaient, en qualité de concierges, l'appartement du château de Versailles.

La maison de la rue de la Sourdière, à Paris, était occupée au même titre par Driancourt, valet de chambre, et sa femme.

Charles-Bénigne Sidoine, avocat en Parlement, était secrétaire de La Martinière au moment de son décès.

(1) Quartier Saint-Honoré, près la place Vendôme.

(2) Patron des médecins.

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tous un bienfaiteur et un père. « Il occupait sans cesse les habitants pour les faire subsister sans oisiveté. L'hiver, saison où les travaux de la campagne se réduisent à peu de chose, il faisait distribuer -de la nourriture aux indigents. Il les habillait. Les malades recevaient en tout temps des secours par un chirurgien appointé, qui trouvait dans une pharmacie les remèdes qu'il jugeait à propos de prescrirè Las 5 4);

L'inventaire, fait à la mort de La Martinière, constate l'envoi récemment fait du drap nécessaire pour habiller 60 pauvres.

(1) Eloge.

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