‹ Germanicus: tragédie en cinq actes et en versChapitre 30 sur 62 · ACTE m , SCENR IL · texte numérisé non relu

ACTE m , SCENR IL

PISOK.

Et quand daignera- 1- on les recevoir?

MARCUS

Le prince A convoqué les grands ^ les chefs de la province^ Que sa sincérité veut prendre pour garans Du mutuel oubli de vos longs diffërens.

PISOK.

Dis plutôt ^ dîs; mon fils y pour témoin de l'outrage . Qu'aujourd'hui son orgueil réserve à mon courage.

liARCaS. *«

De semblables soupçons ne vous sont pas permiis.

. PISOK.

Tu le crois?

MÂRCUS«

•Ten réponds.

PISOK,

Et que t*a-t-on promis ?

MARCUS

Qu'à l'heure où le sénats le peuple ^ les rois même ,, Viennent attendre ici la volonté suprême ^ César vous entendirait.

PISOK.

Ne permèttra-t-on pas A mes tristes amis d'accompagner mes pas?

Leur faute fut la mienne ; et ce jour y je le pense^ Leur permet 4'aspirer à la même indulgence.

MARCVS.

Ces lieux à vos amis ne seront, p^^ fermés;

Ils peuvent comme vous s'y montrer désarmes^.

40 6ERMA3SHCUS. •

PiSON.

Désarmes \

MARCtTS.

Cette loi , mon père y vous étonne ?

/PiSON.

A la foi de ton prince en tout je m'abandonâe. J'en veux donner l'exemple à mes trop fiera oliens ; D'ailleurs ^ le fer sied mal aux mains des suppliant.

( // 4^ iééarnie. }

HARCUS»

Mon p^ y c'est ainsi qu'une âme peu commune Se fait une Vertu conforme à sa fortune.

Que j'aime en tous ce cœur assez grand , assez fort. Pour oser reconnaître et réparer un tort !

Sur le respect public l'autorité se fonde.

Celui qui nous est dû par le reste du monde ^ Ne le refusons pas au fils de nos Césars.

La paix fuirait nos murs, Tordre nos étendards ^ Si, dans cet instant même où lecamp vous contemple^ Vous ne raffermissiez , par un utile exemple , Xes droits qui de l'Etat sont les premiers soutiens j Respecter ceux d'autrui , c'est consacrer les siens.

FISON.

Vairouver mes amis J presse-les de se rendre Devant ce tribunal où je viens lés attendre.

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