ACTE I, SCÈNE H
' Insultor y 0XL milieu d' Antioche alarmée , Le magistrat du peuple et le chef de l'armée." Depuis trois jours enfin que je tarde à punir y' De ses égaremens le voit-on revenir?
Pour flécliir ma puissance ^ à Taccabler contrite f A»t-il même daigné recourir à la feinte ?
Tout est délibéré, Marcus, c'en est assez; Les jours de la clémence à la fin sont passés, Quoiqu'à regret encor , j'en prends à témoignage Auguste dont ici nous encensons l'image ; Puisqu'à mon rang Pison n'a pas voulu donner L'excuse qu'attendait mon cœur pour pardonner j . Puisqu'il cherche ma haine , enfin je la lui jure; Il verra si je suis insensible à l'injure, Si , pour le ramener au chemin du devoir.
Je manqud^de courage ou manque de pouvoir»' Après; un tçl éclat , je doute qu'il s'attende A rester plus long- temps aux lieux où je commande* Je l'exige, Marcus, qu'il en sorte aujourd'hui^ Qu'il en sorte , ou demain je marche contre lui. Pour s'attacher l'armée, en vain sa politique A banni de nos rangs la discipline antique ; Le désordre imprudent dont il veut s'étayer.
Peut affliger mon cœur et non pas l'efirayer. Marcus, tout vrai Romain me restera fidèle; J'en compte assez encor pour réduire un rebelle. "Vous êtes de ce nombre; et c'est vous que nion choix Chargerait de venger et le culte et les lois,, . Si le coupable , ami^ n'était pas votre père. Yotre âme est , je le sais ^ ferme auta^t que sévère | De votre dévoûment je ne ssiurai^ doutai
,o GERMANICUS.
Mais à tousTos chagrins ai-je droit d'ajouter
Ceux qu'enti^àîne un eâbltpfesqu'ail- dessus de Tbommej
Et qu'un Romain lie doit qu'au seul salut de Rome ?
MÀKcirs;
Prince , cette pitié , que votre ûoblé coeur Malgré son cbutf out ttiême accorde à inott malkéUr , Adoucit un Ihonient le^ peines de ttiôii àtne. Je contiais mon deVoit^fè èaisCe qu'il réclame ; J*en rends d^autiilt plus grâce à cette îiùmanité Qui daigne en modéret l'afFreuse austérité.
C'est de mon père seul que j'ai droit de me plaitidre. Vous défende^ \ei lois, il ose les enfreindre ; Et/ si dâùssiàh etT'eut; il s'obstine aujoutd'lim , Le cruel , il tal'^obHgè à me perdre avec lui , A partager , à\i gré du sort qui nous opprimé ^ Son màlheUr que j'épouse eh détestant son crime.