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A COMPTÉ GNE

Fleury, qui ne se souvient de la duchesse de Mouchy en Esther, de la comtesse de Mercy en Rébecca, de la marquise de Las Marismas en Ophélie? Ambroise Thomas tenait l'orchestre... Je retrouve, dans mes notes intimes, le scénario d'une de ces charades, jouée en 1864 : Harmonie. Le premier de la charade, Armes, était une scène de chevalerie où le comte de Nieuwerkerke, resplendissant sous le heaume, armait chevalier un page élégant et mince qui était la duchesse de Morny. Le second. Au nid, c'était l'Amour représenté par le prince impérial, que la comtesse Primoli, la princesse de Bauffremont, la marquise de Latour-Maubourg surprenaient au nid.

Rien de plus charmant que ce tableau, où l'enfant impérial apportait le charme de sa jeunesse souriante. »

A Compiègne, le programme des réceptions comprenait cinq séries d'invités; chaque série demeurait au château pendant quatre jours. Le ^premier jour, il y avait

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chasse à tir, et, le soir, représentation de gala. Le second jour était occupé par une promenade en forêt et une excursion au château de Pierrefonds; le troisième, par une chasse à courre, suivie, après le dîner, d'une curée aux flambeaux dans la cour du château; le quatrième, par une chasse au petit gibier, dans le parc, à laquelle les dames prenaient part.

De toutes ces réjouissances, il n'en était pas de plus brillantes que les représentations théâtrales. « Epaules ou épaulettes », telle était, disait-on, l'étiquette, c'est-à-dire que les femmes n'étaient admises que décolletées et les hommes en uniforme.

L'exécution du tableau des Ambassadeurs siamois ouvrit à Gérôme les portes des résidences impériales en dehors des réceptions. L'impératrice, l'empereur, le prince impérial lui consacrèrent quelques heures de pose.

A la suite d'une de ces courtes séances avec l'impératrice, Gérôme accompagnait

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