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L'ETUDE DU FORUM

Autrement, quand on imagine certains sujets, on est obligé dy renoncer, de ne pas les faire, tout simplement parce qu'on ne peut pas les faire1.»

«... Nous faisions des études et beaucoup de croquis... Dans les rues, il y avait du linge aux fenêtres, des costumes, des vaches, des buffles, beaucoup de buffles, qui servaient au transport des pierres... J'ai perdu un album plein de croquis de toutes sortes. Je l'ai beaucoup regretté... 2 »

Si son zèle brûlait de tout étudier, son ardeur aspirait en même temps à faire le mieux possible.

Sur le Forum, une étude venait bien, trop bien au gré du jeune enthousiaste qui prétendait avec plus d'efforts devoir mieux réussir encore.

« Ah ! un instant ! Tu as fait cela trop facilement : il faut le recommencer ! » Et il gratte résolument la couleur sur la toile.

i. Conversation avec Castaigne.

Gérôme qui aimait à conter l'histoire de cette étude grattée, racontait souvent aussi à ses. élèves l'histoire d'un canif perdu qui, à ses yeux, prouvait combien sa conscience dans son travail lui permettait déjà de parvenir à l'exactitude qu'il prétendait rechercher avant tout.

«J'étais jeune; je n'étais pas riche... Un canif coûtait quelques sous. Comment le retrouver dans la campagne Romaine, ce désert ? Je regarde mon travail, un dessin. Je me dis : « Ma foi, nous allons voir si mon étude est juste! » Je pars, le dessin à la main, comme un plan. . . Je vais, je viens, je cherche. Je retrouve l'endroit où j'avais travaillé... et mon canif qui m'attendait. »

Que des lecteurs superficiels ne jugent pas ces petits faits trop insignifiants. Ceux qui ont connu Gérôme le retrouveront là tout entier, avec son esprit, sa volonté, son caractère.

Il ne faut pas croire que, dans ce pays de chefs-d'œuvre, les Maîtres aient été l'ob-

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