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Conversation avec Castaigne

2. A la date du 24 décembre 1846, une lettre de Gérôme à son grand'père prouve que le jeune peintre avait l'ambition

Le Combat de Coqs terminé, le jeune artiste éprouvait la grosse inquiétude des débutants scrupuleux. « Je redoutais le Salon et craignais un échec1. »

Delaroche parvint à calmer ses appréhensions. La toile partit.

A cette époque, les jurés, plus réservés que de nos jours, absolument indépendants puisque composés de membres de l'Institut ils n'avaient point la préoccupation de plaire à des électeurs, ne commettaient aucune indiscrétion. Les artistes apprenaient seulement leur sort le jour de l'ouverture, en visitant l'exposition dans les salles du musée du Louvre où, durant quelques semaines, les peintres contemporains pen-

d'envoyer trois tableaux à l'Exposition : « Je n'aurai guère que deux tableaux à l'Exposition et j'espérais en avoir trois. Mais je suis arrêté dans mon travail, comme mon père doit te l'avoir dit. On m'a commandé une copie pour la Reine, et j'ai saisi l'occasion de gagner un peu d'argent, car ces occasions ne se présentent pas souvent. On m'a donné un atelier au Louvre. Voilà trois ou quatre jours que j'y travaille. J'espère que dans un mois et demi, deux mois, j'aurai entièrement terminé... » i . Notes à Timbal et conversation avec Castaigne.

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