LE « PRISONNIER
ginale, qui dès le salon de i85y lui permit d'exposer les Recrues égyptiennes traversant le désert, la Prière cheç un chef arnaute, la Vue de la plaine de Thèbes, Memnon et Sésostris, les Chameaux à l'abreuvoir. A ces premiers tableaux devait se joindre bientôt le Hache-p aille, dont Gérôme, pourtant si sévère pour lui-même, semblait satisfait. Il estimait avec raison que cette note prise rendait « assez bien le côté agricole et pastoral de l'Egypte. »
Quant au Prisonnier qui venait ensuite (aujourd'hui au musée de Nantes), Gérôme constatait « qu'il eut un succès unanime et fut apprécié en même temps par les connaisseurs et parles imbéciles1. »
Le Hache-paille et le Prisonnier montrent les deux faces caractéristiques du talent de Gérôme. Dans le Hache-paille, on reconnaît une scène vue, surprise et transcrite avec sa physionomie frappante dans