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Communication de Décorchemont

prétendant qu'un paysan, un simple, devait tout de suite comprendre.

« Il avait horreur du convenu, du conventionnel, de ce qu'on appelle le genre « pompier ». Il détestait toute espèce de chic.

« Je lui dois de m'avoir appris à être mon meilleur critique, parce qu'il sut m'indiquer, dans mes débuts, les maîtres que je devais consulter pour mieux comprendre les critiques qu'il faisait de mes travaux. Il était très éclectique, très libéral, ouvert à toutes les manifestations d'art pourvu cependant qu'il les jugeât empreintes de sincérité, de naïveté, d'amour de la vérité. La vérité, il en revenait toujours là.

« Les deux 'sommets de son admiration étaient Phidias et Rembrandt. Ils étaient pour lui ceux qui avaient le plus aimé et le mieux rendu la nature. »

« Chaque touche doit être l'expression d'une forme, » disait-il souvent. Il nous recommandait l'usage de l'appui-main et

Thabitude depréparer des tons. « Delacroix, répétait-il, passait une heure à faire sa palette tous les matins *.»

Il nous engageait beaucoup à faire chaque semaine une esquisse, « Sans quoi, ajoutait-il un jour, me dit Prinet, vous serez réduits toute votre vie à ne peindre, comme certains, que la même petite bonne femme avec ou sans parapluie. »

« Un jour, m'écrit encore Prinet, comme je lui montrais une série de croquis assez mouvementés et très rapidement faits pour la figure principale d'un tableau que je projetais : « Mon ami, il ne faut jamais s'emballer, pas plus en art que dans la vie : il faut tout faire avec application, soin et méthode2. »

Prinet m'écrit aussi cette page très inté-

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