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Communication de Hébert

Wencker remporta le prix sans intrigue.

Besnard, qui n'était pas son élève, dut aussi le prix de Rome à Gérôme.

Le jury ne parvenait pas à se mettre d'accord. Gérôme demanda que tous les tableaux fussent alignés côte à côte, le long du mur, sur le plancher. « Et vous verrez, déclara-t-il, que celui-là (le tableau de Besnard) est le meilleur. » On l'écouta et le prix fut décerné à Besnard1.

« Je ne connais qu'un chemin, le droit, » disait-il un jour à Dagnan.

Il disait aussi, à propos des médailles au Salon et de ceux qui pensent plus à les obtenir qu'à les mériter : « Bah ! ce n'est pas ça qui donne du talent 2 ! »

Une année, tandis que Gérôme était en voyage, Gustave Courtois monta en loges, pour le concours de Rome. A son retour, Gérôme le félicita et lui dit : « Bravo!

i. Ce fait est connu de tout le monde et Besnard, qui ne l'ignore naturellement pas, m'en a parlé. 2. Communication de Poilpot.

Tous mes compliments, c'est comme cela qu'il faut marcher... Sans appuis, sans intrigues1... »

Bref, on peut conclure en faveur des élèves de Gérôme autant que de lui-même, et déclarer que si le maître ne dut rien à l'intrigue, ses élèves ne parvinrent que par leur mérite, sans les compromissions qui ont entouré tant de carrières d'artistes. Quelques-uns n'ont peut-être pas marché aussi facilement qu'ils auraient marché avec un appui plus zélé, mais qu'importe ! S'il est vrai que ce n'est pas « ça qui donne du talent, » il est permis de dire aussi qu'il peut y avoir et qu'il y des talents sans ça. Quand on voit l'indécision de la critique à l'égard des vieux maîtres, ses engouement et ses palinodies, on se prend d'un grand doute pour les jugements humains et d'un profond dédain pour les audacieux qui prétendent prononcer des arrêts

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