TRADUCTION
Dans une razzia faite autrefois (vers 1540) par la garnison espagnole d'Oran, les soldats prirent , sur le terrain ennemi, entre autres esclaves, un jeune arabe presque enfant, d'un physique agréable et de gentilles manières.
Wsqu'on vendit les prises faites dans cette circonstance pour en répartir la valeur entre les capteurs, selon Tusage, à Oran, cet enfant n| indigène fut acheté par le licencié Juan Caro, A alors vicaire et aujourd'hui vicaire-général de >: celte ville et de sa garnison (Avancement • ■ bien mérité). Grâce à une saine éducation et ' à un bon enseignement, le petit musulman ! devint bientôt chrétien et reçut au baptême 1 le nom de Géronimo. Il avait à peu près dé •
que dio en la ciudad de Oran conque fu forçado que se saliesse la génie a vivir ' habitar fuera en el campo, en sus tiendas, ' pauellones : y por tanlo no pudtendo aue tanta guardia en la ciudad, ciertos Moros qa en Oran estauan cautiuos, huyeron vna nocb y lleuaron consigo a Geronymo el Horill desia manera, y le entregaron a sus padres
Buelto el muchacbo a su casa, y viendos entre los suyos, fue cosa facil boluer à su costumbres y ley, y ansi viuio mucho tiemp y anos , hasta que siendo ya de edad d veynle y cînco aîios, poco mas, o menos, e el ano de nuestro Senor lesu Christo de mi y quinientos y cincuenta y nueue tocado de Espiritu sancto , que le llamaua para lo qu despues fue, de su propia voluntad se bolu»
a Oran a viuir en la Fe de nuestro Seno lesu Christo.
No fue pequeno el contentamiento que e Vicario General recibio , quando vio entra por sus puertas hecho hombre a Geronyn»
y sabido su buen proposito, y el arrepen miento de su error, reconciliandole con
Oi
passé rage de huit ans, lorsqu une peste qui ;{ survint à Oran obligea la population à sortir de la ville et à aller vivre sous la tente dans la canopagne. La vigilance s^élanl alors beaucoup retâchée daas la place, quelques captifs arabes qui s'y trouvaient s'enfuirent lc{ pendant la nuit , emnoenant avec eux le jeune fiéronimo, qu'ils rennirent entre les mains de ses parents.
L'enfant, rentré chez lui , au milieu des ^ siens, reprit bientôt la loi et les coutumes de ses compatriotes, et vécut ainsi jusqu'à l'àge de vingt-cinq ans environ. Hais, dans l'année de Notre-Seigneur-Jésus-Christ 4559, touché de TEsprît-Saint, qui l'appelait à accomplir ce qai allait arriver , il * revint de lui-même à Oran avec l'intention de vivre dans la foi de notre divin Sauveur.
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Ce fut avec un bien grand contentement que le vicaire-général (Juan Caro) vit entrer chez lui Géronimo devenu un homme. Informé de son louable projet et ayant reçu l'acte de repentir de ses erreurs passées, il le réconci-
santa Madré Iglesia, le boluio a reooger < mucho amor en su casa.
Y porque Geronyrao era ya hombre valienle de su persona, como a pocos c en algunas cosas dio experiencia , le l mêler en la paga de las quadrillas del cara en las quales seruio cori mucha satisfacc de todos. Demas deslo, para hazerle i bien el mismo Vicario General le caso en casa con vna moça Chrisliana , de nac Mora su esclaua, y los ténia como si le fi ran hijos.
Desta manera se esluuo, y viuio Geron diez anos en seruicio del Sefior, y mu] su contento, hasla que el ano de mil y q nienlos y sesenla y nueue en el mes de Ma Anton de Palma vezino y Adalid de Or huuo licencia del senor don Martin de C doua Marques de Cories que era y es Ge rai de Oran, y de sus fuerças (4), para yi
(1) Nous savons par Mariana (t. S, p. 34) qu Tannée 1568, Don Martin de Cordoba était gouvc de Mers el-Kebir.
(( Era gobernador de Mazalquivir, dit cet hisi 2> Don Martin de Cordoba que poco tien^po anter
Qr lia avec noire Sainle-Mère l'Église et le reprit dans sa maison, avec des sentiments trèsaflectueax.
Comme Géronirao était alors d'âge viril et brave par caractère, qualité qu'il avait manifestée promptement dans certaines occasions, il le fit entrer avec paie, dans les escadrons )(;! de campagne, où il servit à la satisfaction gég;j nérale. En outre, et, pour lui être plus agréaçjjj ble, il le maria dans sa maison avec une jeune î chrétienne, son esclave indigène, et il les traita ^ tous deux comme ses propres enfants.
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Géronimo avait passé ainsi dix années au service du Seigneur, et à son grand contentement, lorsque dans le mois de mai 4569, , Anton, originaire de Palma, habitant et chef I de partisans à Oran , fut autorisé par Don
^"^ » sido rescatado y de Oran e! Iiermano del conde de ' » Alcaudete, i lustres uno y otro por sus propias haza- » nas y las de sus mavores »
Dans un autre passage, il raconte aussi le siège de 92 jours qu'il soutint contre les indigènes :
< Despues de saqueado el cainpo enemigo y condu*
» cido al pueblo la arlilleria, el Vencedor Cordova, que
> resistiô con tan heroica constancia noventa y dos dias
}> (aunque otros minoren este numéro) el sitioyataque
, » de 1o9 barbares regresô à Espafia con mâcha glorid. «
vna barca, con algunos soMados, a i ciertos alarbes de que ténia aviso estar < de alli a pocas léguas a la marina : em cose Anton de Palma en su barca con nueue compaôeros, que le parecieron ba y entre etios era Geroninao, a quien el lid queria bien, y era de su quadrilla.
Finalmenle llegados al lugar , y coi yando a desembarcar vna madrugada, a\ cieron dos bergàntines que venian de Tel los quales reconociendo ser de Moros, y dose los Christianos ser tan pocos, y q^ podian asconderse, aunque quisiessen, en caronse luego eu la barca, y començai buyr a re«no, lo mas^ que ellos podian.
Moros que luego los vieron, al momen minan tras ellos, dandoles caça: y gana tanto camino, que los Christianos no v otro remedio para satuarse, fueron for enuestir en tierra » pero esto les aproi poco, porcpie y a los dos bergàntines es
ar-
lar.
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Marltn de Cordoba, marquis de Corlès , qui rcai était et est encore général d*Oran et de sa garnison , à aller dans une barque avec quelques soldais, faire une razia sur des arabes, qui, diaprés ses informations , devaient se trouver non loin de la place, à quelques lieues de la côte. Anton de Palma eut la per- I mission de s^embarqœr avec neuf compaf gnoDS, nombre qui lui avait paru suffisant ; f -^ parmi eux se trouvait Géroniroo, pour qui j le chef avait de raifeclion et qui était d'ailleurs de sa compagnie franche.
n ' Enfin, étant arrivés un malin àTendroildé- ^-: signé , ils commençaient le débarquement , n.. quand ils. virent apparaître deux briganlins qui n-; venaient de Tétuan. Voyant que c'étaient des 10: Mores et qu'eux Chrétiens se trouvaient en '1 bien petit nombre, ne pouvant même se caa: cher comme ils l'auraient voulu, ils commen- )>> cèrent à prendre la fuite à la rame, le plus h vite qu'ils purent. Les musulmans, qui aussi^ le^ tdl les aperçurent, se mirent immédiatement lo après eux ; et, leur donnant la chasse, les gais gnèrent si bien que les Chrétiens, ftate d'un K)* avtre moyen de sakit, accostèrent le rivage, io' Mais cela ne leur servit guère, car dès lors
Gon el espolon sobre ellos, y sallando los Chrislianos en lierra , saltaron lanbien los Moros, y los tomaron a todos viuos, aunqoe a Geronimo mal berido de vn flecbaço en un braço, y a otros en otras partes maltratados. Solo el Anton de Palma escapo dellos mC"tiendose a gran correr por la tierra a dentro: pero a poco espacio fue a dar en las manos de ciertos Âlarues que por alli estauan con su aduar : de los quales fue tomado, y despues rescatado.
Con los nueue Christianos caulivos, rooy (*onlen(os se partieron luego los Moros para Ârgei ; y como es costumbre que los Reyes de Àrgel, de cada diez Chrislianos que eau* tiuan, toman dos para si: Geronymo y otro cupieron a la suerte , y parte del Rey : el quai entonces era, Àluch Âli renegado Cala* bres, que oy dia es General de la mar del Gran Turco.
Siendo pues Geronymo esclauo del Rey fue luego llevado al bano, y lugar de sus cautiuos. Y como el demonio siempre vsa di^
s deux briganlins avaient déjà l'éperon de oue sar leur barque ; de sorte qu*au moent où les fugitifs sautaient à terre, leurs inemis en faisaient autant et les prenaient as vivants , quoique Géroninao fût assez ièvement blessé d'une flèche dans le bras , que d'antres de ses camarades fussent égament atteints dans d'autres parties du corps. ntoo de Palma échappa à Tennemi , ayant )gné rintérieur h grande course ; il ne tarda 3s néanmoins à tomber entre les mains de uelques Arabes qui se trouvaient de ce côté ^ec leur douar ; mais on le racheta plus rd.
Les capteurs, très satisfaits, partirent pour Iger avec leurs neuf prisonniers. Comme il t d'usage que les pachas prennent pour IX deux sur dix des Chrétiens qu*on amène ptifs, Géronimo et un autre échurent en irtage au gouverneur d'alors , qui était ]Idj~Ali, renégat calabrais, aujourd'hui ami- I du Grand Turc.
Donc, Géronimo, se trouvant au nombre des claves du pacha , fut aussitôt conduit au igne qui leur sert de prison. Le démou, qui
sus artes, procurando a los buenos todo mal bizo como a pocos dias se supiesse , de h calidad y nataraleza de Geronymo, y coom era de nacioD Moro, y como, y porque cauas se boluiera Cbristiaao : por lo quai los guardiao^ del bàno le echaron viia gruessa cadena, y no le dexaaan salir del bano, aui para trabajar^ oomo soelen cada dia salir otros
Tambien muchos de los Morps, y principalroente algunos de sus Letrados, y Morabutos en sabiendo quien fuera Geronynu), peosaron que séria facil cosa boluerle a su secla, y opinion : y por tanto yuan mucbos dellos de continuo al bano : y vnos con razones como podian , otros con promelimienlos , j aun otros con amenazas trabajauan persua** dirle.
Pero era todo su trabajo en balde, y por de mas. Porque con vna Fe viua y cons tante les respondia el buen Geronymo , qi no se can^ssen^ que por ninguna cosa c
toujours est prât à user de ses ressources, pour causer du dommage aux bons, fit qu'au bout de quelques jours on savait les qualités et Vorigine de Géronimo, qu'il était Arabe de nation, et comment et pourquoi il s'était fait Chrétien. Alors les gardiens du bagne le chargèrent d'une grosse chatoe et ne le laissèrent plus sortir, même pour travailler, comme faisaient chaque jour ses compagnons d* infortune.
Plusieurs musulmans, surtout quelques-uns de leurs savants et marabouts, ayant appris ce qu'avait été Géronimo dans son enfance, imaginèrent qu'il serait facile de le ramener â leur secte et è leurs opinions. Beaucoup d'entre eux, par ce motif, allaient continuellement au bagne; les uns par des arguments appropriés à leur intelligence, d'autres avec des promesses, quelques-uns même avec des menaces travaillaient à le convertir.
Mais toutes ces peines , tous ces efforts étaient vains et en pure perte , car le bon Géronimo, animé d'une foi vive et constante, pour toute réponse, les exhortait à ne point
mundo, ni por ningunas amenazas, y t res dexaria de ser Christiano.
Algunas vezes viendose imporlunado e tremo delios les dezia , que se fuesseï Dios : y buelto, a los Chrislianos, de a de los quales yo lo he sabido, les dezia piensa esta eanalla? que me han de Moro? no lo serè, aunque pierda en e vida.
Con esto viendose los Moi^os tan des( hados, Y no aprouechar sus persuasi( boluieronse como dizen a las malas» v
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ron parle de todo ello el Aluch Ali, eni ciendole mucho el négocie. Y atribu^ la constancia santa del sieruo de Chri:
obslinacion, y requeriendole que en iode le diesse vn tal casligo, que para otros f exemplo, y escarmiento.
Estrafiaaienie se ayro el Rey quando le dixeron : v satisfaziendo a los Horoi buenas palabras ^ concibio en su pecb
. se fatiguer ; rien au monde, ni terreurs, nenaces, ne pouvant lui faire abandonner christianisme.
Quelquefois, se voyant importuné outre mee par ces visiteurs , il leur disait de s'en r à la garde de Dieu ; puis, rejoignant les éiiens, dont Tun d*eux m*a raconté le fait, joutait, en parlant des musulmans qui ve- M de sortir. « Ces malheureux se figu-* ;nt donc qu'ils me feront devenir musullan ! Non, je ne le serai jamais, quand je evrais y perdre la vie ! »
es Mores se voyant ainsi désappointés, et »nnaissant que leurs exhortations ne sernt de rien, se tournèrent, comme on dit, ; les moyens de rigueur ; ils allèrent rencompte de tout au Pacha Euidj-Ali, ap-^ ant beaucoup sur l'importance de Tafiaire.
m eux, la sainte constance du serviteur Jésus-Christ, c'était pure obstination ; ils léraient pour lui , en tout cas, un chàtil tel qu'il pût servir aux autres d'exem-^ plus efficace.
e Pacha entra dans une grande colère en *enant ces choses < et consola les plaiits avec de bonnes paroles; dès lors, na-
inuy encendido desseo de matar al sieruo Dios con vna cruel y notable muerle, y i saliendo aquel dia a ver la obra de vn b tion, fuerte que hazia fuera de la pu< de Babaluele , hazia .Poniente, para defe de cierto desembarcadero y playa segu que por aquella parle esta cerca de la c dad, auiendo visto la obra vn grau raio, que se queria.boluer para casa, llamo à.
Christiano suyo albanil , que era el maes de cieKos. tapiadores que trabajauan en bestion, que se dezià maestro Michael de i cion Nauarro, y dixole desta inanera ;
Michael, aquellas tablas (mostrando con dedo vnas que estauan ya armadas para obra , mas aun no auian en el hueco del echado tierra) no las hinchas aora, naas d< aquel hueco y espacio vazio , porque > tengo de tapiar vivo aquel perro de Ora que no se quiere boluer Moro : y dtcho es dio la buelta para su casa. .
El maestro Michael hizo como el Rey ordeno, y no tardo mucho que alçando ou de la ohia , parque era ya tarde el y
quif daiië soà cœur un ardent désir de faire périr \é ierviteur de'Dien pxr une mort remarqaaJJle ëi^ cruelle; Préoccupé de cette pensée, il alla ce Jour niéine voir lès travaux d*un imstkm ou forteresse que Ton édifiait hors de la porte Bab el^Oued, vers le couchait, pour )a défense de certain lieu de débanpieoDent ou (dage s Are qui, de ce côté, eaiprèade ia ville; Il ^amîna Tonvrage {rendant longteanps; «t, au momenl de retourner à son palais, il appela un de ses esclaves^ ditétiMS, un maçovi^ mettre Michel, Na- [ varrais de nation, qui était le chef de cer- : tains pieeurs ooeupés alors à faire le pisé du ■ fort.
^ e llichel, tu vois cette caisse, dit Buldj- '! Ali ; ^ en montrant du doigt des madrier»
^ qui étanent tout montés poor foire un bloc de ^ piséi , inais entre lesqueb on n*avait pas en^ '! core jeté de terre , << ne la remplis pas à • » présent, laisse-la vide, car je veux y piser ^' )) vivant ce chien d'Oran qui refuse de re-
» venir è T islamisme. »
'^ Après ces paroles, il retourna au palais.
^ Matfre Michel fit ce qu'on lui avait ordonné ; )9 et, peu de temps après, la jouroée étant finie,
demas Ghristianos, que en aqodla obra i bajauan qae erao del Rey , ae bokiîerot bano ; do llegados el mismo Mîchael oon liendose dei mal que el Rey determîn hazer , fae a buscar lu^o a Geronytnc muy triste le conto la que el Rey le dix< rogandoie» y exortaridole a cfoe tomasse 1 en paciencia, y se aparcfasse como Jb ChrisUano, paraaquella iniiertei)ue era^ porqoe el aoabaaa de hazeiie la sepull con sas manos.
Nada perdio de animo ei bienauenturj Geronymo, oyendo vna Dueaa como e»
mas oon animo muy esforçado reapoedio maestro Mrchael esta palabras.
Sea Dios por todo beodito : no piense € canalla que côn esso me ban de espantai acabar conmigo que dexe de ser; Christian acuerdese nuestro SeRor de mi aima, y p doneme mis pecados.
Algunos de los Chrîslianos, particularm^ amigos suyos , como entendieron este n^ cio, recogieronle iuego entce ai,, y consol dolo como podian, y animandole a rer
car ii étail déjà tard, il retourna au bagne avec tes autres esclaves, qui, comme lui, appartenaient au souverain.
A son arrivée, Michel, tout affligé du mal que le Pacha voulait faire, alla aussitôt trouver Géronimo, et lui conta tristement les or-^ dres donnés par Euldj-Ali , le suppliant de ppoidi'^ cette épreuve en patience et rexbortant iae fnréf>arer en bon dirétien à cette mort qui état bien certaine; car lui, Michel, venait d*achever sa sépulture de ses propres mains.
En '6ntendant une pareille nouvelle, le bieiriieureox Géronimo ne perdit nullement courage, mais d'un esprit résolu, il répondit à Maître Michel :
« Que Dieu soit béni pour toutes choses !
» que ces êtres méprisables ne croient pas » m*épouvanter par Vidée de ce supplice, ni » réussir à me faire abandonner le diristia-^ » nisme? Que seulement Notre-Seigneur daiï) gne se souvenir de mon âme, et me par-^ )) donner mes péchés! b
Quelques détiens , particulièrement ses auris, entendant ces paroles, Tentodrèrent alors .et le consolaient comme ils pouvaient , Tenioourageant à recevoir > patiemitienl cette mort
dquelia muerie por toor de Dies en^paciei ijia, respondio con gran aoîmo a iûdos;c(i *û con6aua en el Senor le daria gracia y e fuerço para roorir por su santo nombre, qi les rogana le enoomendaasen todos à Bios conforme a eslo qoerîeodose como boi Christiaoo aparejar para aquella baialla, primero que hizo foe, que llaflio a vnfuà Sacerdoce, que alti esAava entre k» cauirai del Rey, y le rogo le oyesse de coofessioi hizolo d padre de œuy bueM gana» y ei irado con Geronymo en la Igleaia- qne a tienen de muchos iiempos loa CbrisUanoi estuuo vn muy gran raio oyendb au omfei sioh, y consolandole, y animandole para ri çibir aquella muerie.
Despues de lo quai, giendo yià bien ooofa se fue Geronymo a su apoisento do oasi lo( la noche gasto en encomeadarse nmy < veras à N. S. 8upIîcandolè, le perdoMB sus pecados, y ayudasse con su gracia, y :
siendo auii bien manana ae foe a la ifjlâsm a do vraù luego el padre -^ue le ceofessai V dicha Mi^a q«e Geronymo oyo con mue cteuocion, le dio li^ comamiMOii, y vteti
r l*aiiiotir de Dieo. Il leur répondit k tous 2 grande énergie :
J*ai con6ance dans le Seigneur qui, par El grâoet uie donnera la force de oiourir our son saini nom. Mais je vous demande tous de me recommander ft Dieu ! »
oohint, d*8près celte déclaration, s'apprèen bon Chrétien pour la lotte quis'offirait i, Géroniroo appela un prêtre qui se troulà parmi Ic9 captifs du Padia, el le pria vouloir bien Ten tendre en confession^ Vec-^ îastique TaocueilUt bieti volontiers, et entt avec lui dans Téglise que depuis très* [{temps les Chrétiens possèdent dans ce ne^ il entendit longuement sa confession, onsola el Tencouragea à recevoir le mar-
»près cette scène, la nuH était déjà venue; onimo se retirt dans sa. dMunbre où il leirra en prière presque jusqu'aii nsatin , recom^mandant de tout sca ooeur à Notre- ;neur, le suppliant de lui pardonner ses hés et de Taider de sa grâce. Un peu al Taurore, il retourna à l'irise oii vint )rétne qui rav»iixmfess& Après la messe, ! Géronimon qiitepdit avec beaucoup de dé-
del Sanctissimo cuerpo de nuestro Redemplor lesu Chrislo.
Uesla hianera, y con estas armas inaencîblés de su espiritu, se armo el bienaoento* lado siervo de Dios estando con ellas may confiado , y aguardando la hora en qoe ios ministres de Satanas le auian de llevar a la muerte.
No séria bien las très hor^ del dia y las nueue, como en Espana contâmes, qoe eo" traron por el bano très o qaatro minîstros Chauzes del Rey, y pregantando por Geroniitio, que estaua en la Iglesia encomendondose à Dios, el mismo salio a elles; loi quales como le vieron, luego como es deso costumbre, començaron con mucha braoesa dezirie mil afrentas y injurias, de cane, perro, cornudo, lodio, traydor, que porque no queria ser Horo? A le quai todo cl sierue di Dios, no respondio> ni aun vuà peqaena pa^ labra. ..
Los Chaùzes lé tomaron en medio y camb naron con et hazia el fuerte o bestion q« diximos, donde el Rey le aguardaua/ y aiM
)((j yoim, il. loi donna la communion et le via*- (iqae do très-saint corps de notre rédemp- I lear Jésas-Cbrist.
ni Ces! ainsi, et avec ces armes spirituelles Q.i et invincibies, que le bienheureux serviteur de
Dieu se fortifia, et que, confiant dans leur puissance, il attendit l'heure où les ministres 4 de Satan devaient le conduire à la mort.
Il était: a peine trois heures du jour, — ; ou neuf heures, selon la manière de compi ter des Espagnols, — lorsque trois ou quatre chaooches du Pacha entrèrent dans le iNigne, demandant Géronimô qui était encore dans l'église; se recommandant à Dieu. 11 vint de lui-même vers ces hommes qui, sitôt qu'ils Taperçurent, commencèrent , selon leur coutume, à Taccabler avec fureur de mille injures et invectives, telles que chien, cornard, \ juif ^ trattre , lui demandant pourquoi il ne i voulait pas revenir à Tislamisme. Le serviteur de Dieu ne leur répondit pas un seul . petit mot.
;. Les chaouches, Tayant placé au milieu d'eux , 1^ se •dirigèrent vers le fort dont nous avons il fdrlé, où le Pacha l'attendait et qui devait
de ser su didiosa fin y tnuerte. LIegad pu^ Sk teste logar, y presAolado deianie d Rey, que eslaua muy acoropanado de rené g^dosy Turco»; dixoieel Bey estas palabrai Bre JMppe, queqpiere tanto dezir, cmno : 01 perrO) porque Bo quieres ui ser More?
Respondiale el Martyr de Dios. No lo sei por oinguna oosa, Christiano soy, y Cbr»
tiano lengo de ser.
Beplioole el Rey : Pues si tu m te'bueliM Moro, alli (seftakindo> el lugar de iaa tabfa que diximos oon el ded») le (engo de enta piar viiKK
Respondiole el varon samo, coo singalar admirable esfiierço : Haz lo que q visières que aparejado estoy para todo: y ai esso i hara que dexe lai Fe de mi Sellor le Christa«
Visio por el Rey sa grande aniimo y ei fuerço, y que tan constante estaua^en la I de leso Cbristo, mande iuego le qoteaaed oadena qat ténia a la pierna, y que atada i pies y manos le meiîessen en tl hueeo del
être le ibéàlre de aa glorieuse mort. Géronimo étant arrivé en prétenee de ce gouverneur, qui était fori aGOOinpagné de renégats ei de Toree» Euidj-Ali lui adreik» ces pa^ rotes : ; . »
« Br€^ Juppé l (ce qui, en'ture, signiâe à » peu pràs-: Holài cbien !) pourquoi ne veux- » tu^pa» être musulman ? n
« Je ne le aérai en rien, répondit le mar- ^ tyr de Dieu, ferais Cbrélien, et je de- « meurerai Chrétien. »
a.-i»«i{è fcied, répliqua le Pacha, si to ne » reyîeos pas à Tislamisme , voici, » et il lai moatrail l'endroit où était la caisse à faire le pisé« « voici où je t'enterrerai vit >
« ^-«-* Fais ce que tu vaudras, dil le saint D hooMie, avec uo admirable et singulier D coiuraga^ je sois préparé à tout L'aspect i> de ostte mort ne me • fera pas abandonner » la foi de Notre-Seigneur J^us^hrist. »
.Eiildjr*Mi, voyant cette grande résolution, ovdiOOM 4e Ity éter la ehaine qu'il avait à la janée.rde hii aiiaeher le» pieda et tes oMùos* idie le ' placer au fo«d de la banobe ou eaissp à pisé^ qu'il avai4faU neitre en ré^
tablas de la tapia, que maiidara resei*iiaf é dia antes ; y viuo le tapiassen.
Hizieron lo assî losChauzes. Y metiddèd- Ire las tablas assi ligado : vn reh^ado Eé^ panol de casa de Agi Moralo, el quai 41 Christiano se dezia Tamango que caniiaan en la perdida de Mostagan con el GondeA Alcaudete, y en Turquesoo se dezia Ilifeit salto luego a pies junios, sobre el Martyr dl Dios: y tomando en las manos vnode'aqoet^ les pistones quealliestauan, pidtocon gfafMb instancia, que truxessen presto la tierfa. GoM truxeron, yechandola sobre el sanio^de Dioi} que ni hablaua, ni abria su voca.^roas'^ un eorderito roanso, començ6 el renegâdd^ dos manos con gran fuerça a pistar; -danA con el piston grandes y orueles golpes, Il quai viendo t>tros renegados de machoir -qui allt estauan con el Rey desseosos tMiUei de que k)s tuuiessen a ellos por buencis y finos- Turcos , arremetieron tambien a otrof pistones ; y cargando la tierra que se traya) y ellos pistando a toda fuerça y foria, Mt^ baron de hinchir el hueco de las tablas , ^ de matar al glorioso Martyr de Ghrîsta, €0)^ espirilu, conforme a nuestra sanla Pe, anêi^
) jour préeédent , et de Ty eoierrer
^baoQches exécotèreol aoseitôt ces or^ t Géronimo , les membres liés, fut mis )s planches. Un renégat Espagnol de on de Hadji Mourad, renégat connu en té sous le nom de Tamango, et par es sous celui de Djafar, lequel avait ^ à la déroule de MosCaganem avec le rAlcaudetev sauta alors à pieds joints martyr de Dieu ; ei prenant en main ces masses appelées pt^oir^v demanda randes insUmioies qu'on lui apportât de la terre* Sdon son désir, on en t sur le saint du Seigneur, qui ne par«* int et n'ouvrait pas plus la bouche loux agneau. Tamango commença à i deux mains et de toutes ses fbrœs, iant ses coups furieux et cruels. Voyant 'autres renégats, de la troupe 'Uomde ces transfuges de la foi qui entoule Pacha» voulurent aussi se montrer usulmans. et Turcs accomplis ; et, sai* d'autres oiasses et foulant à grands a terre qu'ra apportait dtfns la banihevèceot de * tuer le ^orieux martyr
mos ëe tener, que le reoibiô el Se&or ei naroero de sas santos en el cielo, y <f^ dio la eorona y premio detta sania y f riosa rouerfe. . * ^ .
A lodo esto estana preseMe- el Rey y infinita caolidad de Torcea* reiMgadoa« y rosr, mirandolo ooa gran ctmteiilo* y ga Lo quai hedio y qoedando el coerp^ saoto varon aepaUado en tan aoble aepûlc dio la buefta el Rej para ait eaaa, y ij por el camino, qoe realmenfe no pmsiÊtB aquel Christiano recibiera ia muerte cofi ti animo.
' Séria entonoes «ediado Sètiembre^ del mil y qainientos y aesenla y naeue , el * dio avia de qmdar en perpétua memor remembnmça de loa que aman la glorv leau Chrialo Senor nneatro.
Y aunque entre loa Christieiioâ qcM aqnetla; obra y beation trabafadan, aedeapues, aï aacartan de alli^qoël aaftfto cu€ no les pareoio posaible, porqoeio veriai Turco» y Moroa^, q^Hi^ éaiaoan alK de ci nua por^ gnardiaiMs/nJ- iàmpàe&em^mu
du Christ. L'esprit de Géronîmo, -^ nous de* vous le croire , diaprés noire, sainte foi , *^ fut reçu par notre Seigneur au noaiinre de ses saints dans le ciel ; et ie martyr obtint la couronne et la récompense de cette sainte et glorieuse nnort.
Le Pacha assistait à ce spectacle airec une (pmiiité tofinie de Tares, renégats et Mores qd if pegapdaient avec grand plaisir et contentement. Tout étant 6ni et le corps du saint homme se trouvant enseveli dans son noble sépfilcre , EuIdj-^AIi renti*a dans son palais , disant en chemin qa*it n'aurait vraiment pas era que ce Chrétien recevrait la mort avec tant de courage.
rOn était a la mi-septembre de l'année 4569 (le 18), jour qui restera en perpétuelle méaioire et remembrance pour ceux qui aliment la gloire de Jésus-Christ Notre*-Setgneur.
Les Chrétieae i\m travaillaient jftu fort Babel«Oued délibérèrent enaaite s'ils tireraient de là le corps d» saini ; mais cela ne leur parut point possible, parce qu'ils seraient vus des. Turcs et des Monesi qni sont toujours là K comme ^rdien$. P' ailleurs, une pareiUe tran»-
porque tniicho luae se conteroAria h m ria de8(e bîenauentarado Martyr, y de &i riosa miierte y esfoerço, si su caerpo uiesse alli raterrado, en tan noble luge tao a la vista y ojos, no solo de Christ mas de los ciegos Moros y Tttrooa^ y cîpaimente de los renegadôs, que viend tant 6!J(ceIente Martyr de Dios se oonA rian y aoergonçarian de ^nterm^j en;
El lugar do el caerpo sanio esta e rado. qaîm mirare el bestion; lo verè Glaramente, en las tapias y parades deir que en la parte que mira hazia tramo o ndrte, se vee que eslà vna tapiatoda tîda y como mouida : porque con el ti consumiendose la carne del ouerpo , *^hi tierrade la tapia assiento/ y se vee mu fialada.
Déste lugar confiamos en el Senor pc piedad , que algun dfa le sacaremos , ^ otros cuerpos de otros mticfaos santos y tyres de Christo, que con su sangre y b uenturadas muertes, consagrai*<^n aqneUa ii tepondremos en otro mas éomodo y mas roso lugar, para glorià'«del Senor, qne
hiion n^eât pasétéiopponluhe, parce que la ; mémoire de ce bienheureux martyr, de sa glorieuse mort et de son courage, se conserverait, beauooop mieux» s'il restait enterré là; fit) lieu si noble,, si bien en. vue, non^seule^ment des Chrétiens, mats des aveugles Turcs et llorest , ei surtout des renégats qui , en voyant un aussi excellât martyr de Dieu, ^ trouveraient confondus et auraient honio de leurs erreurs.
Si Ton examine le fort du cô(é qui regarde ^ers la tranu)ntane ou le nord, pour connaN :re l'endroit oii le saint corps est enterré, on '^apercevra très clairement dans la muraille , parce que de ce côté il y a un bloc tout lassé et comme ébranlé. En effet, le temp»
ayant consumé la chair du corps , la terre de ce bloc s'est affaissée , mouvement qui est très-remarquable.
Nous attendons de la bonté divine de pouvoir un jour tirer Géronimo de cet endroit, et de réunir son corps h ceux de beaucoup d'autres s^aints martyrs du Christ dont le sang et la mort bienheureuse ont consacré ce pays, afin de les placer tous en lieu plus commode, et plus honorable, pour la gloire du Seigneur
santos y de tal eiiemplo nos* déx cautiuos.
Era ei btesaueotarado Martjr Gi segun parecia al Uempo de su gloriosi de edad de treynta y cioco aik)S, pi caerpo y fX)oas caroes, caridelgad< moreno» cemo son càsi todos los i aquella tierra y Berberia.
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qui nous a laisgé, à nous autres captifs , de
tels saints et de tels exenaples.
Le bienheureux martyr Géronimo, d'après
les apparences , au moment de sa glorieuse I mort, pouvait avoir trente^cinq ans; il était [ petit de corps et de peu d*embonpoint. Sa
figure était maigre et son teint très-brun ,
comme celui de presque tous les Mores de
cette contrée de la Berbérie.
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