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illusions d'un doux rêve. Il lui semblait qu'il était emporté au galop d'un rapide cheval vers les beaux ombrages de Gerson , quand tout a coup, entièrement réveillé par une idée subite , il s'écria à demi- voix :
« Gerson ! mais si je m'appelais Gerson... Jean Gerson. C'est cela, je me nommerai Jean Gerson, et, toutes les fois que Ton me proclamera le premier, mon pays partagera l'honneur avec moi , il me semblera que ma mère assiste à mon triomphe. »
Il s'endormit sur cette résolution bien arrêtée , et le lendemain , dès le matin , il demandait au grand maître la permission de s'appeler Jean Gerson , Johannes Gerso, du nom du lieu natal.
« Je le veux bien, répondit le grand maître ; mais songe que tu t'engages ainsi à illustrer le hameau de Gerson , de même que le fondateur de la célèbre maison de Sorbonne a illustré le village de Sorbon, que tu connais. »
Eu effet , Sorbon était tout voisin de Gerson ; à ce souvenir, Jean soupira, et ne recula point devant l'engagement qu'il prenait en adoptant le nom de son pays ; ses yeux s'en-
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flammèrent, son cœur battit dans sa poitrine à cette noble pensée , et bientôt on sut dans tout le collège qu il se nommerait désormais Johannes Gerso. Le jour même, il informa son père et sa mère de ce changement, leur en expliqua le motif, et Arnaud, ainsi qu'Elisabeth, l'approuvèrent, en lui répétant avec le ^rand maître qu'il s'efforcerait à coup sur de devenir la gloire de son pays.