V. — Dissertationum ... quinta et ultima,de bono et malo
Pp. 141-178.
Examen des idées de Geulincx sur le bien et le mal, spécialement au point de vue religieux. Andala y découvre toutes les impiétés. Comme dans les autres dissertations sur l'éthique, la doctrine de Geulincx est envisagée d'une manière excessivement étroite et mesquine.
Disputatio phiiosophica, continens quaestionem physicam, sive physiologicam de unione mentis et corporis
— igi —
physica, neutiquam metaphysica, simulque brevem apologiam pro philosophia cartesiana, quam favente Deo sub praesidio viri clarissimi D. Ruardi Andala ... *publicae disquisitioni subjicit Wibius van Slooten.
Franequerae, excudit Henricus Halma, 1724 (').
Plus bas on lit : Halae Saxonutn, recudit CkHstianus Henckelius, Acad. typogr. p).
In-40, 56 pages.
L'exemplaire que nous avons sous les yeux est donc une réimpression de cette dissertation faite à Halle. Dans un avis au lecteur, l'éditeur allemand donne la raison de cette édition : Quod publicum et tgregium veritatis testimonium ut etiam Germants nostris ad eo faciliorem contto^ versiarum, de systemate isto (Descartes) ortarutn, diiudicationem, usui sit, pace CL Auctoris prelo nunc denuo committitur.
Cet écrit est dirigé contre les faux cartésiens fspurios Cartesios), tels que Geulincx, Malebranche, Volder, Becker, Deurhoff et tous ceux qui ont quelque analogie avec Spinoza. Andala y distingue pour la première fois Toccasionnalisme du cartésianisme et sépare nettement les purs cartésiens des occasionnalistes. Parmi ces derniers, il cite Malebranche et Geulincx qu'il repousse loin de Descartes. Mais, tandis qu'il traite Malebranche avec une certaine considération {cui Cartesius fuit in magna admiratione, licet et graviter hic et alibi erraverit, no 28), il s'attaque avec opiniâtreté à Geulincx et reproduit contre lui les griefs qu'il avait développés dans ses écrits précédents (où, dit-il, omne ejus virus et venenum detexi). On trouve dans cet opuscule un passage sur l'exemple des horloges, et une remarque au sujet des rapports entre Geulincx et Spinoza, que nous avons cités ailleurs (3).
Disputatio philosophica de quatuor fictis simplicium speciebus, ex quibus illustris Leibnizius cum Cl.WoIfio derivare
(i) Le texte porte par erreur MCCXXIV.
(2) Il existe un écrit antérieur d' Andala, intitulé : Disputatio de unione mentis cum corpore, 1706, et dont il existe un exemplaire à la bibl. univ. d'Oxford.
(3) V. plus haut pp. 160 et 169.
volvit omnia mundi corpora, animas brutorum, et hominum, ut et ipsum intellectum divinum. Quam favente Deo O. M. sub praesidio viri clarissimi D. Ruardi Andala ... publicae disquisitioni subjicit Bernardus Joma, Frisius. Franequerae, excudit Henricus Halma, 1727.
Récusa Halae Saxonum, — In-40. 28 pp. Réimpression de Halle.
Cette dissertation est intéressante, parce qu'elle nous fait voir combien Touvrage précédent a été répandu en Allemagne et quel tort il a ainsi fait à Geulincx : Sed disputatione mea de Unione mentis et corporis, Halae Saxottum récusa» plurimisque itno omnibus copiosissimae novae editionis exemplaribus per universam Germaniam distractis, quam plutimi rectius sunt informati, et agnoverunt, non ea dogmata Cartesii, nec Cartesianorum; nec mea, licet ut consentiens nominatim in paries essem vocatus, sed spuriorum cartesianorum, asseclarum potius Spinoxae, et nomine Cartesii et Cartesianorum abuteniium, et hoc arte, dolo et impostura, orhi erudito imponentium (no 9).
Les exemplaires des œuvres d* Andala que nous avons eus sous les yeux, sont conservées, la Pentas et VExamen ethicae Geulingii, à la bibiiothèque de Marburg; la Disputatio de unione et la Disputatio de quatuor speciebus, à la bibliothèque de Tuniversité de Halle.
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