‹ Ghiberti et son écoleChapitre 21 sur 105 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

son ombre sur le mur dont la surface est ornée d'une suite d'arcades en plein cintre, séparées par des pilastres, que des draperies fixées au-dessous de leurs chapiteaux relient ensemble, tout comme dans certains bas-reliefs antiques.

XIII. Jésus au Jardin des Oliviers. — Le Christ, noble figure drapée avec beaucoup d'art, est agenouillé sur un rocher qui domine Tendroit où reposent les trois disciples. Un ange descend des cieux pour consoler le divin agonisant. Les rochers aux formes abruptes et les arbustes touffus, qui encadrent la scène, forment un ensemble peu agréable à Tceil.

XIV. Le Baiser de Judas. — Les acteurs de ce drame, portant des torches et des lances, sont massés derrière deux groupes principaux, dont l'action est absolument opposée. A droite. Judas donnant au Christ le baiser, et près du Christ un soldat armé; à gauche, saint Pierre qui se précipite sur Malchus et le saisit à la gorge.

XV. Pilate se lavant les mains. — Ce bas-relief est, dans toute la série, celui qui témoigne le plus peut-être des études que Ghiberti faisait de l'antique; la disposition des draperies, les attitudes des personnages, la beauté de l'ordonnance rappellent à des titres divers les modèles de la bonne époque. Le centre est occupé par Pilate assis sur un siège élevé, dont les bras sont ornés de têtes de lions, et la base d'arabesques. Un jeune homme, la tête penchée, lui verse de l'eau sur les mains. A gauche, au premier plan, au-dessus de l'épaule d'un soldat, on voit le Christ. Des deux autres figures, l'une est un Juif, l'autre un soldat, qui, le dos tourné au spectateur, le manteau jeté sur l'épaule droite, laisse voir sa riche parure. Son attitude est pleine de dignité; l'arrangement de ses draperies d'une grande élégance. L'architecture qui sert de fond à la composition est inspirée des modèles classiques.

XVL La Flagellation. — Derrière le Christ et ses deux bourreaux se tiennent deux personnages à demi dissimulés par les colonnes d'un petit édifice d'une rare élégance. L'entablement repose sur des colonnes corinthiennes au;c fûts cannelés. Le Sauveur est lié par les mains à une de ces colonnes, son corps est exposé sans défense aux coups des bourreaux qui prennent leur élan pour mieux frapper. La résignation

de la victime formé un éloquent contraste avec la rage brutale des bourreaux.

XVII. Le Portement de croix. — La foule se presse sur les pas de Jésus, courbé douloureusement sous son lourd fardeau. Derrière lui, s avance un soldat armé d'un bouclier, puis la Vierge, les saintes fenimes et les disciples. Au fond, à gauche, la porte de Jérusalem.

XVIII. La Crucifixion. — Jésus est attaché sur la croix; à ses pieds, la Vierge d'un côté, saint Jean de l'autre, veillent affaissés. Deux anges planent aux côtés du. Christ, exprimant leur douleur; leur attitude a quelque chose de forcé.

XIX. La Résurrection du Christ. — Les mains levées vers le ciel, Jésus, vainqueur de la mort, s'élève de son sépulcre. Un palmier occupe la droite, et un chêne la gauche. Sur le sol, quatre soldats endormis. Belle composition, un peu trop chargée d'accessoires, tels que rochers, arbustes, etc.

XX. Les Saintes Femmes au tombeau du Christ. — Vasari ne décrit pas ce bas-relief, et il est assez difficile de l'expliquer, car la composition n'est pas conforme au texte des Évangiles qui racontent la visite des saintes femmes et de deux disciples au tombeau. Au fond, on aperçoit un édicule orné de festons, de panneaux et de colonnes, surmonté d'une espèce de balcon où la Madone est assise, ayant de chaque côté six apôtres, dont on ne voit que les têtes. Dans le bas, un groupe, debout, autour d'une porte ouverte, au centre de l'édifice. L'un des personnages, le dos tourné au spectateur, montre à deux soldats l'intérieur vide du tombeau.

En traitant ce sujet avec le goût exquis qui distingue les chefsd'œuvre de la Renaissance, Ghiberti a su concilier la simplicité avec la richesse, le repos avec le mouvement, la recherche du pittoresque avec les exigences de la plastique. Les attitudes sont variées et l'arrangement des draperies ajoute à la noblesse des formes.

XXI-XXIV. Les Quatre Évangélistes . — Saint Matthieu se distingue par son attitude imposante, par ses draperies largement traitées. D'une main, il tient une plume, et, de l'autre, il ouvre un livre placé sur un pupitre. La tête est légèrement tournée vers Tange qui l'inspire^

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