Voir Semper, Donatello, seine Zeit itnd Schule, page
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les plus divers, il se voyait obligé de savoir marteler le fer, couler en bronze, ainsi que nettoyer et polir les ouvrages en métal provenant de l'enclume ou sortant de la fournaise.
11 va sans dire qu'avec des connaissances aussi étendues, l'orfèvre de la Renaissance était de tous les artistes le plus capable de donner à ses élèves une éducation qui leur permît d'embrasser une branche quelconque de Tart sans crainte d'y paraître insuffisant. On le considérait comme le maître par excellence, puisque les meilleurs architectes, sculpteurs et peintres d'alors sont sortis de ses ateliers. Ayant appris pendant leur initiation à manier des matières dont la nature ne comporte pas le travail hâtif, ils en avaient rapporté ces habitudes de patience et de précision dont les résultats se manifestent dans les chefs-d'œuvre qui sont l'orgueil des musées ou des collections privées de nos jours.
Il serait difficile de citer un artiste dont les ouvrages attestent les avantages d'un tel système d'éducation plus clairement que ceux de Ghiberti, puisque, avant Tâge de vingt ans, il était déjà un orfèvre hors ligne, sachant contrefaire à la perfection les médailles antiques, un mouleur de figurines en bronze d'une grâce exquise, et un peintre d'histoire, selon toute vraisemblance digne de se mesurer avec les plus habiles de son temps, car à cette époque il pensait sérieusement à se consacrer à la pratique de la peinture, a Dans ma jeunesse, en l'an 1400, dit-il dans son second Commentaire, voulant fuir la peste et les désordres civils, j'ai quitté Florence avec un peintre excellent qui avait été appelé à Rimini par le seigneur Malatesta, pour décorer à fresque une salle que celui-ci avait fait construire, tâche dont nous nous acquittâmes ensemble de notre mieux. La peinture était alors ma grande préoccupation, à cause des commandes que le prince nous promettait, et parce que mon compagnon me parlait incessamment de l'honneur et du profit que nous ne pouvions manquer d'en tirer*. »
Nous verrons pourquoi Ghiberti renonça aux avantages futurs que son compagnon étala devant ses yeux, et quitta Rimini malgré tous les eff^orts de celui-ci et du prince pour le retenir. Ce prince était
I. Deuxième Commentaire de Ghiberti. Vasari, édition Le Monnier, tome 1", page xxx.