‹ Ghiberti et son écoleChapitre 63 sur 105 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Les cartons de vitraux de Ghiberti. — La châsse de saint Zanobi. — La mitre du pape Eugène IV. La cornaline de Jean de Médicis. — Mort de Partiste. — Les Commentaires.

URANT les vingt-huit années que Ghiberti consacra aux deuxièmes portes du Baptistère {1424 à 1452), il exécuta divers autres travaux dont il est temps de nous occuper.

A trois reprises (1424- 142 5 et 1434), les administrateurs de la cathédrale le chargèrent de composer des cartons de vitraux destinés à ce sanctuaire. Cette spécialité est encore du domaine de la peinture, et on peut en conclure, non seulement du fait quil accepta lesdites commandes, mais aussi parce que dès 1423 son nom se trouve sur les registres de la compagnie de Saint-Luc avec le titre de peintre ^ ou qu'il n'avait pas cessé de manier le pinceau, ou que sa manière de traiter le relief le fit regarder comme peintre par la corporation.

A la fin de son Deuxième Commentaire, Ghiberti décrit ainsi son travail : « J'ai dessiné l'Assomption de la Madone pour la fenêtre du milieu de la façade de la cathédrale, et j'ai fait aussi des dessins pour les fenêtres des côtés, ainsi que pour plusieurs autres fenêtres de cette église. Il y en a trois dans la tribune dessinées de ma main, savoir : V Ascension du Christ, la Prière au Jardin des Oliviers et la Présentation au Temple. » Les cartons furent certainement coloriés, car on avait rhabitude à cette époque, quand on confiait à un artiste l'exécution de cartons de vitraux, de lui indiquer le choix et la disposition des couleurs. Le dessin terminé était remis au peintre verrier, qui devait le copier conformément à ces indications.

Les cartons de la Résurrection du Christ et de la Prière au Jardin

I. C'est en 1427 seulement que Ghiberti devint membre de la compagnie des sculpteurs, des maestri dipietra.

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