CHAPITRE V io
déclaration de ses biens, Vittorio avait pour femme Mona Smeralda, qu'il avait épousée en secondes noces; il était à ce moment père de sept enfants. Son testament porte la date du 6 octobre 1496; l'artiste mourut la même année ^
Des trois fils de Vittorio, Francesco, Cione et Buonaccorso, le dernier seulement a laissé des traces dans l'histoire. Fondeur habile, il assista son père pour finir la frise de la porte d'André de Pise. La République recourut à lui pour couler des pièces d'artillerie, telles que des passe-volants et des bombes employés pendant les guerres de Sarzana {1487) et de Pise (1495). Il coula aussi des pièces d'artillerie pour Virginio Orsini et fortifia plusieurs châteaux pour le même personnage. Son premier testament est daté du 16 janvier i5o3; le second, du 8 mai i5i6; il mourut le 16 juillet de la même année.
Son fils unique, Vittorio le jeune, né le i*"* septembre i5oi, avait du talent comme peintre, mais était un mauvais sculpteur et encore un plus mauvais sujet. Vasari, à propos des têtes sculptées par lui à Naples, au palais du duc de Grassina, dit qu'il ne mit ni diligence ni amour dans ses études d'art, et qu'il dissipa tous ses biens par ses extravagances, a Enfin, dit le même écrivain, ayant fait le voyage à Ascoli pour travailler comme architecte au service du pape Paul III, il fut assassiné pendant la nuit par son domestique qui voulait le voler. Ainsi s'éteignit la famille de Lorenzo Ghiberti, dont la gloire est impérissable '^. »
Il n'est pas vrai toutefois que Vittorio le jeune fut le dernier des Ghiberti, car leur arbre généalogique porte les noms d'autres membres qui survécurent à Vittorio; l'un d'eux, nommé Lorenzo, naquit le 16 septembre i558.
On ne saurait soutenir que Ghiberti ait fait école, du moins dans le sens généralement attaché à ce terme, car, bien qu'il fût assisté dans le travail des portes par bon nombre de jeunes artistes qui profitaient de son expérience et de ses connaissances techniques, aucun