‹ GhirlandaioChapitre 11 sur 36 · GO · texte numérisé non relu

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exemple, les armures des héros antiques, et la basé sur laquelle repose le brasier où Scévola met la main. Pour la première .fois, Ghirlandaio se révèle ici archéologue; peut-être même l'est-il trop à notre gré, mais il ne dépendait pas de lui de mettre beaucoup d'expression ni de pensée dans la composition qui lui était demandée.

Cette vaste fresque occupa Ghirlandaio et ses collaborateurs de 1482 à 1484 ', c'est-à-dire jusqu'au moment où il entreprit pour une église de Florence le premier de ses grands cycles décoratifs. Cinq ans se sont donc écoulés entre le moment où le maître travaillait à la Cène d'Ognissanti et celui où il commença les fresques de la chapelle Sassetti; et pendant cette courte période, on assiste à une série de tentatives très différentes, qui étaient de nature à le faire dévier de la voie où il semblait résolument engagé, celle de l'expression dramatique des figures et des groupes. Mais cette nature admirablement pondérée devait retrouver vite son équilibre : dans les chefs-d'œuvre qu'il nous reste à examiner, Ghirlandaio a su mêler avec une incomparable virtuosité le portrait, la décoration architecturale et la composition expressive. Ce savoureux mélange est précisément ce qui constitue la caractéristique dominante de son prestigieux talent.

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