‹ GhirlandaioChapitre 19 sur 36 · Vasari nomme ici « Démétrius le Grec », YAnonimo Gad · texte numérisé non relu

Vasari nomme ici « Démétrius le Grec », YAnonimo Gad

unes des gloires les plus authentiques de sa génération faisaient cortège à G. Tornabuoni et à sa famille ; et pour que le sens de cette apothéose ne risquât d'échapper à personne, une inscription gravée au-dessus de l'arcade de droite, à la façon de celles qui, à Rome, rappellent les triomphes des Césars, dit textuellement : « L'an 1490, alors que la ville belle entre les belles, illustre par ses richesses, ses victoires, ses arts et ses monuments, jouissait doucement de l'abondance, de la santé et de la paix ». C'est très exactement, en un style lapidaire plus concis, le cantique païen d'actions de grâces de Giovanni Rucellai *.

Ce grand cycle décoratif, commencé au printemps de i486, dut être achevé, comme il était convenu, assez exactement quatre ans plus tard 2 ; il fallut encore débarrasser la chapelle de tous les échafaudages et y installer les stalles dessinées par Baccio d'Agnolo, après quoi l'inauguration solennelle put avoir lieu le 22 décembre 1490 — événement mémorable, que le ponctuel épicier

diano dit Marullo ; quant au témoignage recueilli en 1561 qui reconnaît ici Gentile de' Becchi, évêque d'Urbino, ancien précepteur de Laurent de Médicis, l'âge de ce personnage ne s'accorde pas avec le portrait en question.

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