CHAPITRE n. 40S
£dment le gigantesque en tout, trouvent mojeh de faire durer le spectacle six heures.
Tout en faisant la part de Tintention satirique, du sophisme prémédité et de l'exagération voulue, on peut noter çà et là dans la correspondance de Leopardi quelques traits de moeurs assez lestement esquissés. Ces petits morceaux, écrits au courant de la plume, mais d^une plume assez caustique , animent de temps à autre lé ton un peu terne de ces lettres qui ne s'attendaient pas aux périlleux honneurs de la publication : « Sérieusement parlant, écrit-il à sa sœur » Pauline, tenez pour certain que le plus stupide » Recanatais a une plus forte dose de bon sens » que le plus sage et le plus grave Rornsda.
» Soyez assurée que la frivolité de ces imbédtles » passe les limites du vraisemblable. Si je vou- » lais vous raconter tous les propos ridicules qui » leur servent de sujets de conversation et qui » sont leurs propos favoris , un in-folio ne me- » suffirait pas. Ce matin (pour n'en citer qu'un » exemple] j'ai entendu discourir grav^Enent et » longuement sur la belle voix d'un prélat qui! » :chanta la messe avant-^hier , et sur la dignité » :de son maintien durant l'office. On lui deman^- » dait comment il avait fait pour acquérir ces
it)l LEOPàRDI, Sà'VIK et SfiS OEDTRES.
»' talents supérieurs ; si, au oommencemeirt de ki » messe, il ne s'était pas senti quelqiie peu » embarrassé ; et autres choses semblables. Lé » prélat répondait qu'il s'était formé en assise » tant longtemps aux offices dans les chap^e»»;^ » que cet exercice lui avait été infiniment utile;*' » que c'est là une école nécessaire aux gens >y d'Eglise; qu'il ne s'était pas embarrassé de » moins du monde; et mille choses des phs >v spirituelles. J'ai su depuis que plusieurs cardi-^ » « naux ^t autres grands personnages raTâi^t » félicité de l'heureux succès de- cette taiesse* ^bhantée. Comptez^u^ Rometouis les ^ujéts>âe » conversation sont dans ce goût, et je n'exa- » gèrïB rien *. »
Cependant, comme il n'était pas Tenu à Roçttie pohr étudia la sodét^ en psychologue, itn'^s' bien pbilr Ijâoher d'y Éaire son ohemân, il iai fallut se mettre en qUête de rèôommahdatimîs etise rdm^re au m»^tiier de sic^eièetu'l Sm, tttivaux philologiques l'avaient déjà 1 fait coïmfittk^e de ï^bb^CâiiceUieri et d'Angélb Mai ; lepïfixxmiç l'étourdit dé fades compliinelitstj le^eboviti l'accueillit avec beaucoup d'urbanité - etXhirât pi^ëseni; d'qn exeBàpîbdra de isLiRépui)liq^9 die