CHAPITRE XIII. ibi
Pourtant, le chevalier C.J. de Bunsen*, amiét successeur de Niebuhr à la légation de Prusse à Rome , s'efforçait de lui procurer un poste digne de lui. Plus habile diplomate que Niebuhr, Bunsen agissait adroitement sur Tesprit du cardinal Délia Somaglia en lui représentant le danger qu'il y avait de voir Leopardi , dédaigaè à Rome , passer dans le camp des libéraux de Florence. Il lui mettait sous les yeux un articâè de YAntùlogia dans lequel Giordani , Tentiemi du clergé, se promettait la collaboration de Leopardi pour la rédaction d'un cours théorique et pratique de littérature. De son côté, Leopa:rdii afin de donner bonne opinion de son zèle , pr<>posait d'employer les loisirs que lui laisseraiit une position officielle à la publication d'une Aiithologie platonicienne , dont il voulait faire une barrière oontre là philosophie niatérîahst^ et sénsualiste. Cette idée lui avait probàblemenfi été
^ Au 'moment de mettre soqs presse , noàs trouvoas uo sttprplément d- informations fur les rapports de Leopardi avec. bunsen dans le xiii» vol. du Jahrbuck fur romanische und engliscfie Spraehé und lAtéraiur, de Lemcke. Le numéro de mars 1874 c6n- , tiefn|l& Jettret de Leopardi et 3 lettres du«ardiaal O^lla Sopna|^||i, trouvées dans les papiers de Bunsen et inédites jusqu'à ce joyr (Ùngedruchie Briefe^eic. ) L'éditeur, M. Àdolf Tobler, accompagne cette >iiUie«tvoÀ de ^nutês^intéfessànteff. ' > ,,
suggérée par l'apparition du premier volume de la traduction de Platon^ par M. Cousin. Lecar^ dinal promit d'abord un poste de diancelier. An cens à Urbin ou à Lorette, puis la place de^ sè*crétaire de l'Académie des Beaux*- Arts à Bolo^ gne ^ ; deux mois après , il parlait de. la diairé d'éloquence grecque et latine à la Sapienaa, Leopardi , tout tremblant à Kdée d'affronter les ècueils de la parole publique, acciepta pourtaai; mais en apprenant que les émoluments a4>taèliés à ce titre pompeux ne dépassaient pas&ÛOécns^ il vit fuir devant lui sans trop de iregret ce njwveauleurrfe* ' ■ . . •:
Au mois de décembre 1825 , nouvelle' décep»t tion. Le secrétariat de l'Acadénoie idies Bemix^ Arts de Bologne, qu'on lui avait iidt>eapèF6r'une seconde foi$ , lui échappe définitivement y -pt xm lui fait lentreyoir; dans le. lointain, «utiei^ikqe'ài la: Bibliothèque Vaticane^. B^nsen^ aussi hlossé que lui de toutes ces tergiversations qui ressemblaient singulièrement à tkn 'pàrti'|)ris; sé^'fàfâait foi^t dé 'lui obtenir une chaire à tiffliVè^^tt^^^^
Berlin. ou.(J^.BcxnA, mais JteopfiordirépAndft^ « Je puidàpeine««pporter l'hiver~de"Bologn»ri'.'^
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