CHAPITRE XV
» tf OÙ leur densité égale de toutes parts ; d'où » enfin résulte une réfraction égale partout de la » lumière, messagère des corps sur lesquels elle » estallée rebondir. Au contraire, dans les verres » impurs, c'est-à-dire inégalement denses par. » mélange d'air ou d autre matière, les rayons » lumineux, ou en partie réfléchis par des mole- » cales opaques , ou détournés au passage pluâ » ou moins selon la densité différente des milieux, » se réfractant , les uns sous des angles j)lU8 » grands, les autres sous des angles plus petits, » rendent la vision moins exacte : parce que la » lumière se trouble et s'affaiblit dans un milieu » on partie opaque ou en partie coloré ; ou bien , >> par suite de l'inégalité des angles , elle nous >> fait paraître uiie portion de l'objet plus haute » et une autre plus basse que la réalité; et nous » percevons une image ou déformée ou confuse. » Mais , comme on connaît la difficulté de fondre » du verre d'une pureté parfaite, il n'est pas » inoins difficile de composer un style d'une » transparence complète. Dans Leopardi prosa- » teur l'art est si grand , ou plutôt il est telle- » ment supérieur à l'art , que celui-ci r^e pat^t » aucunement , et son art principal, autrement » dit la force de son iiatelligence, est rexclùslon
1 86 LEOPARDl , SA Vl£ ET 8ES OEUVRES
)> de tout superfla. Ambitiosa reddit ornay^menta^.» * .
Encore unelois; ce u^est pasun mince mëiâte,
il faut le dire à riionneur de Leopardi , d'avdr si^.^cfii^ simpleniéut à;uua ëpqqneôù iqxe^l^apêllle ba[(tol(p^^ .trodv^t< de^i adoiiràte^rs..^ qm : manque. {i6(jLt*-êtce • au atylie -si- paqfabiide Leopardi Y ou. du nfoius te qu'un £Françfi|is vôUf*drait ty trouver, c'est un'peuplu* dcf yivAoitô et de cjhaleOirL. Sans doutev il ^^ fa^utipas demadcler à la péi[iode italienne,, ai laquelle le gfout national imf)ûsé toujours une^ certaine rondeur^ de» •MÎTses aUnresiet le.'tou dé^gaigë que prend ' voleniiecsla pltiprasd française dans lei^ ouYt^gee de faxitaS^iej Le $tyle.. à tla- française, tel qu'on lerencmitre parriei^empledan^ lesio$uvre»de Ce^rotti.,*a;été d^biUit^ement condamné au'^delà.des. tnohts fsk rexpôipienée,:.oa. .le. trouve, trop h4;le<»ant , tçop disloqué, ttop dédaigneux dse^ transitions et des soudîires- qui groupant îles propositions secondaires autouri de l'idée prin<îipalQr. Un Michelet italien est impossible. Oepebdant, il m^ setnlsie. rencontre^/ i dans la prosa des -ŒrM!8?r^ morales un exîcôs de solidité et de-métbode qui nfe répond gaôre aux. exigences du dialogue, la forme pré-
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