‹ Giacomo Leopardi, sa vie et ses œuvresChapitre 110 sur 123 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

plus tranquille : tu n'as pas ton pareil pour rechercher la source la plus abondante et la plus intime de la colère humaine I

Leopardi avait décidément rectifié ses vues historiques: jeune et sous l'influencé de son •pèi'e , il avait pris pour les ennemis de l'Italie les Français qui étaient venus la réveiller un peu brutalement de son sommeil ; mais à l'époque pu il écrivait les ^aralipomènes, il avait appris à distinguer entre des violences passagères et la tyrannie raiôonnée, implacable, quefAutriche imposait à la Péninsule.

Le choléra^ à Naples. — Mort de Leopardi r détails drconstandés donnés par M^ Marc Monnier d'après Ranieri. -^ Tombeau de Leopardî. — Son épitaphe.. — Stances d'Alfred de Musset sur Leopardi.

Le poète venait de dicter à son fidèle Ranieri les dernières strophes des Paralipomènes , lorsque la mort le surprit. Elle le surprit, lui qui Favait ^i longtemps attendue, au moment où il reléguait au bout de Thorizon sa hideuse image et où il mettait entre elle et lui un large espace rempli de projets. Le choléra qui depuis plusieurs années parcourait capricieusement l'Europe, avait éclaté à Naples dans l'été de 1836, et, enrayé un moment par la saison froide^, sévissait avec plus de fureur en 1837. En face d'un fléau qui transformait ceux qu'il

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