CHAPITRE XXI
Et pourtant il s'y mêle une douceur divine.
Hélas ! c'est ton amour, c'est la voix de Nérine, Nérine aux yeux brillants qui te faisaient pâlir. Celle que tu nommais ton € étemel soupir -», Hélas l sa maison peinte, au bas de la colline, Resia déserte un jour et tu la vis mourir.
Et tu mourus aussi. Seul, l'âme désolée, Mais toujours calme et bon, sans te plaindre du sort, * Tu marchais en chantant dans ta route isolée. . L'heure dernière vint, tant de fois appelée. Tii la vis arriver, sans crainte et sans remord, El tu goûtas enfin le charme de la mort.
(Nov. 1842.)
Ce portrait, esquissé d'une main hâtive, n'est pas partout d'une ressemblance frappante , et Musset ne se rend pas bien compte des difficultés du vers libre (sciolto); mais cet éloge doimé en passant ira à la postérité et retentira encore quand nos dissertations seront oubliées.
G>ntiovierse posthume sur la prétendue conversion deLeopardi. — Lettre du P. Scarpa. — Soupçons et conjectures. — Grégoire XVI. — Le comte Monaldo Leopardi. — Monument de Leopardi à Recanati.
Maïs il faut , pour être complet ^ mentionner le bruit que fit un instant autour du nom de Leopardi le zèle peu scrupuleux d'une coterie. Ici, je préfère laisser la parole à M. Marc Monnier, qui est des mieux informés, en lui laissait également la responsabilité de ses appréciations :
« Ranieri n'eut pas seulement à illustrer son immortel ami, il eut encore à le défendre.
Lorsque , grâce à lui, cette célébrité fut assez bien établie pour faire envie aux révérends