CHAPITRE y
absolue^ au sein d'un matérialisme bâtard qui se nourrit d'abstractions et veut planer dédaigneusement, sans preuves et sans logique, au-dessus même de la science.
Nous reviendrons plus loin sur la philosophie de Leopardi , mais , dût son ombre irritée nous accuser de faiblesse et de vulgarité, nous tenons à dire dès à présent que si son scepticisme religieux est d'un philosophe, son nihilisme dogmatique est d'un hypocondriaque et d'un déshérité.
Ode à Angelo Mai. — Lamartine et G. Pepe. — Ode à un minqueuraujm de paume, — Du mépris de la mort et du sacrifice de la vie. — Ode pour les Noces de la sœur Pauline. — Précautions contre la censure. — Abdication du patriote. — Bruto Minore.
En rompant définitivement avec la foi de tous ceux qui Tentouraient , Leopardi achevait de s'enfermer dans Ksolement le plus complet. La surveillance paternelle en devint plus rigoureuse ou du moins plus difficile à supporter. De là ces explosions de désespoir dont nous parlions plus haut. Mais la muse de Leopardi vit de désespoir ; elle s'enivre à cette coupe amère ; le néant l'attire; elle s'éprend de tendresse pour la mort, et c'est pour célébrer l'éternelle vanité de toutes choses qu'elle trouye ses plus pathétiques accents.
Avant d'entrer dans ce monde livide où erre