Ibid., p
4, — Ibid., p. 83.
n’a pas assez châtié. Néarque, qui ne saurait concevoir tant de duplicité, en vient presque à regretter qu’il soit trop tard pour exaucer ce vœu :
« A lui serbasti Cotesta ultima pena Troppo tarda >!.
A cette nouvelle, Calypso manque de peu de trahir sa détresse. Elle se ressaisit cependant, et envoie Néarque retenir Télémaque un moment, s’il en est temps encore. Néarque, docile et dompté, obéit une fois de plus malgré ses doutes :
« Crudel! Come ben sai Innamorarmi allora
Che più ragion mi dai Di crederti infedel »°.
Demeurée seule, Calypso décide de jeter le masque et, quoi qu’il en puisse résulter, de tout tenter pour arriver à ses fins *.
La Scène IV se déroule sur le port où Télémaque exhorte ses compagnons à activer l’appareillage afin de fuir au plus tôt un séjour dangereux. Mais Néarque survient pour lui annoncer que la Reine le mande. Les deux hommes échangent alors quelques observations révélant à l’évidence que Télémaque s’est pleinement ressaisi, pour suivre sa destinée aventureuse, et que Néarque est enchaîné aux caprices de Calypso, comme il l’avoue non sans amertume, au fils de son ancien chef :
< Tropno la mia catena M'aggrava. Essa mi rende Inutile per sempre
E incapace d’onor…. » *.