Part. II, sc. III, p
4, — Part. II, sc. IV, p. 98.
C'est de ce regret deviné que Télémaque, pressant et persuasif, cherche à tirer parti pour l'emmener avec lui :
« …Vedi. La Nave Pronta è a partir. Seguimi. Un tal momento Forse più non avrai… » |.
Calypso cependant n’a pu, dans son impatience, attendre que Télémaque déférât à son désir. Elle survient et lui reproche de partir sans l’avoir revue. Le fils d'Ulysse lui objecte avec à-propos qu’elle-même lui donna l’ordre formel de fuir sa colère et sa haïne. Elle s'étonne qu’il ait pu y croire :
« Tu, l’odio mio temere O l’ira mia? Come puoi dirlo, o come Immaginar lo puoi?… >?
Et ne craignant plus de dévoiler sa passion elle rappelle tout ce qu’elle fit et pour lui, et pour ses compagnons :
& …Ai tuoi Desiri io soggettai per tutto il mio Immortal poter… » 3.
Télémaque se borne à l’en remercier avec réserve et dignité. Et Calypso, pour le gagner, oppose à sa tendresse la prétendue duplicité d'Eucarie. Mais le jeune héros demeure inflexible dans sa détermination :
« …Qual freggio posso
Dal! amor tuo sperar, o qual omaggio Attender tu dal mio, sul punto stesso Che abbandonar ti deggio ? »#.
Oubliant alors que c’est elle-même qui peu auparavant flétrissait Télémaque de méconnaître ce devoir dont il invoque maintenant l’impérieuse nécessité, Calypso cher-