‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 102 sur 197 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

che à l’en détourner pour le garder auprès d’elle dans cette île enchantée d’Ogygie, où tout incite à l’amour :

« Oh quai costumi

Ad essa più conformi inspiran queste Amene piagge, ove le piante, à fiori,

E l'aura e il rio tutto d’amor favella » :.

Ce mirage ne convainct ni ne tente Télémaque. Cédant alors à sa violence, Calypso menace de le changer en arbre comme ceux dont elle eut à se plaindre. comme elle a métamorphosé la douce Eucarie ?. Indigné de tant de cruauté, désespéré du sort réservé à Eucarie, dont il comprend maintenant la douloureuse infortune, Télémaqaue, s’en remettant aux Dieux, crie à Calypso sa haine et son mépris :

€ .….Fuggo il tuo aspetto Detesto il mio rispetto, e gli occhi miei Se giammai non piacesti, orrida or sei…. »%.

Entraîné par cette fougue véhémente, Néarque qui vient d'assister à la scène sans que Calypso iui ait prêté la moindre attention, dompte sa passion, et monte, avec Télémaque, dans le vaisseau qui va faire voile.

Restée seule, Calypso appelle les puissances infernales à son aide pour déchaîner les éléments. Mais, à sa stupéfaction, les divinités maléfiques demeurent sourdes à sa voix. Elle en augure un redoutable destin :

«< Perchè dovrà perseguitar me sola

Il Ciel di lampÿ e di saette armato ?

Perchè di luce sanguinosa in faccia

« Coperto il Sol mi guarda e mi minaccia ? » ‘.

Alors des voix mystérieuses lui clament la raison de

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