C'était du reste son intention avouée : « Aggiungo
Le sujet, emprunté à la légende, est en effet pris dans ces temps lointains qui se prêtent à l'évocation du merveilleux. Et c’est bien une apothéose aussi merveilleuse que fantastique qui termine le drame.
On ne saurait, d'autre part, contester que le caractère de Calypso ne soit une peinture exagérée d’un caractère féminin : nature orgueilleuse en butte aux épreuves d’un amour contrarié.
L'expression enfin, malgré une versification parfois faible, devait se prêter aisément aux fantaisies musicales, aussi bien que, dans les scènes finales de chacune des deux parties, l’action devait trouver une occasion heureusement enchaînée pour justifier les ballets des compagnons de Télémaque', ou des victimes des enchantements de Calypso ?.
Quant à la décoration elle devait judicieusement seconder l’action en raison des possibilités ménagées par la représentation tant du cadre de l’île d'Ogygie, séjour de délices et de joie, que du port et des navires 4 ou surtout de l’apothéose finale lorsque Calypso, métamorphosée en pierre, les arbres recouvrent leur forme humaine .
Ces traits caractéristiques, nous les retrouverons encore nets et précis dans deux autres tragédies : Polyxène et Marcus Attilius Regulus.