‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 106 sur 197 · Ibid., f° 154 verso · texte numérisé non relu

Ibid., f° 154 verso

4. — Act. I, sc. II (Op. varie autogr., Marciani, ibid., fo 155 recto).

Pyrrhus déplore qu’elle ait pu, à ses côtés, se croire captive :

« O come senea Credermi de’ mortali il pit fallace Puoi dirti prigioniera Quando sei meco ? > !.

Il lui avoue alors son amour, promettant de réparer ses malheurs, d’assouvir ses vengeances, de partager avec elle son trône. Mais Polyxène rappelle tout ce qui les sépare, et le meurtre d'Achille, et la mort de Priam. Bref, elle repousse l'offre généreuse :

« Tu sai chi son, chi seÿ Conosci à torti miei. Non lusingarti. Ingrato Essermi a te conviene.

A te nemica il fato

E la virtu mi fa »°.

Tout en admettant ces raisons, Pyrrhus les combat. Le temps, là aussi, ne manquera pas de faire son œuvre :

« Ciascun dell’ armi

Corse la sorte. Il tempo e le private E le pubbliche offese

Mai non dovrà coprir ? »3.

Au surplus, il assure Polyxène qu’il n’eût pas secondé les desseins des Grecs ni contribué au triomphe de leur cause s’il l'avait connue. Aussi l’objurgue-t-il d'oublier. La jeune Princesse ne se laisse pas convaincre et persiste à implorer son envoi au camp :

« Grazia si lieve Signor non mi negar. I mali Mmiei Mi sembreran minori, alle germane

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