Ibid., f° 156 recto
Ed alla madre unita.
Del non dovuto onor che a me qui rendi Paga non son >‘.
Pyrrhus ne se rend pas à ces prières, et invoque, au contraire, l’heureux destin qu’il lui ménagera :
« Un vincitor qual sono Togliendoti anche un trono Non ti fa men regnante Non è crudel con te »°.
Pyrrhus éloigné, suit un court dialogue -— utile pour nouer complètement l'intrigue — entre Polyxène et Ismène. La fille de Priam, faisant allusion à l’amour dont sa suivante vient de s’apercevoir,se voit, à sa grande stupéfaction, rétorquer par Ismène qu’il est parfois difficile pour une femme de simuler par le dédain l'affection qu’elle porte au cœur. Polyxène, qui parlait de Pyrrhus, veut écarter l’équivoque :
« Che vami dir ? Di Pirro Io ti favello » *.
Mais Ismène éclaire Polyxène : sans doute Pyrrhus l’adore, sans doute elle multiplie des efforts louables pour l’écarter, mais au mépris de sa propre tendresse. Et Polyxène, dans un adorable mouvement de pudeur spontanée, marque sa surprise, avoue sa faiblesse, et tout aussitôt s'inquiète de savoir si Pyrrhus a pu découvrir son amour :
« Ah! Poichè tanto
Sapresti penetrar, poichè d’un fallo M'assicuri di cui finora io stessa Certa non mi credea, sai dirmi ancora, Se la Mia debolezza à a lui palese » {.