‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 108 sur 197 · Ibid., f° 156 verso · texte numérisé non relu

Ibid., f° 156 verso

3. — Part. I, sc. III (Op. varie autogr., Marciana, ibid., fo 156 verso).

4, — Ibid., f° 157 recto.

Ismène la rassure en quelques mots d’une psychologie très fine :

« Comunqgue ci pensi

Sempre innatto è un amante e come spesso Facile alla lusinga in dubbio resta

Nel creder infedel colei che adora Credendola fedel dubita ancora » :.

Polyxène déplore de voir son infortune ainsi aggravée par une tendresse que les Dieux et sa race doivent condamner. Elle supplie Ismène de l’aider et de la conseiller pour que Pyrrhus ne se doute jamais de rien. Et dans les quelques vers qui terminent la scène, elle se plaint doucement qu’un enchantement d'amour s’oppose à sa raison :

« Io lo so punir dovrei L'empio autor de’ mali miei Ma s’oppone alla ragione Un incanto oh ! Dio d'Amor

« Chiedo è ver a un giusto sdegno D'un indigno la vendetta

Ma poi sento che s’affretta

A puñirlo sul mio cor »?.

Nous assistons ensuite, au camp grec, à l’entretien au cours duquel Ulysse expose à Agamemnon le résultat de sa visite à Pyrrhus, dont il rapporte le refus en termes précis et nets :

« Inutile à con esso

Preghiera o autorità. Questa lo irrita Quella lo insuperbisce. Ei si dichiara Di Polissena difensor… »°.

Ils décident alors, dans l'intérêt même de l’armée grecque, de s’assurer, par tous les moyens, de Polyxène. Et

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