Ibid., f° 157 verso
3. — Part. I, sc. V (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f° 158 recto).
Ulysse craignant que le roi de Thessalie ne s'oppose par la force à leur dessein, imagine de recourir à un stratagème, procédé à son avis justifié par le manque de parole de leur allié :
« Coll’ ingegno e colla frode Nostro vanto e nostra lode E’ ingannato un mentitor.
Se tradir il più sincero
E’ delitto, il Mmenzognero Prevenir sarà valor >» !.
Survient Pyrrhus qui, avec quelque hauteur, s'étonne qu’on lui veuille arracher Polyxène, alors que la victoire commune assurée, il ne saurait plus dépendre de personne :
« Troia distrutta e vindicato il torto
Di Menelao, non resta
De’ nostri patti altro a compire, e omai Di commandarmi or più ragion non ai »=?.
Agamemnon, avec la dignité qui convient à un chef, de relever cette audacieuse remarque. Ulysse intervient pour les supplier sagement d'éviter tout nouveau sujet de division, et les exhorte à s’expliquer. Pyrrhus évoque alors avec orgueil tout ce que son père Achille fit pour Polyxène, notamment la prise de Thèbes et de Lesbos et la victoire sur les armées de Philippe. Agamemnon lui conteste, cependant, le droit de revendiquer pour lui seul Polyxène, même en se prévalant de la renommée d’Achille :
« Tutta l’eredità di Priamo, il sai Era voto comun, e a te non lice D'’una parte di quella
Farsi dispositor… >».
Et parlant raison, il le met en garde contre cet amour