‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 113 sur 197 · Jbid., f° 163 recto · texte numérisé non relu

Jbid., f° 163 recto

2. — Part. II, sc. IV (Op. varie autogr., Marciana, ibid., fo 164 recto).

3. — Part. IL, sc. V (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f° 164 verso).

4, — Ibid, f° 165 recto.

Un si atroce consiglio e colla fuga Inganna il loro >» !.

Si bien que Polyxène, touchée par ce tendre dévouement, semble se rendre à ses prières. Et, comme si une trop longue et trop douloureuse contrainte avait abattu en elle toute résistance, dans un mouvement d'expansion discrète, elle lui demande de ne pas trop s’exposer au danger que sa fuite ne manquera pas de lui faire courir. Elle dévoile ainsi son amour à PyrrhuUs :

&« se il Mic riposo

Se il viver mio L’ à caro,

Negli incontri funesti a cui t’esponi… Nella mia lontananèa

Difendi i giorni tuoi.

til tu0 periglio

In tutti i mali miei

Il minor non sar@… > *?.

Pyrrhus exulte mais n'ose croire à son bonheur. Aussi, pathétique, est-il en proie au doute :

« Ah! Dimmi almeno Dimmi ch io non m'inganno… » ?.

Polyxène vaincue par cette angoisse qui contraste avec la fierté et l’orgueil indomptable du jeune roi, le rassure, toute douceur et pudeur :

« E non ti basta ancor la debbolezza Con cui mal mi difendo ? »*.

Et la scène se termine, apaisée et sereine, dans une réserve touchante des deux amants,

L'action nous transporte dans la tente d’Agamemnon. Ulysse examine la situation créée.par le feint acquiescement de Pyrrhus. Avec perspicacité il envisage les diver-

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