‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 114 sur 197 · Ibid., f° 166 recto · texte numérisé non relu

Ibid., f° 166 recto

ses éventualités qui peuvent surgir et les raisons, renforcées du reste par les précautions prises, qui doivent finalement vaincre la résistance du roi de Thessalie !.

Mais voici, nouveau coup de théâtre, qu’au milieu de la discussion des princes grecs, apparaît Polyxène. Se ravisant, et déjouant la surveillance de Pyrrhus, qui se fie à son consentement à la fuite, elle vient, d’elle-même, se livrer, avec une fierté toute cornélienne :

&« Qui non mi guida

Gia sorpresa de’ tuoi. Libera io vengo

Dalla tenda di Pirro…

.…Fuggo l’ aspetto

Del mio liberator e Ô vanto ardire D'offrirmi io stessa alle vendette e all’ ire »°.

Agamemnon, magnanime, s’étonnant de cette décision favorable aux Grecs, elle précise que vis-à-vis de Pyrrhus, c'était la seule issue qui convint :

« io tanto non sono

Vi per sedurlo o per tradirlo ingrata »:.

Vaincu par tant de courage, Agamemnon exprime le regret que le Destin ne lui permette pas de l’en récompenser. Saisissant l’occasion, dans un élan généreux, Polyxène demande alors que l’on ménage au moins Pyrrhus dont l’amour est la seule cause de son intransigeance coupable:

« Ah ! si perdoni

Ai suoi trasporti, l’ira sua si scusi.

…Ora ben spesso

Da lui lontana, senza colpa io credo Bramar la sua salvezea » {.

1. — Part. II, sc. VI (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f° 166 recto in fine).

2. — Part. II, sc. VII (Op. varie autogr., Marciana, ibid., fo 167 recto in fine, 167 verso princip.).

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