Ibid., fo 169 recto
Tanta fede non «a. Follia sarebbe Il sospetarne… » 1.
Mais la sincérité impétueuse de Pyrrhus s’accommode mal de cette équivoque, et ne tarde pas à se faire jour sous ses paroles de menaces :
« Al nuovo giorno Si vedrà come a voi Io corrisponda » ?.
Agamemnon lui révèle alors soudain que rien n'est ignoré de ses desseins les plus secrets pour arracher Polyxène aux Grecs :
« E l’ora e il punto
E i seguaci alla fuga
E i compagni all’ impresa, Il tutto à noto » à.
Pyrrhus interrompt brusquement le Chef, exaspéré par sa douleur et sa déception. Et donnant libre cours à ses sentiments tumultueux, qu’une contrainte inaccoutumée a malaisément réfrénés un instant, il lance un défi arrogant aux Grecs :
« Ad ogni evento Son pronto.Odio la Grecia.Odio me stesso ! » *
Toute cette véhémence tombe soudain à la vue de Polyxène qui s’avance. Et la stupeur de Pyrrhus est plus grande encore lorsqu'il l'entend réclamer pour lui un pardon complet puisqu'elle s’est livrée elle-même...
Devant un tel stoïcisme et tant de malheur chez ces deux êtres qui sont profondément unis dans une affection à la fois si orgueilleuse et si humaïne, Agamemnon décide de les sauver. Ulysse, touché lui aussi, n’est pas en
1. — Part. II sc. VIII (Op. varie autogr., Marciana, Ibid... fo 169 recto).