‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 120 sur 197 · Ibid., f° 178 verso, col · texte numérisé non relu

Ibid., f° 178 verso, col

Et comme Annon et le consul, chacun pour des raisons différentes, s’étonnent de cet avis qui le condamne irrémédiablement à un sort cruel, Régulus ajoute, stoïque, qu’il ne saurait y avoir pour un guerrier que deux fins possibles, la victoire ou la mort :

« Utile è a voi

Che ognun che s’arma per la Patria sappia Che non lo aspetta altro miglior destino Che vincere o morir >» !.

Le Carthaginois, exaspéré par cette attitude, ne peut s'empêcher de proférer des paroles de dépit et de menaces, ce qui lui vaut de Caius Attilius une réplique dédaigneuse et cinglante :

« Qui con voce di terrore Non si viene a contrattare >» ?.

Suit une Scène très belle entre Régulus et Marzia, dans laquelle ces deux âmes d'élite se témoignent, avec une ardeur contenue, la tendresse profonde qui les unit. A peine si Marzia, dans un sentiment profondément humain, a-t-elle le temps de s’attendrir à l’aspect du visage de son mari, ravagé par les souffrances de sa captivité ?, que Régulus l’interrompt, lui faisant observer que l’intérêt de la Patrie leur imposera peut-être de plus cruels sacrifices encore. Et Marzia, courageusement, se déclare prête à les subir :

& a secondar i tuoi Magnanimi disegni Pronta sarô » “.

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