‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 123 sur 197 · Ibid., f° 185 recto, col · texte numérisé non relu

Ibid., f° 185 recto, col

4. — Act. II, sc. IV (Op. varie autogr., Marciana, ibid., fo 185 recto, col. 2).

Combattuto dall’ onore Contro un barbaro dover »1.

Quant à Fausta, dans son entretien avec son père, elle nous apparaît tout à la fois touchante et charmante, crucifiée elle aussi par le péril qu’il court :

« Mio genitor, credea

Oggi di terminar col rivederti

Tutti i passati affanni. E pur non mai Tanta per tua cagion smania provai »?.

Regulus la console en exaïltant son courage, en lui persuadant que rien ne doit compter lorsque l'intérêt de la Patrie est en jeu :

« Non à maggior periglio Del vivere il morir. Son vita e morte Indiferenti nomi…. »S.

Et comme Fausta dans l’ardeur de son affection filiale discute, malgré tout, ces sentiments surhumains qu’elle ne comprend pas, habituée à de moins sévères perspectives, son père pardonne à sa jeunesse et à son inexpérience :

Meglio nell’ avvenir l’uso di vita » ‘.

Restée seule, Fausta admet que chacun doit tendre à la vertu, mais, si plusieurs voies y conduisent, estime qu’il n’est pas défendu de préférer celle exempte d'épreuves et de douleurs :

« ...Ma se pit strade Vi possono condur, dov’ è colui Che alla più disastrosa,

Page 1