Ibid., f° 185 verso, col
4, — Ibid., f° 186 recto, col. 1.
Non preferisca…… Quella da spine e da disastri illesa ? >".
Après ce court intermède, le drame reprend. Le consul, s'adressant au Sénat réuni dans l’intérieur du Temple de Mars pour recevoir l’envoyé de Carthage, informe les Sénateurs que la proposition qui va leur être soumise doit être repoussée parce que dangereuse, et que Régulus, au mépris de sa vie, s’y oppose énergiquement ?.… Annon introduit, Caius Attilius, connaissant sa superbe, l’interpelle avec hauteur pour lui rappeler le respect auquel l’Assemblée à droit :
« Nel risolver, Annone,
Qui non si prende norma
Da sprezezo o da timor. Quello sconviene Alla nostra grandezza,
Questo alla nostra sorte >» *.
Le Sénat refuse l'échange des prisonniers, mais décide, si Carthage consent à rendre Régulus, de livrer dix captifs à son choix et des cités. Cette offre généreuse qui le récompense, comme le fait remarquer justement le tribun Mannius, des deux cents villes par lui conquises, Régulus la refuse pour partager le sort de ses compagnons d’épreuve.Le consul, au nom du Sénat, acquiesce à ses instances, et tandis que tous rendent hommage à ses qualités — qui le font plus grand dans la captivité même que dans le triomphe, et demeureront pour Rome un exemple éternel — Regulus, magnanime et simple, se soumet avec sérénité à la loi du vainqueur :
« Con alma ardita Con petto forte Andrô di vita
1. — Act. II, sc. VI (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f°186 recto, col. 2).
2. — Act. II, sc. VII (Ov. varie autogr., Marciana, 1bid., fo 186 verso, Col. 1).
3. — Act. II, sc. VIII (Op. varie autogr., Marciana, ibid., fo 186 verso, col. 1.
Più che di morte À trionfar.
« Mai con maggiore Premio o Mmercede Giunse l’onore Roma e la fede
A coronar » !.
Tout est consommé. Regulus regagnera Carthage avec Annon, qui saisit l’occasion pour faire l’éloge de la duplicité qu’on lui à reprochée :
« E’ la frode nei regnanti Una lecita accortezza, Per sedur con discretezza La comun credulità » 2.
Le consul Caius Attilius lui répond fièrement qu’à la duplicité s’oppose la bonne foi, telle que Regulus vient d'en donner un exemple pour la postérité, et pour le plus grand honneur de Rome dont les lauriers à nouveau germeront :.
L’Acte III, dans lequel les Légions romaines vont jouer un rôle important, ne sert guère qu’à accentuer encore le caractère indomptable de Regulus.
Mannius avait laissé entrevoir à Fausta que tout n’était peut-être pas perdu “ De fait, nous le voyons écouter avec complaisance les conseils insidieux d’Annon, qui lui suggère de faire intervenir les légions pour s'opposer au départ de Regulus °. Il les accepte d’autant plus volontiers qu’il croit sincèrement servir en cela les intérêts de Rome