‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 136 sur 197 · Supra, chap. I, p. 20 et suiv · texte numérisé non relu

Supra, chap. I, p. 20 et suiv

4. — Nombre de questions étudiées par Ortes dans certains de ses écrits, que nous avons, pour mémoire, signalés (par exemple Rifless. sulle rendite del Principato e sulle rendite pubbliche; Disc. sull’'Econ. Nazion.; Varii pensieri econ. sull’interesse del da-

II. — Il nous à paru indispensable, en raison de l’importance considérable des principes posés par Ortes en Economie politique, de nous arrêter un instant sur le but qu'il lui assigne et sur la méthode qu'il applique dans son Economie Nationale.

Si les derniers jours de la République s’écoulaient dans la nonchalance et les fêtes, le milieu et les cinconstances ne laissaient pas cependant d’êtrs favorables au mouvement économique. D'abord, à Venise, un peu comme à Paris à la même époque, le débcrdement de la littérature frivole commence à paraître fastidieux. Ensuite, et surtout, la richesse ancienne s’épuise. Les patriciens dépensent les derniers ducats que l’audace et l’activité de leurs ancêtres, les armateurs de galè:2s, avaient amoncelés. Le moment est proche où la Sérénissime devra non seulement renoncer à l’apparence même de sa puissance, mais encore à son opulence et à sa vie facile. Beaucoup s’inquiètent, se mettent en quête de remèdes et. s’improvisent économistes. Ainsi s'expliquent, d’une part, le bon accueil réservé aux études et aux ouvrages d'Economie politique !, d'autre part, Ortes excepté, la médiocrité des Economistes vénitiens parmi lesquels on peut à peine retenir Zanon, Corniani, Algaroti, ou Carli.? Ils ne

naro…) sont autant de corollaites directs de l'Economie Nationale, qui se présente, ainsi que nous l’indiquions, comme le monument le plus important d’Ortes, en matière économique, sorte de tronc d’où rayonnent ses autres productions. Et cela devient plus évident encore si l’on note que les Fidéicommis sont, pour une part, déjà, traités dans l'Economie Nationale, et que les Réflexions sur la Population sont faites « par rapport à l'Economie nationale ».

1. — Voir par exemple dans LaMPERTICO (Giam. Ortes e la Scienza econ. al suo tempo, p. 183 à 208) un document intéressant relatif à la création à Venise, en 1773, d’une « Société Economique », ce qui indique bien l'intérêt que l’on portait à ces sortes de questions (Znfra, p. 304 et n. 2).

2. — Zanon (1696-1770) écrivit de nombreux traités sur les questions agricoles : Della formazione ed uso della torba, Venise 1767, in-4° ; Della coltura ed uso delle patate, Venise 1767, in-4, Rome 1785; Della marna e di alcuni altri fossili atti a render fertili le terre, Venise 1768, in-4° ; Saggio di storia veterinaria, Venise 1770, in-8°. Mais il est surtout connu par son traité sur les Académies : Dell’utilità morale, economica e poli-

se préoccupèrent d’ailleurs nullement de ce qu'était, en soi, la Science économique, non plus que de son but ni des moyens — théoriques ou pratioues — susceptibles de ménager des résultats généraux satisfaisants. Ils se bornèrent, les uns et les autres, à présenter des exposés particuliers, destinés à favoriser la branche d'activité à laquelle ils s’intéressaient plus spécialement : ce sont des praticiens, rien de plus. Ortes s'oppose à eux d’une façon catégorique et les domine, parce que, dans ses écrits, il va, pour la première fois, donrer un apercu d'ensemble et systématique de la question économique.

L’Economie politique, ou, plus exactement, l'Economie

tica delle Accademie d’agricoltura, arti e commercio, Udine, 1771, (rapporté fragmentairement dans CusTonti, ouv. cit., p. m. t. XIX, p. 137 à 398 et par ses Lettres (Lettere sull’'agricoltura, gli arti e il commercio, 7 vol. 1756 à 1767, publiées pour partie par Cus- TODI, OUv. Cit., p. m., t. XVIII) qui sont bien plus une compilation qu’une œuvre personnelle et ne méritent certes pas les éloges qu’en fait Baretti dans sa Frusta letteraria des 1‘ janvier, 15 mai, 1“ septembre 1764 (La Frusta letter. e scritti critici minori di G. Baretti, vol. I, p. 173 et suivantes, p. 420 et suivantes ; vol. II, p. 94), mais, b'en plutôt, les critiques mordantes de Lampertico (Giam. Ortes e la Scienze econ. al suo tempo,

Corniani (1742-1813) est l’auteur de deux discours sur l’Agriculture (Della legislazione relativamente all’Agricoltura, Discorsi due, 1” mai et 11 septembre 1777, publiés par Cusront, ouv. cit., p. m., t. XXXIX, p. 165 à 244).

Algarotti (1712-1764) écrivant sur toutes choses devait forcément écrire quelque traité d'Economie politique. Il publia, en effet, un Saggio sopra il Commercio et quelques autres observations, Epistola sopra il Commercio ; Frammento sugli effetti dell Industria. (Voir CusTont, ouv. cit., t. I, p. 285 et suiv).

Gian-Rinaldo Carli (1720-1795), fixé à Milan, devenait président de l’Administration économique de l'Etat. C’est ce qui explique pourquoi, Vénitien — de Capo d'Istria, — ses ouvrages traitent du Milanais. Nous citerons de ses écrits ses remarques sur la Monnaie : Dell’origine e del commercio della moneta (Cusront, ouv. cit., p. m., t. XIII) ; sa Relazione del Censimento dello Stato di Milano (Cusrtont, ouv. cit., p. m., t. XIV, p. 181 à 319); son Breve Ragionamento sopra à bilanci economici delle Nazioni (Cusrtopt, ouv. cit., ibid., p. 319 à 359), et sa Lettre sur les grains : Del libero commercio de’ grani, Lett. al Presidente Pompeo Neri, Milan, 2 sept. 1771 (Cusront, ouv. cit., ibid., p. 361 et suiv.).

nationale ', est pour Ortes l’art d'améliorer les substances nécessaires à la vie, de les rendre plus utiles et plus agréables : « Par Economie, j'entends. une utilisation meilleure des substances nécessaires, utiles ou agréables. »?, Ce serait même cette fin sociale de l'Economie politique qui aurait poussé les hommes à la concevoir et à l’appliquer‘. Voilà pourquoi d’après lui, et contraire-

1. — Dans l'esprit d'Ortes,cette expression signifie que te Gouvernement n’a rien à voir en Economie, et qu'il s’agit de l'intérêt de tous et non de quelques-uns. C’est en 1774 qu’Ortes employa ce terme communément usité en Allemagne parce qu’il désignait clairement le système de protection douanière que les disciples de List opposaient au libre échange, caractéristique de la politique économique de Smith et des Anglais.

2. — Economia Nazionale, Disc. prelim., X (CUSTODI, ouv. cit. p. m., &. XXI, p. 28). Dans son Discorso sull’'Economia nazionale, Ortes précise : « Per Economia nazionale s’intende quella scienza per cui ciascuno in una nazione resti provveduto di beni da quali bastamente, comodemente e piacevolmente sussistere. » (Op. varie autogr., Marciana, It, class. II, cod. CXXXVIII, fo 233 recto princip.). Ortes se rapproche ainsi de Verri : Meditazioni sulla Economia nazionale, Préface, passim ; $ V princip. (Cusropi, ouv. cit., p. m., t. XV, p. 52, 53), et surtout de Beccaria : Elementi di Economia pubblica, part. I, $ I (CUSTODI, out. cit., p. m., t. XI, p. 19), mais il restreint, tout au moins dans l'expression, sinon dans la réalité, le but assigné à l’Economie politique par les Napolitains, et notamment par Genovesi : Lezioni di Economia civile (CusrTont, ouv. cit., p. m., t. VII, p. 30 ; Introduct., ibid., p. 41). Voir encore part. I, chap. XVI, $ I (CuSTont, ouv. cit., p. m., t. VIII, p. 37, 38; Ragionam. sul Commercio in generale, $ III, v (CustTopi, ouv. cit. p. m., t. X, p. 11, 20). De cette définition, il convient de rapprocher ce qu’Ortes écrit plus tard dans son opuscule sur l’Ingérence du Gouvernement : contrairement aux principes communément admis, il affirme que le but vers lequel on doit tendre ne peut être autre que d’assurer une meilleure répartition des richesses afin d'éviter l’extrême opulence et l'extrême pauvreté : Dell’ Inger. del Govern. nel! Econ. Nazion. (Studi varü autografi, Marciana, It, class. XI, cod. CXXXV, f* 20 verso, 23 verso. — LAMPERTICO, Giam. Ortes e la Scienea econ. al suo tempo. p. 342 in fine, 343 princip., 348). Enfin, à propos de l’Economie ecclésiastique, il déclare qu'elle consiste, comme toute autre, dans les modes d’acquisitions, de possession, de mise en valeur et de consommation des biens : Errori popol., axiom. VII, 1: (Cusropt, ouv. cit., p. m., t. XXV, p. 197).

3. — « gli uomini finalmente s’avvidero che, oltre a se stessi e ai vicini, era giusto ed era necessario provvedere di beni ancor tutti gli altri…, per prevenire i delitti e i disordini che potrebbero infestarla, e fù questa l’origine della Scienza economica... » Disc. sullEcon. Nazion, II (Op. varie autogr., Marciana, It, class. II, cod. CXXXVIII, fo 233 recto in Jine).

ment à l’opinion commune, le rôle de la Science économique ne doit pas être d'accroître les biens, mais de les mieux répartir :. Ce serait là l’objet même de l'Economie réelle qui s’opposerait ainsi à l'Economie dite politique et qui tend à l’accroissement des biens’. De cette diversité de but résulterait, du reste, une diversité de nature l'Economie réelle tendrait à la conservation des nations, dont l'Economie politique, parce que toujours unie à l’idée de puissance et de grandeur, risquerait d'entraîner la destruction *.

L’Economie ainsi définie‘ verrait, au dire d’Ortes, distinction essentielle de son système, sa qualité changer suivant qu’on la considère du point de vue particulier ou du point de vue général. Particulière, elle variera d’individu à individu, chacun réglant à sa guise sa ligne de conduite, sinon quant aux besoins propres à peu près identiques chez tous’, du moins quant à la masse des biens possédés f. Générale, au contraire, elle sera invariable, et, par suite, susceptible ni d'amélioration ni d’aggravation. C’est là pour lui une loi fondamentale’, bien

1. — « la vera scienza economica non istà nell’accrescere, ma stà essa nel distribuire al miglior modo i beni o le ricchezze reali che gia si trovano in ogni nazione. » Disc. sull’Econ. Nazion., V (Op. varie autogr., Marciana, ibid., fo 234 recto).

2. — « è da osservarsi che considerando la economia vera e reale non nell’accrescer i beni. ma nel distribuire al miglior modo, una simil reale economia è contraria alla politica per la quale i beni reali s’accrescan nei ricchi che più n’abbondano. » Disc. sull” Econ. Nazion., XIV (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f° 237 recto).

3. — Disc. sull’ Econ. Nazion., XV (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f° 237 verso).

4. — Ortes la range parmi les Sciences utiles : Delle Scienze Utili e delle Dilett., chap. I (Cusroni, ouv. cit., p. m., t. XXIV, p. 125). Voir Supra, chap. III, $ III, p. 116.

5. — Econ. Nazion., liv. V, chap. XIII (CusrTonr, ouv. cit. p. m., t. XXII, p. 204 et suiv.). Voir encore Errori popolari…. axiome II, 11 (CusTopt, ouv. cit., p. m.t. XXV, p. 55).

6. — Econ. Nazion., Disc. prelim, X (CUSTODI, ouv. cit, p. m., É'ECXT D. 29):

7. — Econ. Nazion., Disc. prelim. II (Cusropt, ouv. cit. ibid., p. 4, 5) ; X (ibid., p. 29, 30). Voir aussi liv. IV, chap. XII (Cus- TODI, OUv. Cit., p. m., t. XXII, p. 71). C’est également ce qu’il

que méconnue ‘. Or, il s'attache à étudier l'Economie dans ses règles générales, abstraction faite des intérêts parti-

culiers, des tendances spéciales, des désirs de tel ou tel ou de lui-même ?.

écrit à Michele Ciani, Lett. VII (Cusronï, ouv. cit. p.-mM; t. XXIV, p. 352). Cf. encore Errori popolari…, Annotaz. I (CuSTtopI, ouv. cit., p. m., t. XXV, p. 241 in fine) ; axiom. V. vi, (CuUSTODI, ouv. cit, ibid., p. 163). Il donne, à l'appui de ses dires, une explication au moins curieuse : le législateur tend à améliorer le sort des pauvres en augmentant la somme des biens communs. Si la loi, par ce moyen, avait pu produire un effet réellement utile, il est évident que peu à peu, de génération en génération, les nations seraient devenues moins besogneuses et l'intervention du gouvernement de moins en moins nécessaire ; or, il n’en est rien. Econ. Nazion., Disc. prelim., III (CUSTODI, ouv. cit, p. m., t. XXI, p. 8). Dans une lettre à Michele Ciani, il écrit dans le même sens : « .tali piani e progetti sian vane lusinghe apparisce dal fatto, per cui dopo quelli stati proposti, approvati ed eseguiti ancora, le nazioni nondimeno si trovano alla condizione di prima, se non anco peggiora » Lett. XLVI, précit. (CUSTODI, ouv. cit., p. m., t. XXIV, p. 449). Et l’on comprend qu'Ortes, comme nous le verrons plus loin ({nfra, sect. II, $ III, 1x, p. 331, 332), soit nettement hostile à l’Interventionnisme.

1. — Les Economistes italiens du xvitr: siècle étaient, en effet, d’un avis contraire : Cf. par exemple pour GENOVESI, Lez. di Econ. civ., part. I, chap. X, $ VII (Cusront, ouv. cit., t. XVII, p. 227) ; part. I, chap. XII, $ IX (Cusront, ibid., p. 296) ; $ X (Cusropt, ibid., p. 297) ; part. I, chap. XIII, $ I (CuSToptr, ibid., p. 303). Voir encore : $ XI (ibid., p. 512), $ XIII (ibid. p. 314) ; part. I, chap. XV, $ XXII (CUSTODI, ouv. cit, p. m., t. VIII, p. 34. — Pour FILANGIERI : Delle Leggi polit. ed econ., ChAD: XI (CUSTODL-OUV. Ci, p. M, t'UXXXITI, D. 155,156) ; chap. XII (ibid., p. 164 et 167) ; chap. XIII (ibid., p. 172 et suiv.); chap. XXVI (ibid., p. 307). — Pour BEccariA : Elementi. di Econ. pubbl., part. III, chap. II, $ XXII (CUSTODI, Ouv. cit, p. m. t. XI, p. 297) ; $ XXIII (ibid., p. 299 à 305). — Pour ZANON : Dell Utilità delle Arti e Manif. Lett. II (CUSTODI, ouv. cit., p. M. t. XVIII, p. 114, 118; Lett. IV (bid., p. 153) ; Lett. V (ibid. p. 158) ; Lett. VI (bid., p. 176).

2. — On s’explique pourquoi Ortes ne s’obstinera pas en efforts vains pour réaliser un progrès ou éviter un recul. Il ne recherchera pas davantage les moyens d'améliorer l'Economie nationale. Il s’appliquera plutôt à démontrer ses phénomènes réels, à l’exposer telle qu’« elle procède, comme un effet de causes immuables et éternelles ». Economia Naëzion., Disc. prel, XI (Cusropt, ouv. cit. p. m., t. XXI, p. 31 in fine, 32 princip.). Ce n’est pas, en un mot, contrairement à Galiani pour qui tous les problèmes d'Economie politique se réduisent à la recherche du bonheur (Dialog. sur le Comm: des grains, Dial. VIII; Cus- Toni, ouv. cit, p. m., t. IV, p. 58 in fine), des systèmes en vue

En Italie, et notamment en Vénétie, au Settecento, l'Economie politique n’était pas considérée comme une science distincte. Sous le nom d'Economie on englobait, pêle-mêle, tout ce qui avait trait au Commerce, à l’Industrie, à l’Agriculture; tout ce qui, par quelque côté, touchait à la prospérité nationale, projets de réformes sociales ou conceptions philosophiques’. L'idée nette d'Economie politique faisait défaut. On n'était pas encore habitué à la distinguer, isolée, comme une branche particulière de la connaissance humaine’. C'était une sorte d’accessoire de sciences plus générales : on l’étudiait tantôt avec la Politique proprement dite, comme Filangieri; tantôt avec l'Economie domestique, comme Pandolfinif. Mais Ortes va faire sentir son originalité et son influence.

d'assurer la félicité des peuples qu’il recherche, mais la raison de leurs malheurs : « in luogo di progettar sistemi inutili per la felicità de’popoli, mi limiterô à investigar la ragione della loro infelicità... » Econ. Nazion., Disc. prelim., XI (CUSTODI, ouv. CL. D ANT EXT D 32)

1. — C’est ce que notait Ortes : « un popolo di studiosi, che fatto un zibaldone di economia, di ricchezza, di politica e di letteratura, confondono e corrompono l’une collaltre di tutte queste, e in luogo di insegnare e di promovere il possibile e il vero, insegnano e promovono l’impossibile e il falso. » Annotaz. degli Error. popol., Annot. I, 1V, (CUSTODI, ouv. cit., p. m., t. XXV, p. 257).

2. — A Venise, notamment, la Politique économique tenait lieu d'Economie politique. Ce fut toujours une des préoccupations des Provéditeurs à la Terre-Ferme et des Ambassadeurs. Voir A. NorsA, Il fattore economico nella grandezza e decadenèza di Venezia (Nuova Rivista storica, 1924). Du reste, dès le début du xvr siècle, une Magistrature spéciale, celle des « Cinque Savi alla Mercanzia », fut chargée de veiller au Commerce et à la Navigation. (Voir MOoLMENTI, La Storia di Venez. nella Vita priv., part. II, chap. I, p. 142 et suiv.). Les Vénitiens du Settecento s’intéressaient aux questions économiques. Les publications parues à Sienne, Pise, Milan, Florence étaient reçues, lues et commentées à Venise. Et le Giornale Enciclopedico se distinguait à cet égard parmi les autres nombreuses gazettes vénitiennes pour tenir ses lecteurs au courant de tout ce qui paraissait à Paris, Londres, Vienne, Berlin, Cologne, Amsterdam. Et les ouvrages des Galiani, des Genovesi, des Verri, des Beccaria, comme ceux de Smith ou de Necker, étaient parfaitement connus.

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