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Per la qual cosa potra verbi gratia un sacco di grano

C’est cette qualification des biens qui, comme dans l’île, facilitera la répartition. Les occupations, en effet, comportant une adaptation meilleure des produits aux besoins !, permettront sur le même objet diverses transformations ?. Mais cette qualification, pour être réellement productive, devra nécessairement entraîner la spécialisation des occupations, seuie capable d’assurer un rendement meilleur : c’est ainsi qu’apparaît dans Ortes la loi générale de la division du Travail qu’Adam Smith devait plus tard exposer et démontrer lumineusement :.

II. — De la Division du Travail. — La loi de Recherches communes. — Le titre seul du chapitre où Ortes en signale la nécessité est la définition implicite de la division du Travail : Occupazioni prestate a un modo e ricevute a tutti i modi. Il s'explique du reste brièvement et clairement : « Chacun ne pouvant s’employer dans tous les genres d’occupations, il importera qu’il s’attache à un,

permutarsi con un fusto di legno intagliato o l’opera di un agricoltore di un mese permutarsi con quella di une scultore di un giorno.… » (1bid., p. 69).

1. — Econ. Nazion., liv. I, chap. X (Cusrtopt, ouv. cit., ibid., p. 72).

2. — Ortes note très justement que ces manipulations, ces transformations ne sont pas illimitées. Toutes les fois, en effet, auw’elles s’exagèrent, elles deviennent un leurre, et, si on les rend excessives, elles apparaîtront bientôt comme une gêne. Econ. Nazion., liv. I, chap. XII (Cusront, ouv. cit., ibid., p. 84 et 85). Ainsi pour Ortes, c’est la nation tout entière qui est productrice, et non pas seulement la classe agricoles : les « qualifications » permettront, en effet, dans son système, à toutes les catégories d’occupés de participer à la production nationale. Sur cette « qualification » des biens, voir les Riflessioni di un filosofo americano. (Op. varie autogr., Marciana, It. classe II, cod. CXXXVIII, fo 39 recto). C’est la thèse d'Adam Smith pour qui le travail sous toutes ses formes est productif et non pas seulement l’agriculture : An Inquiry into the nature and the causes of the wealth of nations, passim. Cf. notamment Introduction et liv. IV, chap. VIII, des Systèmes agricoles, où A. Smith présente une critique de la Physiocratie.

3. — A ce sujet, Lampertico écrit judicieusement : « Insomma se l’Ortes fù impressionato dalla divisione del lavoro, somiglia à chi abbraccia ad occhio nudo un bell’orrizzonte : lo Smith si armô d'un cannocchiale… » (Giam. Ortes e la Scienza econ. al suo

tempo, p. 131).

deux ou un petit nombre de métiers dans l'intérêt de tous ; et pour ce qui touche aux autres modes d’occupation, il en sera pourvu par les autres occupés dans la même mesure »!.

De ce principe, il tire aussitôt une conséquence : l’existence de chacun n'étant assurée que par le fruit de son travail personnel accepté de ses semblables, il faudra que ce travail trouve sa place dans les occupations de la

nation ?. On tendra donc à rechercher les seules occupations universellement acceptées *. Nous serons ainsi amenés à embrasser une profession de « recherche commune ». On ne prisera, en un mot, que les occupations permettant un échange normal et facile des produits du travail personnel contre le produit du travail d'autrui‘.

1. — « Non potento ciascuno occuparsi in tutti i generi di occupazioni, sarà necessario ch’ei s’occupi in uno, due o pochl più generi per tutti, attendendo per gli altri generi di occupazioni il prevvedimento degli altri all istessa misura. » Econ. Na- 2ion., liv. I, chap. XIII (Cusront, ouv. cit., p. m., t. XXI, p. 88). Voir également : Errori popol…, axiome, V, 11, (CUSTODI, OU. cit., t. XXV, p. 143). Voir Supra, p. 311 et aux notes.

2. — Econ. Nazion., liv. I, chap. XIV (CusTopt, ouv. cil., p. m. t. XXI, p. 90).

3. — « In somma tanto e non più potran le occupazioni darsi quanto sian comunemente ricevute e tanto potran comunemente darsi e riceversi quanto sian comunemente ricercate. » (Econ. Nazion., liv. I, chap. XIV (Cusroni, ibid., p. 91). C’est cette estime dans laquelle on tient l'occupation qui constitue ce qu'Ortes appelle sa qualité. La quantité ne serait autre chose que la durée de l'occupation. Econ. Nazion., liv. IV, chap. IV (Cusropt, ouv. cit., p. m., t. XXII, p. 22).

4. — C'est ce qu’il explique un peu obscurément : « Per comuni ricerche dunque io intendo le particolari di chi presta un’occupazione, accompagnate perô da altrettante di altri a’ quali sia essa prestata, o di chi ne dà e ne riceve i beni corrispondenti ; le quali ricerche particolari ancora non sian contrastate dalle comuni di più altre. » Econ. Nazion., liv. I, chap. XV (Cusront, ouv. cit., p. m., t. XXI, p. 94 in fine et 95 princ.).

Ces recherches communes seraient diversifiées par des causes secondaires telles que le climat. Econ. Naëzion., liv. IV, chap. X (Cusrontr, ouv. cit. p. m., XXII, p. 55 et 56) ; mais surtout par la liberté. Notons toutefois que cette liberté n’est plus la liberté subjective qu’Ortes désigne sous le nom de liberté économique, mais la liberté objective, politique, distinction sur laquelle il néglige d’insister, au risque de provoquer la confusion. Left. in propos. della Econ. Nazion., Lett. V (CUSTODI, ouv. cit., p. m,

Mais cette recherche commune va avoir une double conséquence :

D'abord, elle apparaît comme une négation de la liberté économique individuelle qui est la possibilité d'exercer la fonction qui nous plaît !:, puisqu’elle détermine le nombre des occupés rigoureusement proportionné aux besoins ?. Ensuite, elle provoque l'inégalité d’occupations, de biens, de population sur des territoires égaux *. Poussant le principe jusque dans ses dernières conséquences, et, partant de ce fait qu’à peu près personne ne remplit une occupation conforme à ses aptitudes et à sa convenance, Ortes soutient que bien souvent des inoccupés taxés de paresse ne sont que des victimes dont on refuse les produits ‘. C’est ce qu’il appellera dans ses Fidéicommis « 1a pauvreté par défaut d'occupation »*.

t. XXIII, passim., p. 113 et suiv.). La liberté trouve son expression dans l’activité humaine et dans la possession des biens : moins le gouvernement sera par conséquent arbitaire, plus les communes recherches seront variées et importantes parce que mieux les biens seront assurés à leurs possesseurs. Or, cette liberté indispensable se trouverait garantie par les occupations non salariées, de telle sorte que le salariat serait ainsi implicitement condamné dans la théorie d’Ortes. Econ. Nazion., liv. IV, chap. XV (Cusront, ouv. cit., p. m., t. XXII, p. 88 et suiv.).

1. — « Per. libertà nelle occupazioni economiche io intendo quella facoltà d’esercitar ciascun quelle alle quali à più inclinato dalla natura… » Lett. in propos. della Econ. Nazion., Lett. V (CusTopt, ouv. cit., p. m., t. XXIII, p. 114).

2. — Econ. Nazion., liv. I, chap. XVI (CusTopt, ouv. cit., p. m., t. XXI, p. 99 et suiv.). Dans cette liberté économique, élément de bonne entente entre les hommes, puisque chacun pourrait s’employer selon ses aptitudes et ses goûts, Ortes croit trouver le secret de cette harmonie universelle, aussi chère aux philosophes barbus et hérissés de l’antiquité qu'aux humanistes poudrés du xvirre siècle, Lett. in propos. della Econ. Nazion., Lett. V (CusTopr, ouv. cit., p. m., t. XXIII, p. 120). Ortes fait un tableau éloquent du contraste existant entre ceux qui s'occupent selon leur inclination et ceux qui n’ont pas la sagesse de le faire (Lætt. V, ibid, p. 129).

3. — Econ. Nazion., liv. IV, chap. IX (CUSTODI, ouv. cit., p. m. t. XXII, p. 53, 54).

4, — Econ. Nazion., liv. I, chap. XIV (CuSTopI, ouv. cit., p. m. t. XXI, p. 93). Voir encore Lett. in propos. della Econ. Nazion., Lett. III, à Giuseppe Albizzi, 5 juillet 1777 (CUSTODI, ouv. cit., p. m,. t. XXIII, p. 55 et suiv.).

5. — Dei Fidecommessi, liv. I, chap. XVII (CUSTODI, ouv. cit.,

Ortes a donc nettement entrevu, sans l’approfondir il est vrai, l'importance relative, dans le cycle du travail, de notre initiative personnelle. Il a noté avec raison — et les problèmes économiques actuels le mettent en particulière évidence — qu'il nous est, en fait, bien malaisé de régler à notre convenance notre occupation, d’en fixer la durée, d’en déterminer la qualité ou la quantité. Car le droit au travail a, lui aussi, sa maladie : le chômage qui est la preuve d’une application défectueuse du travail humain, L'homme ne peut guère prétendre qu’à diriger l’emploi de ses bras et de son cerveau, son capital naturel, dans le sens de son intérêt le meilleur. Pour cela, jl doit se demander si l'affectation qu’il se propose de choisir dans la grande mobilisation de l’activité universelle est non seulement celle qui convient à ses aptitudes, mais encore, et surtout, celle propre à lui ménager le maximum de contre-parties, nécessaires ou agréables à son existence, et auxquelles il aspire. Il se trouve en somme dans la même situation que le commerçant, qui doit rechercher tout d’abord, à moins d’aller à la faillite inévitable, si les articles qu’il se propose de mettre en vente sont bien ceux que recherchera sa clientèle.

III. — De l’Inoccupation. — Ortes, comme Ricardo, Malthus et Karl Marx, a été frappé de l’inoccupation qui atteint une partie parfois importante de la population.

Ce défaut d'occupation, conséquence d’une occupation plus grande chez certains, sera repris par les Economistes de l'Ecole pessimiste, Mais sous d’autres formes et

p. m, t. XXVII, p. 131 à 138). Il croit en voir la preuve dans ce fait que l’on donne plutôt une aumône qu’un emploi. Lett. in propos. della Econ. Nazion., Lett. VI, précit. (CUSTODI, ouv. cit. p. m., t. XXIII, p. 150), alors que les malheureux devraient être d'abord secourus par du travail qui en ferait des occupés : à cet égard, il préconise le développement des industries de luxe. Errori popol…, axiom. III, III, V, passim. (CUSTODI, OUv cit. p. m, t. XXV, p. 89, 90; p. 96 à 100). C’est d’ailleurs la thèse soutenue par Beccaria : Elementi di Econ. pubblic., part. IV, chap. V, 8 XXXII (Cusronr, ouv. cit, p. m., t. XII, p. 107) ; 8 XXXIV (ibid. p. 110). Voir Discorso sul’ Econ. Nazion., XXV (Op. varie autogr., Marciana, It. class II, cod. CXXXVIII, fo 241 recto in fine, 241 verso).

pour d’autres buts, Ricardo incriminera le machinisme de cette réduction de main-d'œuvre ; Malthus l’imputera à un excès de production qui, diminuant la demande des produits par rapport à l'offre, provoquera la stagnation. Mais Ortes est allé plus loin. Chez lui ce n’est pas une situation transitoire, c’est une conséquence fatale, inéluctable et permanente de la vie sociale. Cette stabilité du phénomène social sera du reste relevée par Karl Marx pour des fins autant politiques qu'économiques : la suppression du Salariat.

Ortes rattache, en effet, l’inoccupation à deux causes : à l'abondance des biens chez les uns ; à l’extrême pauvreté chez les autres, celle-ci provoquée par celle-là. D’où deux catégories d’inoccupés : les riches parce que pourvus de tout ; les très pauvres parce que leur nécessaire est constitué par le superflu des riches, de qui ils le recevront !.

Cette idée de la pauvreté, contre partie nécessaire de 1a richesse, qu’Ortes rappelle à maintes reprises au cours de ses divers écrits ?, à été surtout examinée par lui dans

1. — Econ. Naëion., liv. III, chap. XXI (CusTont:, ouv. cit. p. m., t. XXI, p. 338 in fine, 339 princip.). Voir encore Liv. IV, chap. I (Cusrtopt, ouv. cit., p. m., t. XXII, p. 12).

2. — C’est pour lui une loi de nature que les pauvres soient la contre-partie des riches. Dei Fidecommessi, liv. I, chap. VIII (CuSTODI, ouv. cit. p. m., t. XXVII, p. 68). Il dit encore : « …essendo le occupazioni e i beni posti in comune fra tutti, ragione vuole che quei che più s’occupano e con più di riputazione conseguan per le occupazioni loro non solo i beni proprii ma quegli ancora degli altri.. » Lett. in propos. della Econ. Nazion., Lett. III, précit. (CUSTODI, ouv. cit, p. m., t. XXIII, p. 72). Voir encore Dei Fidecommessi, liv. I, chap. II (CUSTODI, OUT. Ci, D-:m.0t.. XXVIE D. 80%: chap" IV AGDE D'A49)E chap. VIII (ibid., p. 64 in fine et suiv.) ; chap. XIX (ibid., p. 149 et suiv.). Lett. in propos. della Econ. Nazion., Lett. II précit. (Cusrtont, ouv. cit., p. m., t. XXIII, p. 52) ; Lett. III précit. (ibid., p. 57, 68) ; Lett. IV précit. (Gbid., p. 100) ; Lett. VI précit. (ibid., p. 148) ; Lett. XX précit. (CusTopr, ouv. cit., p. m., t. XLIX, suppl, p. 97 et suiv. passim). Lett. XXIV, à Michele Ciani (Cusronr, ouv. cit. p. m., t. XXIV, p. 397 in fine) ; Lett. à Filippo Neri (LAMPERTICO, Giam. Ortes e la Scienza Econ. al suo tempo, append., II, p. 297) ; Lett. à Zenobi Cateni (ibid., p. 317). Voir ce qu’il dit à propos du xiv* siècle à Florence, Lett. à G. Toaldo (ibid., p. 322). Voir encore Dell’Inger. del Govern. nell Econ. Nazion., passim (Studi varii autografi, Mariana, It.

son opuscule sur l’Egalité des Richesses et de la Pauvreté ’. Après avoir posé le principe que, malgré les apparences, une nation ne peut être plus riche qu’une autre?, c’est là qu’il affirme le plus nettement et le plus longuement ce principe manifestement exagéré : ce serait une erreur de le considérer comme absolument faux à son origine, s’il l’est dans son application généralisée.

Ortes part de ce point que la richesse véritable d’une nation est la quantité de biens qu’elle possède et qu’elle consomme, chacun consommant autant qu’un autre . Quand il s’agit de biens consommables, des produits alimentaires notamment, on ne saurait nier, qu'ils soient de luxe ou courants, que leur possibilité d’absorption est étroitement liée au nombre des estomacs, et que, par suite, cette richesse réelle sera proportionnelle à la population de chaque nation. Ortes, à cet égard, est donc fondé à parler d'équivalence de richesses entre les pays. Mais où le principe devient faux, c’est lorsqu'il soutient, contradiction évidente avec la réalité, que considéré ce capital de bien consommables, plus les riches, dans une

class. XI, cod. CXXXV, f” 20 verso et suiv.; LAMPERTICO, OU. cit., p. 343 et suiv.). Delle Scienze Utili e delle Dilett., Pensieri (CustTont, ouv. cit., t. XLIX, suppl, p. 309). Lett. sulla Relig. e il Govern…, Lett. VII, du 13 janvier 1780 (CusToDt, ouv .cit., p. m. t. XXVI, p. 29). Discorso sull’Econ. Nazion., XVI, XVII, notamment (Op. varie autogr., Marciana, It. class. II, cod. CXXXVIII, f” 237 verso, 238 recto). Riflessioni di un filos. americ. (Op. varie autogr., Marciana, tbid., f° 30 verso).

1. — Dell Uguaglianèa delle Richezze e della Povertà nel comune delle Nazioni (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f* 99, 100, 101, 102, 103 recto et verso ;publié aussi par Cicocna, Trattatelli ined. di Giam. Ortes, p. 65 à 80).

2. — « Uno dei massimi errori soliti prendersi nel trattare d’'Economia Nazionale è questo di darsi a credere che una nazione possa comunemente esser più ricca d’un’altra, e che possa la più popolata superar in ricchezza la men popolata, computato l’uno collaltro di tutti i suoi nazionali. » Dell’ Uguaglianèa delle Ricchezze… (Op. varie autogr., Marciana, ibid., fo 99 recto, princip.; Cicocna, Trattatelli…, I, p. 65).

3. — « La ricchezza d’una nazione consiste nella quantità dei beni da essa posseduti e consumati, consumando ciascuno.…. tanti beni quanti ne consuma ciascun altro. » Dell’ Uguaglianza delle Ricchezze…, I (Op. varie autogr., Marciana, ibid., fo 99 recto in fin., 99 verso, princip.; CicoGna, Trattatelli…, T, p. 66 in jin., 67 princip.).

nation, seront riches, plus les pauvres doivent être pauvres, l'excès .de richesses des premiers ayant dû être prélevé sur le capital commun qui, diminué d'autant, deviendra insuffisant pour la subsistance des autres nationaux :, D'où cette conséquence que la richesse aura pour contrepartie nécessaire une pauvreté équivalente *.

Il ne faut pas perdre de vue que le mot « richesses », quand il s’agit de cette sorte d’accaparement dont parle Ortes, n’est plus synonyme de « biens consommables ». Il s’agit plutôt de l’équivalent des richesses réelles : l’or, possibilité indéfinie d’achat des biens consommables. Le problème ne doit donc plus être envisagé sous le même angle, et ce qui paraît évident quand il est question de biens consommables — la nécessité équivalente par exemple — ne peut être soutenu quand il s’agit de « richesses » au sens moderne du mot. Ortes a donc à tort exagéré sa théorie. Son erreur, du reste, provient de son rigorisme habituel de raisonnement. Quand il parle des individus, il admet un écart de l’un à l’autre. Ne pas le faire, ç’eut été assumer la responsabilité d’une contradiction par trop évidente avec la réalité. Mais quand il

1. — « Dall’esser ogni capitale di beni misurato dalla popolazione che dee consumarlo ne deriva une verità non avvertita, ma infaillibile e certa; la quale è questa, che quanto nella nazione maggiore il Governo e i ricchi sono più ricchi, tanto i poveri vi son più poveri per essere il capitale comune de’ beni più diminuito dalle rendite maggiori del Governo e de’ ricchi, onde dover i poveri durar maggior pena per conseguirne la loro parte. » Dell’ Uguagl. delle Ricchezze…., II (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f° 99 verso ; Cicocna, Trattatelli…., II, p. 67). Voir également à ce sujet Della Differ. della Relig. Catt., chap. V, (Op. varie auéogr., Marciana, ibid., fo 84 recto). Il dit encore : « Il fatto pero è che in una nazione oltre al Governo e i ricchi debbono ancor esservi i poveri, e che questi colla lor povertà fan la ricchezza degli altri. » Dell’ Uguagl. delle Ricchezze…., I, (Op. varie autogr., Marciana, ibid., fo 99 recto ; CicoGna, Trattatelli…, p. 66).

2. — « Ciô che fà conoscere che non è possibile procurar in una nazione una grande ricchezza nel Governo e ne’ ricchi, senza una gran povertà in altri. » Dell! Uguagli. delle Ricchezze…, II (Op. varie autogr., Marciana, ibid., p. 100 recto ; Cicocwa, Trattatelli…, p. 69). Voir à ce sujet TANGORRA, La teoria d’accessi di Produzione in Giammaria Ortes (In Saggi critici di Economia politica, Turin 1901).

envisage les nations, cette réalité va perdre à ses yeux de son importance et de son intérêt. N'oublions pas que dans son système la question, du point de vue national, ne peut embrasser qu’une sorte de moyenne, une compensation équilibrée entre les richesses et les pauvretés particulières des nationaux. De là, avec sa tendance naturelle à n’envisager plus que le seul côté théorique du problème, il n’y a pour Ortes qu’une simple nuance. Aussi n’hésite-t-il pas à conclure à l’équivalence entre nations.

Ce principe, il l’annonçait déjà dans son écrit De la Science et de l’Art politique !, où il définit ce qu’il entend par Science et Art politique : celle-là visant l’accroissement des richesses de certains sans provoquer, comme celui-ci, de diminution chez les autres ?. Il notait que cette dernière tendance l’emportait sur la première par suite des préoccupations des politiciens. Il reconnaît du reste, conclusion au moins inattendue, que dans la pratique il est bien difficile qu’il en soit différemment i,.

Dans son traité de l’Egalité des Richesses et de la Pauvreté, Ortes examine encore, en passant, dans quelles conditions l’occupé peut être appelé à travailler dans la nation. Après avoir noté que, par suite de la solidarité sociale, on ne peut travailler pour soi sans que d’autres participent directement ou indirectement au produit de l’occupation, il fait une distinction :

Parfois, l’occupé travaillera autant pour soi que pour les autres ou la nation entière : c’est là une occupation

1. — Della Scienza e dell’ Arte molitica (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f° 150 recto et verso ; Cicocna, Trattatelli…., p. 61 à 63).

2. — « Io chiamo Scienea politica quella per cui s’accrescono le ricchezze in alcuni senza diminuirle negli altri; e chiamo Arte politica quella per cui con accrescersi le ricchezze in alcuni restano negli altri diminuite. » Della Scienza e dell’Arte polit., (Op. varie autogr., Marciana, ibid, fo 150 recto ; CicoGna, Trattatelli.., p. 61).

3. — « Per altro confesso io stesso che quantunque persuaso più della Scienza che dell’ Arte politica, sarei nella pratica molto imbarazzato e mal difenderei quella da questa, se fossi destinato al Governo. » Della Scienza e dell’ Arte polilica. (On. varie autogr., Marciana, ibid., f° 150 verso, princip.; CICOGxA, Trattatelli.…, p. 63).

louable, utile et qui n’a nul besoin d'encouragement : ; parfois encore, l'occupé travaillera pour quelques-uns seulement ou pour le gouvernement plus que pour soi ou pour la collectivité : c’est là, au premier chef, chose déplorable, parce qu’injuste ?. Cette activité devra, d’ailleurs, être artificiellement stimvulée. Enfin, l’occupé pourra se trouver contraint à travailler pour le seul gouvernement ou les seuls riches, sans utilité pour soi ou la collectivité : c’est la condition des esclaves les plus misérables *,

IV. — Les Inoccupés. — Ortes et le Militarisme. — Dans la catégorie des inoccupés, Ortes range deux sortes de personnes 4 : les ecclésiastiques et les soldats. Pour les premiers, qu’il appelle les « pauvres vertueux et volontaires », il justifiera leur raison d’être par leur rôle de propagateurs de vérités éterrelles et morales, de l’inutilité du faste, des richesses et de la folie de la puissance‘. Aux seconds, par contre, il reproche leur inactivité et s’affirme comme un adversaire résolu du militarisme. C’est un trait à signaler en passant.

1. — Dell Uguaglianza delle Ricchezze e della Povertà, IV, VI, (Op. varie autogr., Marciana, £bid., f” 100 verso, 101 recto, 103 recto et verso ; Cicocna, Trattatelli…., IV, p. 71, 72 ; VI, p. 71).

2. — Dell! Uguaglianza delle Ricch. e della Pov., IV (Op. varie autogr., Marciana, ibid., fo 101 recto ; Cicocna, Trattatelli…., IV, DHL AVI ND 77):

3. — Dell’ Uguaglianza delle Ricch. e della Pov., VI (Op. varie autogr., Marciana, ibid., fo 102 verso ; Cicocna, Trattatelli…, VI, p. 76 et 77). Voir encore Discorso sull’Econ. Nazion., XXVII (Op .varie autogr., Marciana, ibid., f° 242 recto et verso).

4. — Il avait cependant mis les ministres de la religion et les soldats au nombre des administrateurs. Cela lui avait valu les critiques des Efemeridi letterarie di Roma (6 mai 1775, p. 143, col. 2). Ortes réfuta ces critiques dans ses Annotazioni degli Errori popol., Annotaz. II, (CUSToDI, ouv. cit, p. m.,, t. XXV, p. 247).

5. — Dei Fidecommessi, liv. II, chap. XXI (CusTopI, ouv. cit., p. m., t. XXVII, p. 339, 340). Il dit encore : « .i claustrali fra i Cattolici son del numero di quelli che sebben ricchi bene spesso per occupazioni economiche che esercitano o potrebbero esercitare nelle loro famiglie, rinunziano à quelle e dan luogo ad altri di esercitarle e di più arricchire in lor vece professando essi povertà volontaria più espressamente ne’ chiostri… » Dei Fidecommessi, liv. I, chap. XVIII (CusTopt, ouv. cit., ibid., p. 145 princip.).

Il n’admet pas, en effet, en communion d'idées avec Filangieri', la profession militaire, « la milice involontaire > comme il l’appelle?, cette « horrible et odieuse force militaire > comme il dit encore, qu’il déplore de voir si en honneur‘. Les soldats constituent à ses yeux — opinion que l’on trouve dans Descartes — une perte économique d’autant plus grave que leur nombre est considérable‘, et que le travail est la source de la ri-

chesse : il ne pouvait donc que déplorer une telle perte d'activité ?.

1. — Delle Leggi polit. ed econ., chap. VII, (CusTopt, ouv. cit., t. XXXII, p. 98 et suiv.).

2. — « Non lascerô d’avvertire, che quando... ho detto milizia involontaria ho sempre inteso della milizia in genere, tenendo io per fermo che ogni specie di milizia sia tale. » Dei Fidecom- Messi, liv. II, chap. XXIV (Cusropt, ouv. cit, p. m., t. XXVII,

3. — Lettere sulla Relig. e il Govern., Lett. VII, du 13 janv. 1780 (CusToptr, ouv. cit., p. m., t. XXVI, p. 16). Voir encore Lett. IX, du 5 février 1781, (CusrTont, ibid., p. 84).

4. — Leïtere sulla Relig. e il Govern., Lett. XIV, précit. (Cusropt, ouv. cit., ibid., p. 274). Le soldat est pour lui l'exemple type de l’homme vivant dans l'oppression : Della Differenea della Relig. catt. da tutte le altre, chap. XVIII (Op. varie autogr., Marciana, bid., f° 93 recto).

5. — On sait qu'après avoir fait la campagne de Hongrie, Descartes abandonna le métier des armes qu’il tient en médiocre estime : « J’ai bien de la peine à lui donner place entre les professions honorables, voyant que l’oisiveté et le libertinage sont les deux principaux motifs qui y portent aujourd'hui la plupart des hommes. » (Lettres, Edit. Cousin, t. VIII, p. 418).

6. — Econ. Nazion., liv. III, chap. XIII, (CUSTODI, ouv. cit., p. m.,, t. XXI, p. 294 et suiv.).

7. — Dans une note manuscrite de son Economie Nationale, on trouve une trace bien caractéristique de cette idée : après avoir constaté que notre conscience et le respect humain nous tiennent dans le devoir mieux que la vue d’un soldat, il ajoute en marge : « Miserabile e vano ». Ce détail est du reste signalé par LAMPERTICO (Giam. Ortes e la Scienza econ. al suo tempo, p. 110). Un soldat est, en effet, pour Ortes, quelque chose comme un esclave. Riflessioni sulla Popolazione, chap. XXVII (Op. varie autogr., Marciana, ibid., fo 135 verso ; CUSTODI, ouv. cit. t. XLIX, suppl, p. 172) ; Dei Fidecommessi, liv, I, chap. II (Cusropt, ouv. cit., p. m., t. XXVII, p. 31 princip.). Du reste, d’après lui, on embrassait le métier des armes comme un pis aller. Dei Fidecommessi, liv. I, chap. XVIII (CUSTODI, ouv. cit., ibid., p. 146). Il est, en somme, un peu dans les mêmes senti-

Ce n’est pas tout. Le militarisme lui paraît encore dangereux au premier chef. Les événements qui si souvent avaient bouleversé l’Europe, et surtout l'Italie, lui donnaient quelque raison de redouter cette néfaste politique dont Frédéric prônait ls avantages et que nombre d'écrivains à la mode célébraient à l’envi. Pour Ortes, au contraire, rien n’est mauvais chez le Prince comme cette tendance à la prussienne !, À maintes reprises, nous sentons dans son œuvre cette réprobation, quand, par exemple, il parle de « l’ostentation de puissance »? ou s'élève contre les nations puissantes — chez lesquelles, note-t-il, la misère est plus grande et les pauvres plus malheureux — qui, par la force des armes, oppriment les faibles et les mettent à merci‘ L'état militaire serait,

ments que Carlo Gozzi qui faisait préférer au Truffaldin de sa Zobeide l’état de tigre au métier de soldat.

1. — Voir, par exemple, la lettre qu’il écrivat à Lastri et dans laquelle il blâme les souverains de contraindre au service militaire : « Io per me non potrô mai considerare i sovrani come padri de’ popoli, finchè a pochi loro sudditi dispenseranno orivoli, scatole. e astringeranno poi gli altri a migliaia à servirli nelle armate, dando loro per tutti beni patrimoniali pochi soldi per giorno, e bene spesso di molte bastonate… » (LAMPERTICO, ouv. cit., p. 161).

2. — Lett. in propos. della Econ. Nazïon. Lett. XVIII, à Zenobi Cateni, 27 novembre 1784 (CUSTODI, ouv. cit, p. m. b. XIII D 307):

3. — Dell Uguaglianza delle Ricch. e della Pov. (Op. varie autogr., Marciana, It., class. II, cod. CXXXVIII, II f° 99 verso ; V, fo 101 verso in fin.; 102 recto princip.; VI, f° 102 vers); VII, fo 103 recto; Cicocna, Trattatelli…, II, p. 69; V, p. 74; VI, p. 77; VII, p. 79, 80). Dans ses Réflexions sur les Rentes du Principat, Ortes dénonce l’état de misère aggravé chez les pauvres dans les nations puissantes et leur servitude plus grande que dans les petites nations. Riflessioni sulle Rendite…, IV (Op. varie autogr., Marciana, 1bid., f° 18 recto). Voir encore sur les occupations qui, dans les grandes plus que dans les petites nations, sont moins libres et davantage dans l'intérêt du souverain. Riflessioni sulle Rendite…, VII (Op. varie autogr., Marciana, 1bid., fo 19 recto et verso; VIII, ibid. f” 19 verso et 20 recto; XIV, ibid., fo 22 verso; XVIII, ibid., f° 24 verso). Della Differenza della Relig. Catt. da tutte le altre, chap. supplém. (Op. varie autogr., Marciana, ibid., fo 93 verso).

4, — Riflessioni sulla Popolar., chap. IX et X (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f” 125 verso, 126 verso ; CUSTODI, Ouv. cit., p. m., t. XXIV, p. 62 et 67). Il ajoute dans ses Réflexions

d’après lui, la principale cause des ambitions démesurées des souverains et des peuples. « Il rend les nations plus entreprenantes et plus hardies »!, Par conséquent, pour lui, il le déclare du reste formellement, le militarisme est un élément de désordre entre les nations’. Il est encore une source de ruine puisqu'il absorbe, pour le seul intérêt du Prince, les revenus qu’il a tirés de la nation même*. Et il ajoute : « Plus grande est la frénésie des nations d’être et de se croire supérieures aux autres par la pompe et le faste de leurs souverains, plus profonde aussi à coutume d’être leur chute : c’est la raison pour laquelle les peuples, quand ils furent parvenus au faîte de leur prétendue grandeur, ont péri tout d’un coup jusqu’à perdre leur nom >».

sur les Rentes : « ..è cosa curiosa l’osservare come il sovrano e i grandi in tali nazioni — les grandes — dopo aver accumulate estreme ricchezze e aver ridotti i sudditi à estreme miserie li conducana à rifarsi sù nazioni innocenti solo perchè minori di loro e perchè essi a numero di quelli maggiori. » Riflessioni sulle Rendite del Principato… (Op. varie autogr., Marciana, ibid., V, f° 18 verso ; voir aussi, IX, ibid., f° 20 verso). Voir Discorso sul’Econ. Nazion., XII (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f° 236 verso ; XIII, ibid., f° 237 recto).

1. — Lett. sulla Relig. e il Govern., Lett. IX, 3 février 1781 (CUSTODI, ouv. cit, p. m., t. XXVI, p. 83 princip.).

3. — « il governo militare.… è certamente distruttivo del Governo ragionevole,. è impossibile combinare in una nazione la ragione a tutte le nazioni comune colla forza militare di ciascuna particolare. » Lett. sulla Relig. e il Govern., Lett. XIV, précit. (Cusropr, ouv. cit., ibid., p. 274 in fin., et 275 princip.).

3. — « le occupazioni militari che per lo più consumano nelle grandi nazioni le rendite del Principato, non servonvo altrimenti la nazione ma servono unicamente il Principato… » Riflessioni sulle Rendite…, XII (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f° 21 verso). Et il ajoute : « Si da invero ad intendere che il servire il sovrano sia il servir la nazione anco nelle azioni militari ma questo è falso, perchè il sovrano non è la nazione… » (Ibid.).

4, — Lett. sulla Relig. e il Govern., Lett. XIX, précit. (Cus- Topr, Ouv. cit, ibid., p. 436). Cette aversion de la guerre était d'ailleurs partagée par nombre de ses contemporains, par exemple : G. Bontelmonti, A. Buonafede, G. M. Lampredi, N. Spedalieri, Verri, Alfñeri.. Voir à ce sujet M. GruLio NATALI : La Guerra e la Pace nel pensiero italiano del secolo XVIII (Italia Moderna, Rome, octobre 1904). Cette étude a été, du reste, réimprimée avec quelques adjonctions dans Jdee, Costumi, Uomini del Settecento (p. 99 à 121).

Ortes sait parfaitement que si la Religion fait les tribus, les peuplades ou les cités, c’est la guerre et la conquête, ou tout au moins le prestige de la force, qui bâtit les empires. Les nations puissamment organisées et centralisées — par conséquent les grandes nations — tirent, en effet, de leur centralisation même un élément de puissance et un stimulant social qui les rend agressives et dangereuses, parce qu’impliquant une disproportion naturelle entre le vouloir national et les conditions d’existence qui lui sont faites.

Voilà pourquoi, dans son Discours sur l’Economie Nationale, il revient sur cette question. Il y distingue la puissance conservatrice des nations, — équivalente dans toutes ! — de la puissance destructrice basée sur la richesse nationale : quand cette richesse appartient en propre à la nation, il y aurait puissance conservatrice ; dans le cas contraire — quand cette richesse est arrachée à d’autres nations par exemple — il y aurait puissance destructrice ?. Or, la puissance des nations militaires ne pouvant qu'être destructrice, il y voit une nouvelle preuve qu’elles sont contre nature *.

Pour lui, militarisme signifie conquête et puissance. Mais, ainsi qu’il l’écrivait un jour, ni la puissance ni la richesse ne font le bonheur de la Nation‘. Quant à la

1. — Disc. sull’Econ. Nazion.,, X (Op. varie autogr., Marciana, ibid., fo 235 verso in fin., et fo 236 recto).

2. — « …dovendo ogni potenza essere in una nazione accompagnata da ricchezza allora quella potenza è conservatrice quando la ricchezza che la accompagna è propria della nazione e non altrui; e allora quella potenza è destuttrice quando la ricchezze da cui sia accompagnata non sia propria ma sia d’altre nazioni. » Disc. sull’Econon. Nazion., VIII (Op. varie autogra., Marciana, ibid., fo 235 recto).

3. — Disc. sull’Econ. Naëzion., IX (Op. varie autogr., Marciana, 1bid., fo 235 verso). Le rôle de la Religion ne serait pas négligeable à cet égard : « la Religione Cristiana è necessaria perchè le nazioni sian libere, felici e costituite in conformità all’umana ragione. » Riflessioni sulle Rendite…., XXV (Op. varie autogr., Marciana, ibid. f° 27 verso). Supra, chap. III, $ VI, 1x, D. 178 ét n'"5).

4, — « Il fatto perô è che la coltura delle nazioni ha tanto che fare colla loro ricchezza, quanto un concerto di Nardini col

guerre, avec son cortège de ruines, de deuils, les pertes irréparables qu’elle entraîne, les exactions qu’elle provoque, les cruautés qu’elle impose, elle était bien faite pour répugner à la bonté naturelle d’Ortes, à sa vie effacée, méditative et recueillie, à sa soif de justice et de fraternité humaine, à son intellectualité dont il était si fier que, se déclarant philosophe en dépit de quiconque, il refusait ce titre au grand Frédéric ?.

Et, dans sa crainte des conflits sanglants, que la République était désormais incapable de soutenir avec honneur, Ortes, ayant peut-être aussi comme la prescience de la marche victorieuse des armées de Bonaparte *, nous apparaît tout proche de Xénophon qui, après la guerre äu Péloponèse, placait le salut de l'Etat dans la paix...

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