‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 143 sur 197 · II. —- DE LA TERRE · texte numérisé non relu

II. —- DE LA TERRE

Ortes nous venons de Ile voir, donne au Travail une prépondérance marquée ; mais il reconnaît toutefois qu’un

ponte alla Capraja, e che natura non sarà mai tanto ingiusta e ingrata cogli uomini quanto à riporre la loro felicità nella potenza degli uni sopra gli altri di loro. » Lett. in propos. della Econ. Nazion., Lett, VIII, du 11 octobre 1777 (CUSTODI, ouv. cit., p. m., t. XXIII, p. 222 in fin., 223 princip.).

1. — « Quanto a me io crederô di poter esser filosofo indipendentemente da ogni altro.… » (Avvertimento al Saggio della filosofia degli Antichi).

2. — Ortes, ne partageant pas l’admiration générale, disait du grand Frédéric, à qui des flatteurs décernaient le titre de philosophe : « ….finché i sovrani governeranno i popoli coll’armi, per me non saran mai filosofi, non eccetuato il gran Frederigo o il gran Giuseppe, sovrani invero rispettabilissimi, ma non filosofi. I filosofñi non mantengono truppe. » Lett. LI, à Michele Ciani, précit. (CusTonI, ouv. cit., p. m., t. XXIV, p. 460). Dans un de ses Sonnets, il précise d’un vers bien frappé l'esprit guerrier de la Prusse :

E sull'Istro incontrar la più cortese

E sulla Sprea la più guerresca gente. Sonnet XIX (Op. varie autogr., Marciana, It, class. II, cod. CXXXVIII, fo. 251 verso). Ortes partageait ainsi les idées chère à nombre de penseurs généreux et ardents de son époque, et notamment à Alfieri qui, dans son traité Della Tirannide (chap. VII, Liv. I) appelle Frédéric II « un tiranno di nuova invenzione ».

3. — Supra, chap. IV, La Poésie, I, 11, p. 203, 204 et aux notes.

fonds spécial est indispensable pour que toute occupation s'exerce !.

A côté des divers fonds particuliers, il en est un « qui les précède tous, étant le fondement nécessaire de tous à toutes les occupations » : c’est la Terre?. Mais la terre n’est pas seulement un élément passif de la production ; elle est encore, lorsqu'il s’agit de richesses corporelles, la condition indispensable de l’activité humaine. Elle est la richesse stable de la nation; c’est elle qui fournit les produits de première nécessité 4 : elle apparaît comme Ja caractéristique essentielle de la nation ° dont elle assure l’existence .

1. — « E certamente non essendo possibile occuparsi senza consumar beni nell’atto dell’occupazione.. » Econ. Nazion., lv. V, chap. I (Cusropti, ouv. cit., p. m., t. XXII, p. 136).

2. — Econ. Nazion., liv. I, chap. XVIII (Cusropr, ouv. cit. t. XXI, p. 109 et suiv.) ; liv. IV, chap. XVI (CusTopt, ouv. cik., p. m., t. XXII, p. 93, 94). C’est ce qu’il reconnaît encore dans une lettre où il répond à une objection de Giuseppe Toaldo (LAMPERTICO, Giam. Ortes e la Scienza econ. al suo tempo, append. II, Lett. ined. dell’'Ortes, p. 319).

3. — « le ricchezze fondamentali e di prima origine d’une nazione dover desumersi dai terreni da essa occupati e posseduti.. » Dei Fidecommessi, liv. I, chap. III (CusTopt, ouv. cit., p. m., t. XXVII, p. 33).

4. — Dei Fidecommessi, liv.I, chap. IV (Cusrtont, ouv. cit. ibid. p. 38).

5. — « …Apparisce come essendo essi terreni il fondamento di tutti i prodotti per i quali une nazione sussiste saranno essi il fondamento delle nazioni medesime.. » Econ. Nazion., liv. I, chap. XVIII (Cusrtont, ouv. cit., p. m., t. XXI, p. 111). Dans ses Riflessioni sulla Popolaz., Ortes donne un autre fondement encore à la nation : la protection, la sécurité dans la possession des biens. Chap. VI (Op. varie autogr., Marciana, It. class. II, cod. CXXXVIII, f° 123 recto ; CUSTODI, ouv. cil., p. m. t. XXIV, p. 49).

6. — Econ. Nazion., liv. I, chap. X (CUSTODI, ouv. cit., p. m. t. XXI, p. 73). Voir encore : liv. II, chap. XX (Cusront, ibid., p. 201 et suiv.) ; liv. IV, chap. XVII (CUSTODI, ouv. cit., p. m. t. XXII, p. 97) ; Riflessioni sulla Popolaz., chap. VII (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f° 123 verso ; CUSTODI, OUv. cit., p. m, t. XXIV, p. 52). On comprend, par suite, pourquoi Ortes attache une importance particulière à l’agriculture. Dei Fidecommessi, liv-.EChap. "IVA(CUSTONT OUDNCIL D: Met. XX VIT FD 40): Signalons en passant qu'Ortes divise la terre en terrains de production végétales, animales ou improductifs. Les premiers (Econ. Naëion., liv. II, chap. XII, CUSTODI, OUv. cit, p. m,

Et les biens, produits de la terre, constituent ce qu’Ortes appelle le bisogrevole de la nation =.

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