Voir Supra, p. 316, 317 et aux notes
4, — Voir à cet égard : Lett. in propos. della Econ. Nazion., Lett. VII à Antonio Durazzini, 23 août 1777 (CusrTont, ouv. cit. p. m., t. XXIII, p. 177 et suiv.) ; Lett. à Filippo Neri (LAMPER- TICO, ‘Giam. Ortes e la Scienza econ. al suo tempo, Append. II, p. 295, 300) ; Lett. au P. Zenobi Cateni (LAMPERTICO, ibid., p. 311 in fine, 312 princip.) ; Lett. à G. Toaldo (LAMPERTICO, us p. 320) ; Errori popolari, axiom. III (CUSTODI, ouv. cil., m., L XXV, p. 78 et suiv.), axiom. IV, 1 (Cusront, ibid., p. 08) : Dei Fidecommessi, liv. I, chap. II (CUSTODI, ouv. cit. pur t. XXVII, p. 28) ; liv. II, chap. XIV (Cusront, ibid., p. 230) ;
il conclut que, dans chaque nation, les biens correspondant aux besoins seront, toutes proportions gardées du reste, « à la même mesure » par suite des occupations qui les produisent !.
Ortes explique pourquoi n’est pas admise ce qu’il appelle <une vérité élémentaire » ? : parce que l’on confond le particulier et l’universel, parce que l’on ne distingue pas l’économie particulière de l’économie commune. Ce principe, — d’après lequel tous les problèmes devraient être envisagés 4 — Ortes en fait une application quasi rigoureuse ; de telle sorte que l'initiative privée, non plus que
Dell’Inger. del Govern. nell’Econ. Nazion. (Studi varii autogr., Marciana, It. class. XI, cod. CXXXV, fo 23 recto ; LAMPERTICO, ouv. cit., p. 3417).
1. — Econ. Nazion., liv. IV, chap. VII (CUSTODI, ouv. Cit., p. m., t. XXII, p. 38 et suiv.). Pour expliquer ce principe d'équivalence internationale, Ortes donne l'exemple de deux vases inégaux, mais pleins l’un et l’autre, qui, malgré leur différence de capacité, sont également pourvus (Lett. au P. Zenobi Cateni; LAMPERTICO, OU. Cit., p. 312). C’est aussi ce qu’il développe dans son Discorso sul’ Econ. Naëzion., VI, VII (Op. varie autogr., Marciana, It. class. II, cod. CXXXVIII, f”* 234 verso, 235 recto). Voir Infra, sect. IV, $ III, p. 357, 358 et aux notes).
2. — Lett. in propos. della Econ. Nazion., Lett. VII, précit. (Custont, ouv. cit., p. m., t. XXIII, p. 178).
3. — Voir encore Errori popolari, Axiom. III, 11 (Cusropt, ouv. cit., p. m., t. XXV, p. 85) ; Lett. à G. Toaldo (LAMPERTICO, ouv. cit, Append. II, p. 321) ; Discorso sull’ Econ. Nazion., XII (Op. varie autogr., Marciana, 1bid., f° 236 verso). Nous avons déjà indiqué cette caractéristique du système d’Ortes. Il convient de noter du reste que cette tendance il la manifeste encore en dehors du domaine économique. Dans son ouvrage sur les Sciences Utiles et Agréables, il soutient la même théorie quant au bonheur, et déclare que la félicité humaine ne peut être que la félicité commune, le bonheur particulier n'étant qu’imaginaire. Delle Scienze Utili e delle Dilett., chap. XX, XXI, XXII, (CusTont, ouv. cit., p. m., t. XXIV, p. 237 et suiv.). Voir Supra, chap. III, $ III, p. 128 et aux notes.
4. — Lett. à Filippo Neri, précit., (LAMPERTICO, Giam. Ortes e la Scienza econ. al suo tempo, Append. III, p. 301). Il revient souvent dans son œuvre sur cette distinction nécessaire. Voir par exemple Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. VIII, $ 1x, p. XXXVI; Chap. XIII $ IV, p. LXXI.
5. — S'il lui arrive, en effet, de concéder à l'initiative privée une influence sur la production (Voir Econ Nazion., liv. V, chap. XVIII, Cusront, ouv. cit., p. m., t. XXII, p. 238), il ajoute toujours le correctif nécessaire pour ramener l'exception à la
celle du Prince, ne saurait guère avoir d'effet en Economie nationale. Et cela nous amène à parler de l’Interventionnisme.
IL. — De l’Interventionnisme. — Au xvirr siècle, les rapports du capital et du travail n'étaient pas encore régis par la réglementation étatiste protectrice de l’ouvrier. C’est sans doute pour cette raison qu’'Ortes, malgré sa sollicitude pour les humbles, ne vit pas dans l’Interventionnisme un palliatif indispensable à la supériorité de fait du capital, ce qu’on appellera plus tard la prédominance patronale. Aussi, est-il sans réserve hostile à l'intervention du Principat. Il se rapproche en cela de Filangieri !, avec lequel il reconnaît cependant que le gouvernement peut, à l’occasion, présenter quelque vutilité’. Son parti pris de repousser toute ingérence gouvernementale en économie est tel qu’il réduit le Principat à un rôle quasi inerte ; et cela, parce que le gouvernement ne sait pas s’en tenir à la seule protection des intérêts communs. Il tendrait à ne viser qu’un petit nombre d'intérêts déterminés, méconnaissant son rôle strict
règle par lui posée. Ainsi, dans une de ses lettres à Michele Ciani, s’il reconnaît à l’industrie bien comprise — c’est-à-dire ayant en vue l'intérêt général — une faculté d’accroissement des biens communs, cet accroissement, il le limite strictement aux besoins eux aussi accrus. Lett. in propos. della Econ. Nazion., Lett. II précit. (CusTont, ouv. cit., p. m., t. XXIII, p. 48). Il faut reconnaître toutefois que cette corrélation étroite peut n'être pas iminédiate et l'accroissement des biens ne s’accompagner pas d’un accroissement de besoins et de populations exactement concomitant. Ortes, sur ce point, n’est pas allé aussi loin que Verri (Meditazioni, $ I ; CUSTODI, Ouv. cil., P. m., t. XV, p. 11 et 12) : c’eût été s’enlever toute possibilité d’explication de la formation du capital national. Voir Infra, III, De la Population, sect. I, $ II, 11, p. 387, 388.
1. — Delle Leggi polit. ed econ., chap. XXI (CUSTODI, ouv. ci, p. m., t. XXXII, p. 276).
2. — Infra, II. Dei Fidecomimessi, sect. I, $ III, 1x, p. 373, 374 et aux notes. Dei Fidecommessi, liv. II, chap. XXII (CUSTODI, ouv. cit., p. m., t. XXVII, p. 348). Voir encore Liv. II, chap. XIV (Cusropnt, ouv. cit., ibid., p. 281 in fine et 282 princip.). Econ. Nazion. Disc. prelim. IX (Cusropt, ouv. cit., p. m., t. XXI, p. 24 à 28) ; Riflessioni sulla Popolaz., chap. VI (Op. varie autogr., Marciana, It. class. II, cod. CXXXVIII, f” 122 verso, 123 recto et verso; Cusronr, ouv. cit., p. m., t. XXIV, p. 46 et suiv.).
qui est de protéger les activités particulières des empiètements nuisibles ou excessifs d’autres activités particulières !.
A cette inaptitude capitale ?, s’ajouterait encore la tendance fallacieuse du Principat à encourager des initiatives particulières au moyen de primes dont les impôts font tous les frais. De telle sorte que l'accumulation des richesses ainsi facilitée permettra au gouvernement, par des impôts, d’en récupérer la plus grande partie.