‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 150 sur 197 · SECTION IV. — DE LA CIRCULATION $ I. — DE LA MONNAIE. — SON ROLE · texte numérisé non relu

SECTION IV. — DE LA CIRCULATION $ I. — DE LA MONNAIE. — SON ROLE

I. — Le numéraire n’est pas la richesse. — Après tant d’économistes ou de penseurs — W. Petty, Locke, Newton,

1. — « il sovrano di dieci milioni di persone sarà molto più ricco del sovrano di un solo milione per esser le rendite di quelle estratte dalle rendite di un numero di sudditi maggiore e da un numero di sudditi più ricchi. » Riflessioni sulle Rendite, III (Op. varie autogr., Marciana, ibid. f° 17 verso). D'ailleurs à cette opulence plus grande correspondent des charges majorées (Riflessioni sulle Rendite…, NV, Marciana, ibid. f° 18 verso), de telle sorte qu’en définitive cette puissance tant souhaitée ne serait guère qu’une duperie. Voir ce qu’il dit à ce sujet, Riflessioni sulle Rendite…, XVII (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f° 24 recto).

2. — « Quindi è che lo studio de’ politici non è gia quello di procurare la felicità de’ popoli come volgarmente si crede ma è quello di ingrandir la nazione affinchè il sovrano e i ricchi di quella sian ricchissimi e potenti e gli altri in conseguenza siasi altrettanto più poveri e più oppressi da quelli. » Riflessioni sulle Rendite…, IX (Op. varie autogr., Marciana, ibid. f° 20 recto, in fine, 20 verso, princip.). Il parle même à ce sujet de « frénésie ». Voir Riflessioni sulle Rendite…, XXIII (Marciana, ibid., fo 27 recto).

3. — Rijlessioni sulle Rendite…, XI (Op. varie autogr., Marciana, 1bid., f° 21 recto).

4. — « Bensi è esso giovevolissimo al Principato per le imposizioni poste sui beni che entrano nella nazione, e poste sui beni che dalla nazione escono in danaro con che il danaro della nazione passa al Principato. » Riflessioni sulle Rendite…., XI (Op. varie autogr., Marciana, ibid., p. 21 recto). Cf. encore, XIII (ibid., p. 22 recto). Sur le Commerce extérieur dans le système d’Ortes, voir sect. IV, $ III, Infru, p. 355 et suiv.

Voltaire, Scaruffi, Davanzati, Turbolo, Serra, Broggia, Galiani, Carli, entre autres — Ortes, au livre VI de son Traité, aborde la Monnaie. Mais alors que les divers écrits sur la matière n'étaient guère que des observations techniques ou particulières, relatives aux multiples questions nées du problème monétaire, fort à la mode, Ortes expose une théorie véritablement scientifique et générale de la Monnaie.

Il note, dès l’abord, que la monnaie est l'équivalent des biens « par raison humaine » comme les biens équivalent les occupations « par raison naturelle » !.

Le numéraire, cette mesure idéale, ne deviendra cependant instrument d'échange que du consentement universel?. Ce consentement universel est même la seule condition indispensable, la nature de l’étalon n'offrant pas la moindre importance, sauf bien entendu, pour réaliser son utilité, à présenter certaines qualités de rareté, de durée, de divisibilité, toutes caractéristiques des métaux précieux.

La répartition du numéraire, d’après Ortes, s'établit tant au point de vue international qu’au point de vue national, selon les mêmes principes : équivalent des biens, il se distribuera ici * et là ‘ d’après ces biens.

1. — Econ. Nazion., liv. VI, chap. I (CusTopt, ouv. cit. ibid., p. 272 in fine).

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