‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 151 sur 197 · mentre se à un simile assenso concorrendo alcuni · texte numérisé non relu

mentre se à un simile assenso concorrendo alcuni

non concorressero gli altri, quelli non potrebbero permutar beni con questi, e le occupazioni resterebbero sospese per quella parte che non fossero permutate. » Econ. Nazion., liv. VI, chap. II (Cusrtont, ouv. cit., ibid., p. 277). Voir encore : chap. XVI (ibid. p271).

3. — Econ. Nazion., liv. VI, chap. V (CUSTODI, ouv. cit., p. m, t. XXII, p. 294 in fine et 295). Une des raisons qui expliquent l'abondance du numéraire dans les villes est précisément la grande quantité des produits. Il ajoute que la répartition nationale du numéraire s’infèrerait assez exactement de la cherté des vivres (ibid, p. 299). Il fait notamment le calcul pour l'Italie.

4, — Econ. Nazion., liv. VI, chap. IV (Cusropt, ouv. cit., ibid. p. 289). Le numéraire ne se répartit pas seulement par nation ou par région dans la nation, mais encore entre les occupés, suivant leur travail apprécié en qualité et quantité. Econ. Nazion., liv. VI, chap. VI (Custont, ibid., p. 302).

Le numéraire est un simple instrument d'échange :. Pour rendre claire la question de l’échange du numéraire contre les biens, Ortes suppose une communauté de tous les occupés, de tous les possesseurs de biens et porteurs de numéraire, Dans cette communauté seraient conservés d’une part la totalité de biens équivalant à la totalité des occupations, et d’autre part, tout le numéraire représentatif de tous les biens *. A cette sorte de comptoir universel, chaque occupé apporterait le produit spécial de son travail comme contribution personnelle au capital commun. En échange, il toucherait une quantité de numéraire proportionnelle à la valeur des biens par lui fournis, ce qui lui permettrait, au fur et à mesure de ses besoins, de se procurer au comptoir les divers produits à lui nécessaires. Autrement dit, il y aurait apport individuel de biens non échangés — non permutati — et retrait individuel de biens échangés — permutati*®. La communauté, de son côté, restituerait l’'équivalence de ce qu’elle reçoit, mais pour des apports abondants d’une seule et même espèce, elle donnerait en quantité moindre, des biens de catégories différentes, C’est ce qu’Ortes appelle « le tour du numéraire » — ll giro del danaroi — ou mieux encore « l’alternative du numéraire ». Cette alter-

1. — Voir Lett. in proposito della Econ. Nazion., Lett. XIX, à Giulio Cesare della Somaglia, 29 août 1786 (CUSTODI, ouv. cit., t. XLIX, suppl, p. 67 et suiv.). Discorso sull’Econ. Nazion., XXIV (Op. varie autogr., Marciana, It. classe. II, cod. CXXXVIII, fo 241 recto).

2. — Dans cette équivalence, Ortes n’a pas entendu parler d’autre chose et il le précise dans une lettre (Lett. in propos. della Econ. Nazion., Lett. XVIII, précit., CUSTODI, ouv. cit, p. m. t. XXVIII, p. 295, 298), que de l’or ou de l'argent monnayés, « l'argent vif » — ïl danaro vivo — comme il dit, Lett. XXI, précit. (Custont, t. XLIX, suppl, p. 151, 152).

3. — Dans l'esprit d'Ortes, les biens non échangés seraient les biens possédés en masse, non consommables pour le possesseur, mais destinés à être consommés par d’autres, médiatement ou immédiatement. Quant aux biens échangés, ce seraient ces mêmes produits, prêts à être consommés ou parvenus dans les mains des consommateurs. Econ. Nazion., liv. VI, chap. VII (CusTopi, ouv. Cit., p. m., t. XXII, p. 308, 309).

4. — Econ. Nazion., liv. VI, chap. VIII (Custopr, ouv. cit. Dm t. XXIT p.314);

native offrirait la particularité notable de ne dépendre en rien de l’activité commerciale ou industrielle : elle serait au contraire toujours égale pour une consommation égale , et se règlerait d’après les rentes personnelles, soit en numéraire soit en produits 2.

Le numéraire est donc étroitement uni aux biens ; mais il ne constitue pas une richesse propre’. Etre riche, ce n’est pas posséder de l’or ou de l'argent, c’est avoir en abondance des biens à consommer personnellement ou à donner à consommer aux autres. Le numéraire apparaît donc nettement comme le signe de la richesse sans plus, la « commune mesure » dont parlent Aristote, Saint-Thomas d'Aquin et Buridan “.

Ainsi Ortes place la richesse nationale dans les biens réels et consommables ‘, échappe à cette « illusion cry-

1. — « Postochè in una nazione il danaro scorresse più veloce che in un’altra, o scorresse in quella due volte scorrendo in questa per una, converrebbe dire che lo stesso cibo, lo stesso vestito o mobile che fosse quivi digerito o logorato in un anno, fosse qui digerito o logorato in due. » (CusrTonr, ouv. cit., ibid., Pp. 317 in fine, 318 princip.).

2. — Par exemple, un fabricant dans les mains duquel circulent 10.000 livres par an, représentatives du travail par lui fourni. Son bénéfice net, sa rente personnelle, 1.000 livres par hypothèse, constituera sa seule alternance. Le surplus « alternera » le mouvement du numéraire chez ceux qui ont contribué à la fabrication ou à la qualification des produits et auxquels ces 9.000 livres restantes iront effectivement (ibid.). Voir ce que nous avons signalé touchant la distinction des rentes (Supra, SeCt EL SPII0p: 3377611338);

3. — Voir ce qu’il dit à cet égard dans son Discorso sull’Econ. Nazion, XXI (Op. varie autogr., Marciana, It, class. II, cod. CXXXVIII, f” 239 verso, 240 recto) ; Riflessioni di un filosofo americano (Op. varie autogr., Marciana, ibid., f0 35 recto).

4. — « le ricchezze vere e reali non potran riconoscersi che in questi beni permutati e consumabili, e il danaro preso per segno di tali beni.… non potrà mai prendersi che per segno della ricchezza, e non mai per la ricchezza medesima. » Econ. Nazion., li. VI, chap. IX (Cusrtonr, ouv. cit., ibid., p. 322). Voir encore Discorso sull’Econ. Nazion., XXIII (Op. varie autogr., Marciana ibid., f” 240 verso, 241 recto). Ortes reprend ainsi l'affirmation de Boisguilbert, pour qui l'argent n'était pas « un bien de luimême », et partage l'opinion de Galiani. Della Moneta, liv. II, chap. IV (Cusront, ouv. cit., p. m., t. III, p.220); Liv. IV, chap. IT (Cusront, ouv. cit., p. m., t. IV, pb. 170).

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