Voir DellInger, del Govern. nell’'Econ. Nazion. (Studi
sohédonique » comme l’appellera Novicow !, s'élève contre cette confusion commise par nombre d’économistes ?, pour qui « les richesses réelles d’une nation consistent plus dans le numéraire que dans les biens consommables qui la maintiennent »°, en même temps qu’il esquisse en quelque sorte les principes que plus tard dégagera Ricardo pour expliquer les mouvements des marchandises et les courants inverses de la monnaie d’un pays à un autre, et démontrer comment s'établit ce flux et ce reflux, tout se passant comme si le commerce de pays à pays se bornaïit au troc de leurs produits respectifs 4. L'argent, simple mirage de la richesse, offre sur les biens, richesse réelle, l'avantage d’une possibilité d'échange infiniment plus grande’. Mais cette richesse imaginaire ne saurait toutefois l'emporter indéfniment sur les biens. Et les Economistes qui s’attachent à préférer l’imaginaire — le numéraire — au réel — les biens — sont, dit Ortes, comparables, mais à rebours, aux alchimistes du moyen âge : s’acharner à transformer la
varii autogr., Marciana, It., class. XI, cod. CXXXV, f° 22 recto ; LAMPERTICO, Giam. Ortes e la Scienza econ. al suo tempo, Append. V, p. 345). Il écrivait à ce sujet plaisamment à Ciani (Lett. XLIII, précit.; CusTont, ouv. cit., p. m., t. XXIV, p. 443). « io credo che questa volta diranno (les Nouvellistes) di me che dopo più stravaganze da me dette in più luoghi finalmente son diventato pazzo del tutto, con asserire.. che il danaro non è già ricchezza ma sola immaginazione di ricchezza. »