Lett. XV (CusrTont, ibid., p. 253 et suiv
4. — Econ. Naëion., liv. VI, chap. XVII (CusTopr, ouv. cit. Dm, tt XXII D 373);
Il remarque judicieusement que, contrairement à l’opinion commune, l'effet immédiat d’un apport d’or dans un pays est de n’enrichir qu’en apparence les heureux possesseurs de cet élément d'échange, Pour réaliser son utilité, il devra être échangé contre des biens consommables détenus par d’autres occupés, nationaux ou étrangers. Voilà pourquoi le numéraire, ne pouvant être stabilisé dans la nation, pourra, même importé en grandes masses, être rare dans cette nation ?. Partant de ce point de vue, Ortes, d'accord en cela avec la plupart des Economistes modernes *, estime que l’Absentéisme des capitaux ne saurait en définitive davantage appauvrir l'Etat que l’apport du numéraire n’est capable de l’enrichir ‘ : l’argent ne précède pas les biens, et la dépense des rentes à l’étranger n’impliquera pas l'exode, avec le numéraire, de l'occupation ni des biens dont ce numéraire est l'équivalent ° : à peine sorti, le numéraire aura une tendance à refluer, attiré par l’occupation de l’absent ‘. Tout effort pour enrayer ce fait économique serait inefficace
1. — Econ. Naëion., liv. VI, chap. XIV (Cusront, ouv. cit., ibid., p. 354 in fine, 355 princip.).
2. — « …e per regola massima e generale, quel solo danaro dovrà e potrà arrestarsi in una nazione, il quale v’entri come equivalente di occupazioni e di beni..… » (CUSTODI, ouv. cit., ibid., p. 357).
3. — Voir notamment M. G1nE, Principes d'Economie Politique, liv. IV, chap. I, L’Absentéisme, VIx, p. 625.
4. — Econ. Nazion., liv. VI, chap. XV (CUSTODI, ouv. cil., p. m. LEXXTE pp 1359)
5. — « Il fatto stà che un proprietario di terre o occupato altro primario qualcunque col portarsi ad un’ altra nazione non vi porta gia le sue rendite in beni siccome non vi porta nè le sue terre nè la sua occupaziore su esse, e pertanto debbe egli sempre considerarsi occupato nella propria e disoccupato nell altra nazione. » Econ. Nazion., liv. VI, chap. XV (CUSTODI, ouv. cit., ibid., p. 359 in fine et 360 princip.).
6. — Ortes, en passant, cherche à déterminer mathématiquement, vieille habitude, la valeur de l'argent et présente une formule équivalente à celle qu’il donna pour la valeur des biens. La valeur du numéraire serait invariable quelle que soit la
détermination de sa masse : =>, 1 Econ. Nazion.,
Hv. VI, chap. XVI (Cusrtopt, ouv. cit., ibid., p. 366).
et superflu : autant vaudrait « essayer de cuire de la neige ».
Ortes distingue trois catégories de numéraires : le numéraire compté (danaro computato) ; le numéraire effectif (danaro effettivo) ; le numéraire nombré (&anaro numerato). Le premier équivaut à tous les biens possédés, il représente le capital national, Le second est constitué par la monnaie circulante et sa quantité varie, notamment avec la rapidité de circulation du numéraire ?. Enfin, le dernier constituerait la commune mesure à l’or et à l'argent ÿ. Le numéraire « nombré » offrirait cette particularité d'augmenter sans cesse, d’abord parce que les biens s’échangent contre toujours plus de numéraire effectif, ensuite parce que ce numéraire effectif — ou les métaux précieux qui le représentent — étant limité, l'accroissement de la numération de l'argent est inévitable. À compter toujours plus d'argent pour payer les mêmes biens, on arrive bientôt à l’équivalence exacte, et, comme il n’est plus possible de les échanger contre davantage de métal précieux qui fait défaut, on les échange contre un plus grand nombre d’unités monétaires, nombrées sur ce même métal «.
L’accroissement du numéraire nombré met précisément dans l'obligation de recourir à des opérations artificielles sur la monnaie. Elles ne sont donc pas toujours arbitraires, mais souvent nécessaires, vu l'impossibilité dans laquelle on se trouve d'accroître sur la même masse d’or ou d'argent le nombre d’unités monétaires sans dimi-
1. — Econ. Naëion., liv. VI, chap. XIX (CusrTont, ouv. cit., ibid., p. 388, 389).
2. — Econ. Nazion., liv. VI, chap. XX (CUSTODI, OU. cit., ibid., p. 394). Ortes estime que l’or et l’argent peuvent être échangés jusqu’à six fois dans l’année. Il évalue le métal précieux non monnayé, part importante du numéraire effectif, au double environ du métal monnayé (ibid., p. 399).
83. — Econ. Nazion. liv. VI, chap. XXI (CUSTODI, ouv. cit. ibid., p. 400).