IV : Rendite ecclesiastiche non possono eccedere. — V : Ren
dite ecclesiastiche accrescono le comuni. — VI : Ecclesiastici decaduti per la loro povertà. — VII : Economia ecclesiastica dee conformarsi alla comune presente. — Voir, du reste, ce que
dit Ortes à cet égard : Dei Fidecommessi, prefaz. (CUSTODI, Ou. cit, p. m., t. XXVII p. 18). Et sa Lettre sur les Fidéicommis (Cusront, ibid., p. 374).
évangélique’. Et pour légitimer la possession des terres par l'Eglise ou la Noblesse, il oubliera soudain tout ce qu’il avait écrit en faveur du peuple et jusqu’au souvenir des luttes que la République n’avait pas craint d'engager jadis à ce sujet contre la Papauté toute puissante ?. La noblesse même deviendra pour lui quelque chose de sacré qu’il conviendra de conserver intangiblel*. Volte face inattendue, de courte durée, il est vrai‘, la noblesse va constituer désormais dans ses discussions, avec l'Eglise, l'élément fondamental et distinctif de la nation’, le reste ne représentant guère qu’« un mélange et un agrégat d'étrangers et de nationaux » dont il admet à peine l’uti-
1. — « La restrizione… prescritta da molti governi cattolici ai testatori a questi ultimi tempi è quella per cui si vieta loro istituire nuovi fidecommessi a chiese e communità pie. » Det Fidecommessi liv. II, chap. XI (Cusrtont, ouv. cit., ibid., p. 257). C’est ainsi que Tanucci, ministre de Charles de Naples, empêcha l'acquisition de biens par le moyen de la main-morte.
2. — La Sérénissime eut, en effet, à lutter contre la Papauté au sujet des immunités. D'où, notamment l’excommunication de 1606, fulminée contre le Doge et le Sénat par le Pape Paul V. La situation était intolérable : Venise, au xvil* siècle, renfermait deux cents églises ; les moines, chapitres, prélats, etc., possédaient la moitié de la ville ; dans les provinces de Terreferme, une grande partie des domaines leur appartenaient : le clergé séculier ou régulier, alors qu’il ne formait que le centième de la population totale, jouissait d’un revenu de plus de deux millions de ducats, sans compter le casuel, les dîmes et le produit des capitaux engagés dans un grand nombre d’entreprises (LÉON GALIBERT, Histoire de la République de Venise, chap. XIV, p. 350).
3. — Dei Fidecommessi, liv. I, chap. VI (CUSTODI, ouv. cit., p. m.,, t. XXVII, p. 52, 53).
4, — Six ans plus tard, en 1790, dans ses Rijlessioni sulla Popolazione, il dira que le peuple est tout dans la nation « …tolto il popolo non v’ha più nè ricchi, nè governo, nè nazione. » Riflessioni…., chap. XVI (Op. varie autogr., Marciana, It. class. II, cod. CXXXVIII, f° 133 recto ; CUSTODI, Ouv. cit., p. m., LEXCV 2 D.1102)7
5. — « si conosce quanto sia ragionevole, che se le ricchezze maggiori e stabili della nazione debbano possedersi da alcuni, e non da tutti, questi alcuni sian tali famiglie nobili che più la formano o che più la distinguon dallaltre. » Dei Fidecommessi, liv. I, chap. VI (Cusront, ouv. cit., p. m. t. XXVII, p. 54 in fine et 55 princip.).
lité’, En un mot, c’est un camaldule strict et non plus le défenseur pitoyable des humbles qui se révèle dans cette œuvre nouvelle. Pour comprendre, il est vrai, ces contradictions, il faut se souvenir que déjà — quatre ans plus tôt — dans son traité De la Religion et du Gouvernement des Peuples, il attachait une importance considérable à l’union intime du Principat et de la Religion, qui, à son avis, pouvait seule assurer à la nation ce double élément de raison et de force, sans quoi elle ne saurait réellement exister ?.
Le pivot de son argumentation sera de justifier d’abord les détentions territoriales de la noblesse, plus par politique, sans doute, que par sympathie véritable : les propriétés seigneuriales légitimées, il lui devenait plus facile de servir la cause de l'Eglise dont il voulait assurer le temporel. Défendant le droit des nobles aux fidéicommis, il ne pouvait que se ménager leur faveur, et, par là, gagner à son système l’adhésion et l’appui de l'élément de force du Gouvernement.