‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 46 sur 197 · in qualunque specie di scienza non vi ha cognizione · texte numérisé non relu

in qualunque specie di scienza non vi ha cognizione

che sia positiva o che positivamente e direttamente s’acquisti, ma tutte le congnizioni son negative e indirette, vale a dire consistono nell’intelletto ch’esca d’inganno dopo essere stato ingannato dall’immaginazione, ingannata anch'essa dai sensi. » Delle Scienze Utili…., chap. III. (Cusropt, ouv. cit., ibid., p. 137). Il dit également au chapitre VIII (Custont, ibid., p. 167) « …consistere tutte le cognizioni umane nell’uscire dal falso e non nell’ entrare nel vero, e d’esser tutt’ esse negative e non già positive. » Il revient encore sur cette idée au chap. XI (CUSToDI, ibid., p. 184, Princip.).

3. — Delle Scienze Utili…, chap. IV (Cusrtonr, ouv. cit., ibid. p. 139). Voir supra, p. 116 et n. 4.

4, — « …senza intelletto è impossibile immaginare come è impossibile intendere sensa immaginazione… » Delle Scienze Utili…., chap. V (Cusront, ouv. cit., ibid., p. 145).

elle-même des sens, il ne saurait y avoir de connaissances !. Voilà pourquoi, notamment, l’Imagination devra se maintenir dans certaines limites raisonnables pour ne pas heurter l’Intelligence par des fantasmagories exagérées ?. On comprend par suite que des productions artistiques si diverses procurent tour à tour plaisir ou ennui. Les satisfactions d'ordre purement intellectuel ne présentent pas le même inconvénient en raison de leur caractère sérieux, objectif et stable*.

Quant à Ia nature de l’Utile et de l’Agréable des Sciences et des Beaux-Arts, elle varie profondément. Ils Sont vrais, en effet, dans les Sciences parce que d’une seule sorte et non susceptibles de plus ni de moins {. Aussi demeurentils, malgré le temps, car la vérité et la raison sont une. Dans les Beaux-Arts, au contraire, dont l’Imagination est la base, cet Utile et cet Agréable sont faux, susceptibles de modalités et de formes diverses’, variables dans le

1. — « Col prescinder dai sensi l’immaginazione non apprenderebbe cosa alcuna, e non apprendendo l’immaginazione cosa alcuna l’intelletto non avrebbe cosa di che giudicare, e quella e questo rimarrebbero in perfetta inazione inutili e oziosi nell uomo non diverso allora da un sasso.: » Delle Sciense Utili…., chap. XI (CusrTopt, ouv. cit., ibid., p. 185). Et plus loin : « Coll escludere da qualunque affare o azione il falso dell’immaginazione si escluderebbe il vero dell’intelletto e visversa… » (Ibid. p. 186).

2. — « Se poi si domandi quando l’intelletto non resti o resti offeso dai diletti dell'immaginazione nelle bellarti, sarà facile rispondere essere il primo quando questa nell’amplificare e adornare gli oggetti si contenga fra i limiti di natura possibilt, ed essere il secondo quando trascenda essa quei limiti.. » Delle Scieneèe Utili…, chap. IV (Cusrtont, ouv. cit., ibid, p. 140. — Cf. encore p. 143).

3. — « il qual intelletto serba sempre il suo serio e non ammette giuochi o scherzi nelle sue cognizioni. » (CUSTODI, Ou. cit., ibid., p. 142, Princip.).

4. — Delle Scienie Utili…., chap. VI (Cusront, ouv. cit. ibid., p. 152). C’est ce qu’il dit encore dans un autre chapitre : « L’utile e il dilettevole proprio delle scienze è il solo che possa dirsi esser vero, e ciô per la ragione d’esser esso il solo che sia d’un sol modo e invariable. » Delle Scienze Utili…, chap. VIII (CusTont, ouv. Cit., ibid., p. 163).

5. — Delle Scienee Utili…., chap. VII (Cusropt, ouv. cit., ibid., p. 158). « Qualoro l’immaginazione nell’uomo superi l’intelletto,

temps avec le goût et les mœurs’. Il est donc sage de s’en tenir à l’Utile et à l’Agréable de l’Intelligence plutôt qu’à l’Utile et à l’Agréable de l’Imagination ?.

De ce caractère de vérité et de stabilité de l’Utile et de l’Acréable des Sciences découle celui de leur détermination. Ce qui revient à dire que les connaissances de l'Intelligence seront moins nombreuses que celles, fausses et trompeuses, dérivant de l’Imagination ‘4 Celle-ci, en effet, est une mine inépuisable de connaissances erronées : l’Utile et l’Agréable dont elle est l'origine seront, en conséquence, variables et imprécis, et par suite indéterminés. C’est précisément cette diversité qui permettra de reconnaître quand les hommes commettent l’erreur de raisonner avec leur seule imagination : ils ne peuvent parvenir à se mettre d'accord‘. Et c’est une lourde faute aux yeux d’Ortes de laisser l’Imagination jouer un rôle exagéré dans les Sciences, tendance cependant générale ! : il en résülterait « toutes les imperfections des Sciences et

le cognizioni da lui apprese non posson essere che false, per esser quali à lui son rappresentate dall’ immaginazione ingannata dai sensi.. » Delle Scienee Utili…., Pensieri (Op. var. autogr. Marciana, It. class. IT, cod. CXXXVIII, fo 270, verso ; CUSTODI, ouv. cit., t. XLIX, suppl. p. 307).

1. — « Quel poi che, in ogni bell’arte, appaga ad un tempo non soddisfa molto ad un altro.. » Delle Scienze Utili., chap. VII (CUSTODI, oUv. Ci, p. m;, t. XXIV, p. 159).

2. — Delle Scieneie Utili…, chap. VI (Cusropnt, ouv. cit., ibid., p. 156). Il insiste, du reste, à plusieurs reprises sur cette idée : « …l’'utile e dilettevole delle scienze è ognora da preferirsi a quello delle bell'arti », chap. V (Cusropr, ouv. cit., ibid., p. 147). Voir encore p. 148.

3. — « 8 certo che tutto ciô ch’è invariabile e d’un modo solo è ancora determinato..… » Delle Scienze Utili…., chap. VIII (Cus- TODI, OUv. Cil., ibid., p. 163).

4. — « …apparisce quanto sià vero che le cognizioni fisiche dell'intelletto coll’esser più vere e reali, siano men numerose delle false e fantastiche dell’immaginazione. » (CUSTODI, ouv. cil.,

5, — Delle Scienese Utili…., chap. IX (Cusropt, ouv. cit., ibid.,

k 6. — « per la verità concepita coll’immaginazione in più modi e che appaga quai più, quai meno e quai nulla del tutto, debbon essi trovarsi ognora in contrasti dai quali non mai résulti una verità reale, qual’è quella da cui tutti sian paghi. » (Cusropt, ouv. cit., ibid., p. 171). ;

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