‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 55 sur 197 · Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XII, $ IV, p. LXIV · texte numérisé non relu

Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XII, $ IV, p. LXIV

2. — Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XIII, 8 I, p. LXVIT; chap. XVI, $ IV, p. LXXXVI.

3. — Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XIII, $ II, p. LXVIIT. 4. — Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XIV, $ I, p. LXXIV.

5. — « …parlando più propriamente, si direbbero le lingue istituite non à esprimere le cognizioni, ma suscitarle più o meno nelle menti a norma dei ciascuni intendimenti.… » Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XIV, $ II p. LXXV.

6. — Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XIV, $ III, p. LXXVI.

être moins exacts ou moins précis, n’en satisfont pas moins l'intelligence !. C’est la source, la cause de l’éloquence. C’est l’origine de toutes les perfections, de tous les enchantements de l’art oratoire et de la poésie. De là ces expressions figurées, ces allégories, ces allusions, ces paraboles, ces similitudes, ces analogies, ces exagérations, ces métaphores, qui font la grâce, la force, la finesse du discours et du poème, à la condition toutefois qu’elles se maintiennent dans une mesure raisonnable, à peine d’aller à l'encontre de leur but, la satisfaction de l'esprit humain’. Grâce à l’éloquence, la parole exprimera plus aisément les connaissances superficielles *. Et Ortes d’en conclure que lorsque l’éloquence prévaut à une époque ou dans un pays, c’est que les connaissances réelles n’y sont pas le plus en honneur “. Cesarotti partage cette opinion *.

Après une dernière remarque précisant que les Langues, quand elles tendent à instruire, ne distraient point par elles-mêmes, mais par des vérités qu’elles permettent d’acquérir, tandis qu’elles distraient, au contraire, par ellesmêmes quand elles présentent à l’esprit, avec des couleurs riantes, les vérités apprises ‘, Ortes en arrive enfin à l’ap-

1. — Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XV. $ I, p, LXXVIII. 2. — Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XV, $ IL p. LXXIX. 3. — Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XV, $ III, p. LXXXI.

4 — « Si sa che chi inclina al diletto più comune, sfugge l’istruzion men comune e viceversa similmente.. » Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XVI, $ I, p. LXXXIII. Aussi l’orateur lui apparaît-il comme un simple « flatteur toujours et attrayant » (chap. XVI, $ III, p. LXXXV), dont le talent peut n'être pas sans danger (chap. XVII, $ IV, p. XCIII). Il tempère, il est vrai, cette critique en reconnaissant que l’orateur « doit être plus instruit que son auditoire » (chap. XVII, $ I, p. LXXXIX) et que souvent il s'occupe de la conduite des affaires sérieuses (chap. XVII, $ IV, p. XCII). Malgré tout, son mérite n’est à ses yeux que relatif et loin d’équivaloir celui d’un homme de science (chap. XVIII, $ III, p. XCVI). Voir encore sur l’Eloquence dont il admet l'utilité : chap. XVIII, $ I, IL, p. XCIV, XCV.

5. — « Anzi, quando volesse accordarsi ciô che per alcuni si crede, che l’eloquenza si corrompa a misura che le scienze si perfezionano, ne seguirebbe che i secoli della corruzione sono quelli della maggior floridezza della lingua. » Saggio sulla Filos. del Lingue, part. I (Opere, t. I, p. 33).

6. — Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XVIII, $ IV, p. XCVII.

plication des conséquences de ces considération philosophiques, longuement exposées, à la traduction proprement dite. C'était l’objet même de sa préface de l’Essai sur Homme qui n’en constitue, en somme, que la conclusion.

Pour lui, la traduction n’offrira guère de difficultés quand il s'agira de connaissances réelles. Les termes, au moins dans la relativité par lui indiquée, sont dans ce cas propres et précis et chaque Langue en comportera d’équivalents !. Mais il en sera autrement quand il s'agira de distraire avec les connaissances apparentes. Le charme des Langues provient en effet d’allusions, d'images, d’expressions figurées qui leur sont exclusives et, partant, souvent malaisées, sinon impossibles à traduire fidèlement dans une Langue étrangère *. Cesarotti a également noté cette observation *.

Outre cette difficulté première, chaque peuple a son génie particulier, ses tendances nationales, ses aspirations spirituelles, qui se reflètent dans sa Langue par des expressions, des sons, tantôt âpres ou doux, tantôt sonores ou atténués, tantôt aigus ou sourds. Et Cesarotti reprendra la même thèse lorsqu'il fera du véritable traducteur à 1a fois le tortionnaire et le séducteur de sa propre Langue pour la rendre plus souple, plus riche, plus précise #.

1. — « …basterà. che il traduttore ben inteso del sentimento dell’Autore, e istrutto per pratica de’ termini precisi d’ambe le lingue, sostituisce gli uni agli altri di quelle. » Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XIX, $ I, p. C.

2. — « …trattandosi di traduzioni.… non potran mai riuscire quanto al diletto della favella stessa, o qualora il traduttore assuma di dilettare coll’espressioni del suo autore, trasportate nella propria lingua. » Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XIX, $ V, p. CIV. Voir encore, ibid., p. CV.

3. — « Quindi pure venghiamo ad intendere come accade che fra gli scrittori nostrali, quelli specialmente che si distinguono per sceltezza ed ornamenti di lingua, molti ci calpiscano al vivo, è ci sembrino pieni di grazie, che riescono freddi ed insipiti agli stranieri che pure intendono la nostra lingua…. » Saggio sulla Filos. delle Lingue, part II, (Opere, t. I, p. 70).

4. — « Un traduttore di genio… è costretto in certo modo à dar la tortura alla sua lingua…, à sedurla accortamente per vincer le sue ritrosie irragionevoli, e revvicinarla alle straniere, a inventar vari modi di conciliazione e d’accorto, a renderla in fine più ricca di flessioni e d’atteggiamenti senza sfigurarla o

Avec juste! raison Ortes voit dans la richesse d’une Langue son aptitude à charmer l'esprit. Les images s’exprimeront mieux là où les mots seront plus nombreux. C’est la richesse de la Langue qui constituera cette « inexplicable force, harmonie et grâce du style » ? que l’on admire chez certains peuples. Comment exprimer tout cela dans une Langue étrangère ? Comment, lorsqu'il s’agit, par exemple, de poésie, traduire le nombre, l’accent, la rime et toutes autres caractéristiques du vers ? C’est ce qu’Ortes examine en terminant.

Le traducteur n'aurait, à l’en croire, qu’une ressource : se bien pénétrer du sentiment de l’auteur à traduire, d’assimiler parfaitement, et exprimer l’œuvre entreprise dans la Langue nouvelle, avec les expressions les plus propres à créer le plaisir : « Il doit se figurer être l’auteur pour ne pas le défigurer » *. C’est évidemment une méthode. Mais combien de traducteurs seront-ils capables de l’appliquer convenablement ? Et par cette interprétation véritable, ne commettront-ils pas des erreurs de compréhension bien plus graves que celles dont ils courent le risque, à s’en tenir simplement à une traduction loyale ? Pour séduisante qu’elle soit en théorie, la méthode d’Ortes est d’une application pratique tellement malaisée qu’elle équivaut en réalité à une impossibilité réelle.

Ainsi, dans ces Réflexions sur les Objets appréhensibles — difficiles à analyser, comme le naotait Custodi 4 — à côté de remarques justes, s'affirme, une fois de plus, en distinctions subtiles et développements plus spécieux que fondés, l'esprit observateur et raisonneur d’Ortes.

sconciarla. » Saggio sulla Filos. delle Lingue, part. III (Opere, Ce D7166).

1. — « La copia e moltiplicità di termini in una lingua.… è un indizio… di quanto una lingua possa dilettar ;… la lingua più ricca di voci, sarà più capace d’immagini divise o traslate per esprimere la stessa quantità d’oggetti, e per dilettare con essi ;… » Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XIX, $ III, p. CII.

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