‹ Giammaria Ortes Un Vénitien du SettecentoChapitre 56 sur 197 · Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XIX, $ VI, p. CV · texte numérisé non relu

Rifless. sugli Ogg. apprens., chap. XIX, $ VI, p. CV

4, — CusTopIr, ouv. cit., p. m., t. XXI, p. XII.

$ V.— RÉFLEXIONS D'UN PHILOSOPHE AMÉRICAIN FUTUR SUR LES MŒURS DES EUROPÉENS AU XVIII‘ SIÈCLE

Par «Philosophe américain », Ortes entend un philosophe « Peau-Rouge ». Il a du reste, dans un de ses manuscrits !, émis sur les Peaux-Rouges un certain nombre de considérations qu’il nous à paru intéressant de rapporter ici,

Il nous dépeint d’abord leur stature « plutôt grande et bien conformée » ; nous parle de leurs occupations : la chasse et la guerre pour les hommes hors lesquelles ils vivent dans la plus parfaite indolence; l’agriculture pour les femmes. Il signale leur état de dispersion ; leurs pratiques de la plus large hospitalité. qui va jusqu’à l'offre de leurs jeunes épouses ?. Il nous révèle par contre, qu’ils sont des ennemis implacables et cruels ; qu’ils ne possèdent qu’une notion sommaire de Dieu; qu'ils sont superstitieux et consultent des magiciens et des devins, en même temps médecins aux remèdes étranges *. Il nous les décrit passionnés à un tel point de liberté que dès l'enfance ils ne sont soumis à aucune contrainte et qu’adultes ils demeurent indépendants aussi bien de leurs parents que du pouvoir “. Ils se gouvernent les uns par un Roi, les autres par un Conseil. Ils n’ont ni armée, ni officiers, ni prisons, ni ministres : le zèle pour le bien public est la loi souveraine. La peine de mort qu’ils appliquent à l’occasion pour crime contre la Collectivité est une peine publique. Les différends entre particuliers se tranchent d’une facon d'autant plus rapide que des raisons artificielles légales

1. — Carattere degli Americani (Studi var autografi, Ma-ciana, It. class. XI, cod. CXXXV, f” 25 à 29 recto et verso, 30 recto).

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